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24/10/2008

La Grande Gaufre (08)

Tableau 8 : Rien ne vaut l'image

« L'amélioration des techniques de fraude est beaucoup moins coûteuse, en temps et en argent, que celle des moyens de prévention. », Bruno Lossato

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Qu'est-ce qui fait la différence dans le choix d'un client vis-à-vis d'une marque ou d'une autre? La qualité du service, l'avance du matériel? Les révolutions sont devenues plus rares en ce début de siècle de l'informatique. Les évolutions successives par de plus petits bons ont pris la relève, même si elles ne sont pas négligeables pour autant. Plus de vitesse et de look pour moins de coûts, en résumé.

Pour rester sous les feux de la rampe et garder les consommateurs utilisateurs en haleine, il fallait appâter par d'autres artifices avec moins de réels progrès technologiques qui ne bénéficient que très peu à l'utilisateur lambda. La vitesse n'est pas son soucis majeur.

Le look et l'image allaient remettre sur les rails de la création. Le fameux "branding" que l'on revoit souvent en même temps que les restructurations. Dynamisme à plus ou moins bon marché mais qui ne fait que camoufler un malaise de trop peu. Les dernières trouvailles, de ce côté, ne vont plus bouleverser le monde mais semblaient pouvoir suffire, emphasées par la pub chargée de dénigrer l'adversaire et d'élever ses promoteurs.

Tout se dit, tout se sait, au grand jour, dans la presse spécialisée ou sur la toile, dans un luxe de détails et de détails parfois inattendus, même gênants quant on se se situe pas dans les meilleurs résultats de benchmarks.

Les cerveaux, eux, trouvaient leur planche de salut là où ils ressentent la meilleure rentabilité, mais à condition que des portes restent ouvertes. Ce n'est même plus le pays où ils sont nés qui les retiendra. Certains se sont expatriés vers des pays de plus de création comme la Californie, dans la Silicon Valley. La mobilité est devenue un « must ». Alors, quoi? Prestige de l'étiquette? Coups de poker pour sortir de la bulle de 2001? Il fallait surtout veiller à conserver ses avoirs et soigner l'image de marque de la société à l'intérieur et à l'extérieur. Quand celle-ci représentait la personne unique, les choses devenaient d'office moins éthiques.

IBM, avec les moyens financiers dont la société disposait, avait été championne de la pub et avait une avance notoire, appuyée par d'énormes budgets et par une mise en condition du personnel pour en accroître l'efficacité.

Wall Street a toujours été à l'écoute et est très friand des petites différences de stratégies entre les acteurs d'un secteur de création comme l'est l'informatique. Le NASDAC était suivi de très près par la presse spécialisée.

Les erreurs de gestion et magouilles d'Enron ont enrayé le processus de rentrées avec le "double digit" comme rendement. Les chiffres étaient falsifiés. avaient généré une véritable douche écossaise. Les entreprises américaines se devaient de consolider leur comptabilité par trimestre avec encore plus d'acuité. Documenter ce qui pouvait l'être. Les rapports ne se comptaient plus, ils se dénombrait dans des canevas. Surveillance plus étroite dans le temps, mais stratégie peu futuriste dans le long terme.

Garder le bébé hors de l'eau, même en basse conjecture et garder des bénéfices à court terme pour conserver la dragée haute à Walt Street comme seule planche de salut. Tout un programme. Tous les ans, un pacte de l'éthique, charte de bonne conduite, voyait le jour dès 2001. Destiné d'abord aux patrons d'entreprise, ils étaient retournés à leur tour vers les employés. Véritable match entre éthique et tics, si pas de tocs. Vidéos et textes venaient expliquer les gestes à ne pas faire dans le respect de l'éthique et inciter même à la délation du contrevenant éventuel qui n'entrerait pas dans le cadre de l'évangile.

Justifié par les événements du 11 septembre 2001, accentués par cette affaire d'Enron, un accroissement de sécurité s'est concrétisé avec encore plus de complexité. Des équipes de travail se sont mises à jouer à la chasse aux sorcières, nouvelle vague, en suivant la loi Sarbanes-Oxley. Des auditeurs internes ou externes allaient en remettre chacun une couche toute fraîche dans le contrôle et la sécurité déclarée subitement vacillante. La méthodologie était à revoir de fond en comble. Ce n'était pas une option, c'était une obligation de vie ou de mort. Les pénalités judiciaires pour les GM étaient au programme pour les contrevenants. Tout devait, donc, à nouveau se retrouver sur les rails de la prospérité mais au travers de plus de rigueur. Et pourtant... Cette éthique de marché a déforcé le commerce international et permis des distorsions de prix de revient, favorables aux pays qui n'ont pas à observer ces règles et contraintes. Comme partout, les excès se sont mis à pleuvoir. Manque à gagner dans d'autres domaines de l'activité qui apporte le cash. La rentabilité finale des projets productifs de revenus était oubliée dans les brumes des projets de réparation.

Dans son livre "Triomphe de la cupidité", Joseph Stiglitz écrivait à ce sujet : "Les protections fondamentales des investisseurs ordinaires vont être minés par un affaiblissement crucial du Sarbanes-Oxley Act, voté au lendemain de l'affaire Enron et d'autres scandales dans les point-com apparaîtront par un Congrès et un Rrésident républicain."

Une révision des processus de contrôle avait-elle besoin d'une telle cure entre jouvence et ralentissement?

La documentation des programmes a pris, tout à coup, des dimensions inouïes. Documentations qui normalement prenaient très vite de l'âge en ne suivant pas totalement les développements ultérieurs dans une maintenance rigoureuse et journalière.

Calculer la rentabilité, entachée par des processus d'overhead, ne s'impose plus de la même manière quand les postes les plus importants ont été mis en balance. Toutes les modifications de programmes entrèrent désormais dans le même canevas. Implémenter en production, une correction d'une virgule ou d'un développement complexe, demande au bas mot trois semaines de palabres et de préparatifs avant son implémentation dans le monde du réel. Normalité de l'absurde? Le passage d'informations s'accompagne de délais inimaginables imposé pour raison de sécurité. Des passages de machine en machine, de test en test, en suivant un "workflow" rigide, avec un "ok" de contrôle, avec dédicace personnalisée, entre chaque étapes ont apporté des retards mal compris au niveau des utilisateurs finaux. Une foule d'intermédiaires qui comprennent ou non l'importance de la modification n'est aussi pas étrangère à une cascade de malentendus et de retour à la case de début du processus. Les nouveaux acteurs en provenance de l'offshore, on vite compris leur intérêt qui n'était pas nécessairement en synchro avec la société qu'ils étaient sensés servir.

On n'est plus payé à la ligne mais cela y ressemble furieusement. Quand une petite erreur est découverte, qui pense encore à rechercher la raison en amont, pris par le temps? L'aval est si facile à corriger au coup par coup dans une répétition de programmes ("quick and dirty fixes") tout fait et près à l'emploi mais qui ne disent pas leur nom en tant que tel. L'éthique dans l'obligation n'a plus de prix, seuls les objectifs en ont. Il ne faut pas contester le processus de contrôle, de régulation, dirait-on aujourd'hui, sinon, son manque de généralisation et de mondialisation. On est tombé dans la nausée du code.

L'idée du low-cost a fait son chemin pour réduire les coûts. Après avoir centralisé les machines en un point central, les applications unifiées dans les processus, l'Inde, avec ses jeunes ingénieurs en informatique, a servi de secours à des budgets de plus en plus érodés. Sans l'avouer, le gouvernail de la gestion interne est passé quasiment totalement sous contrôle de sociétés offshore. Comptablement, cela pouvait se justifier. Moins cher au niveau de prix coûtant, immédiat. Absolument. On voulait que cela le soit et cela le fut. Par après, il a bien fallu déchanter et s'apercevoir qu'il y avait des différences de cultures, des dépendances vis-à-vis des créneaux horaires et que la virtualité des contacts ne pouvait pas, aussi facilement, s'harmoniser. L'usage de l'anglais, comme transition dans le langage, n'était que le premier inconvénient. Comprendre le but d'un problème et le résoudre demandait désormais des allées et retours innombrables. Les cahiers des charges n'assuraient même plus la pérennité du message tant la complexité des processus était importante. Savoir qu'exprimer un "non" ne se fait pas de la même manière n'apportait pas l'évidence dans la communication ni la sécurité des résultats finaux. La compétence n'y était pour rien. Les livres d'informatique étaient traduits dans toutes les langues et pourtant les dérapages dans l'incompréhension se multipliaient. Des guides, peu nombreux et aux compétences multiples d'une part n'étaient pas légions pour organiser et orchestrer le tout. L'organisation indienne toujours embourbée derrière un système de castes. Des cours de pratiques bien structurés de la culture de l'autre auraient peut-être été utiles. Arriver à l'échéance des projets dans les temps devenait de ce fait trop dépendant du bon vouloir des acteurs mis en contact et de leurs agendas.

Le fossé s'est ainsi creusé aussi entre la base et le sommet malgré les hauts degrés de compétences affichés dans les pages de garde de ces entreprises d'offshore. Une deuxième série de plaintes vives ont tenté d'être remontées à la hauteur des problèmes et puis se sont apaisées, les utilisateurs découragés devant la tâche et le manque d'appui des directions impliquées. Avec les caisses, dites vides, la motivation du personnel ne devait plus se rechercher par les gratifications, mais par d'autres issues comme le plaisir au travail et l'ambiance au bureau. Les salaires étaient évidemment question de point de vue et d'altitude, bien entendu. "Les sucettes à l'anis", une question de goût.

Dans le meilleur des cas, les promotions arrivaient au bon moment à celui qui savait attendre. Mais d'autres artifices existent aussi, seulement, moins durables. Les ratings au top "1" de la performance ne traduisent plus rien. Ce seront, donc, des primes, au mieux, de beaux diplômes et des "awards" de prestige. Imparable, le prestige, les symboles, sous forme d'Oscar, idoles du pauvre !

Nous l'avons vu, les sociétés ne mourraient pas, elles changeaient d'étiquette, de nom et de propriétaire dans une véritable séance de chaises musicales à grande échelle. Qui pensait encore à faire l'organigramme d'une société internationale sur une longue période? Chaque année, repositionnement. Et pourtant, l'évolution dans la hiérarchie est loin d'être ralentie. Les fusions d'intérêts pour éviter les redondances n'ont pas cessé. Les vices-présidents, pas la peine de se rappeler de leur visage, ils défilaient.

Une seule société gigantesque qui prendrait le pouvoir suprême du commerce des TIC aux côtés de l'OMC, complice pour éliminer les redondances, était même imaginable dans des fusions. Il y a eu, heureusement, quelques garde-fous pour éviter les monopoles. La société IBM, dans les temps anciens, comme Microsoft, plus récemment, se sont vues attaquées en justice par la cour des États-Unis, en premier, par la Communauté Européenne, en second, toujours pour violation de monopole. Affaire souvent ajournée, condamnations souvent réduites par une armée d'avocats de haut vol. Publicité par ricochet qui montrait sa puissance sur le marché par la hauteur des amendes à débourser, aussi.

Restructurations, les grandes lessives suivirent par la réduction des redondances de postes dans l'entreprise du "manger pour ne pas être mangé". La réduction des coûts était à ce prix quand revenus ne rimaient plus avec bénéfices. Les dirigeants, aussi, suivant la base y ont perdu des plumes et leur âme. Plénipotentiaires, ils ont aussi appuyé sur certains boutons de la console au clavier unique sans même s'en rendre compte, trop obnubilé par la seule résultat financier.

Les auditeurs internes et externes ont toujours existé et faisaient trembler plus d'un manager sur ses bases. Les bons bulletins donnaient de beaux cadeaux en récompense. Alors, il fallait sortir la crème à reluire sans ostentation mais avec le beau sourire de circonstance et des chiffres bien cadenassés et réconciliables. Tout dans le geste, la parole et les chiffres.

Plus rien de familial dans ce monde là. Les poissons rouges et bleus n'ont plus la place ni l'eau avec l'oxygène. Les promesses apaisantes, les "bonnes paroles", vont souvent se perdre dans les dédales des neurones pour rester à flot.

Quand les affaires ralentissaient, les purges commençaient. Pas de sécurité d'emploi même pour le job de "purgeur" d'ailleurs. Mais, pour ce dernier, tout était programmé d'avance. Les actionnaires ont signé le blanc seing et le job de remplacement, une fois la tâche accomplie. Est-ce encore l'histoire de l'informatique que je vous serine, d'ailleurs? Non, nous touchons à l'histoire générale et la morosité ambiante n'en est que le reflet après la crise qui se creusait dans des secteurs dit "de père de famille". Diminuer les coûts pour faire encore plus de bénéfice.

La mondialisation surprenait par son intégrisme à vouloir avaler sa propre queue chez les employés. Le doping n'avait pas une seule voie dans ce sport. Comme dans cette activité, il n'y a rien que les plus forts, les mieux chargés en adrénaline qui passeront à l'étape suivante.

Mais comment fonctionne tout cela? Comment maintenaient-ils encore la tête hors de l'eau, ces nageurs fous ou ces poissons torpilles ?

Simple, il y a les slogans qui évoluent au gré des fantaisies de la publicité. Ceux-ci prennent même une apparence fluo. Tout est dans la bonne image que l'on donne en surface. On vient voir le capot de la voiture, pas le moteur qui est en dessous. Mais on remarque néanmoins que l'image, la marque, la réputation partage une même contrainte, le prix pour la créer et une même constatation, la facilité pour être détruite. Une simple erreur de relation entre la cause et l'effet ou mal comprise peut casser tout le travail. Tout est dans la confiance et la stratégie. La fonction d'Unisys résidait précisément dans cette recherche pour elle-même et vendait ce concept par la technologie. La fierté, le "proud to be" était le moteur de base que l'on recentrait dans des programmes et des campagnes de publicité et bien moins comprises en interne. Plus croustillantes ou innocentes les unes que les autres, ces slogans fédérateurs. Slogans leitmotive ou symboles en perte de vitesse?

"The power of two" était là pour consolider la fusion et pour l'extrapoler.

"Total quality", cercle de qualité à la japonaise. Les gourous en management se livrent à des exercices périlleux quand ils sont acculés à inventer. Souvent traduits en sigles, ces slogans dont on ne oubliait même plus le sens à la base. On parlait, par exemple, de HPC, de "High Compentency Center" pour combler une incompréhension sur les moyens.

"We eat that stuff", là c'était une belle nouvelle mais à déguster avec délectation ou avec précautions.

"We have a head for eBusiness", c'est à espérer qu'on en ait une autre pour autre chose, tout de même.

"Imagine it done", si on commence à dire que c'est fait avant de commencer, on est sauvé.

"Expertise, Secure Business Operation, Agility", toutes les mamelles de la prospérité et de l'utopie.

La pensée systémique est en marche avec le productivisme. La crise, mal contenue dans la trop grande confiance en soi, avait pourtant plané. Tout est une question de doigté et de respect envers tous les acteurs. Dans la précipitation, certaines parties de l'ensemble se sont désintéressées de la grandeur espérée. Le trépied « clients – employés – réputation » se perdait progressivement. Sa représentation à épingler sur la poitrine se rangeait discrètement dans les tiroirs.

La société informatique a persisté et signé contre vent et marée. Comme on aurait pu le croire, elle a résisté à coup de milliards pour faire comprendre le bien fondé des décisions et n'est pas totalement tombée dans la "Grande Trappe". Etait-ce avec des armes dont elle avait le secret? Pas du tout ! De la persuasion pure. Que d'erreurs de parcours à déplorer quand la persuasion n'est pas suivie d'effets !

Le bon vieux film "Le bon, la brute et le truand" me revient toujours à l'esprit dans ces cas-là. Il a fait beaucoup d'émules. Les GM se sont succédés aux USA et se sont ressemblés dans les tâches précises à accomplir vaille que vaille. Encore une fois, peu importait les noms et les personnalités qu'on leur collait. Ils ont été là pour répondre aux besoins des actionnaires majoritaires. Ils ne se sont pas oubliés dans le jeu de chaises sautillantes. Même si les choses n'ont pas atteint les goals escomptés, les augmentations n'ont pas manqué. Au sommet de la pyramide, ce furent pourtant $4,8 million pour 2007 de rémunération, d'émoluments, 51% de plus qu'en 2006, sous forme de salaire $959.297 et $3,7 million en stock options transformables en actions si les buts étaient atteints. Pourtant en 2007, le rapport comptable établissait une perte de $79,1 millions. Il y a ce que j'appellerais, les "transitionneurs" avec un drapeau de starter destiné à  la construction d'une fusion. Des "brutes" qui avaient à mélanger ou malaxer les deux situations entre origines et cultures. Un "bon", un chevaliers blancs, qui venait d'ailleurs, qui redressera la barre dans l'acquiescement général dans un espace temps précis et conjoncturel pour donner confiance au marché et faire remonter l'action jusqu'à près de 50$, mais qui, reviendra au point de départ, acculé par l'obligation de remettre le couvert dans les resserrements de visses avant de s'en aller. Ensuite, car il faut une continuation, un poulain désigné reprenait le flambeau moins inquiété par le qu'en dira-t-on. Le Truand, le redresseur de torts ? Question personnelle. Il laissait la place en septembre. Jusqu'à ce qu' un nouveau arrive. Un Zorro de l'informatique? Un financier.

Zorro est chargé de tracer un "Z" sur tout ce qui tombe en dehors des revenus. Les coûts administratifs ne sont les plus dans ses plans. Il faut éliminer. Le nettoyage de printemps 2010 à faire par l'intermédiaire d'une procédure TUPE (ou Convention 32Bis) est entreprise dans toutes les subsidiaires. Le gestion de l''IT sera transférée en Inde au niveau mondial.

Exclusion, charisme et nettoyage étaient devenues le trio de la gloire d'une gestion moderne.

Ces comparaisons entre le travail humain et celui réalisé automatiquement, entre le dépôt de l'information de manière scripturale et la capacité de contenance réalisée par la mémoire des disques durs, apportaient une idée plus précise de l'évolution de l'informatique dans la complexité. Il s'agissait d'une réelle évolution insidieuse qui secoue encore aujourd'hui les acteurs à tous niveaux: fournisseurs et utilisateurs.

2008 a été à la croisée des chemins. Deux candidats "généraux en chef" à la présidence des États-Unis en plus. La finance capitaliste, seule, a cette fois, du plomb dans l'aile. C'est devenu plus que clair: quelques choses n'allait plus.

Ce qui tourne autour de l'informatique, continue à faire tourner les têtes des informaticiens en mal de modernisme mais qui leur donne aussi le tournis quand il s'agit de mettre à niveau les logiciels utilisés chaque jour. Une entreprise depuis longtemps ne peut plus se permettre d'ignorer l'informatique. Un informaticien se doit d'être pointu dans la version x.005 d'un logiciel. Les investissements seraient bloqués si l'économie attendait trop de temps pour la remontée. La montagne russe des cours de Bourse arrêtée par l'explosion de la bulle informatique du début de ce siècle et la descente aux enfers de ces deux dernières années, n'ont été qu'un avertissement d'une crise généralisée.

Oh, temps suspend ton vol... Beaucoup trop de "cadavres" d'informaticiens dans les placards. Pour ceux-ci, même s'ils se sentaient protégés par une idée de puissance et de connaissance très futuristes, n'ont pas évité la catastrophe. Ils en sortent encore progressivement aujourd'hui à cause d'une pression extérieure ou intérieure qui reprend péniblement.

Et si on changeait l'image, une nouvelle fois? Si, on la transformait en relief?

La Grande Gaufre (09)

Tableau 9: Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, les vagues non plus.

« Si quelqu'un vide sa bourse dans son cerveau, personne ne pourra la lui dérober », Benjamin Franklin 

0.jpgLa bulle informatique pointait son nez dès 1995. Spéculative, elle éclata vraiment dès mars 2000 suivant l'augmentation des taux d'intérêts. Licenciements et départs volontaires, préretraites ont créé une perte de 500.000 emplois dans les TIC. Des stratèges souvent dans le champ des financiers, voyant la chute qui s'en suivi, se sont réunis et ont ébauché des stratégies pour "réveiller" le client.

Bizarre, vous avez lu une "stratégie par l'image" dans le tableau précédent, comme c'est étrange...

Passons au détail des opérations de cette stratégie, que l'on peut extraire des informations transmises aux employés, mais avec un peu de recul et de style "Grande Gaufre" pour conclusion.

En 2003, un vaste programme se met en chantier et présente des phrases à grande valeur ajoutée selon l'esprit de l'autre côté de l'Atlantique.

  • "To grow profitable revenue, we must help clients achieve their goals despite volatile economic and geopolitial conditions".

  • "Anticipate by innovative approaches and rapidly translate them into flexible solutions at the same time, decreasing the employee's fear of change and increase people's buy-in".

  • "Stronger and more efficient than the mere sum of its parts".

  • "Business first, before technology and technology before business sake" [1]

Il était dit qu'il fallait que la société garde l’objectif de ce qui fait vendre et qu'ainsi, les employés en perdrait la peur et en verrait le retour sur investissement. Vendre le plus possible, avec un oeil sur le mois de décembre, le mois des bonus. Le chemin de la solution devait se focaliser vers l’extérieur, vers le client. Dans un discours, un rapprochement avec la voiture Ford avait été présenté dans l'idée d'oublier l'intérieur de la voiture pour n'en faire ressortir que la beauté de la carrosserie. La structure interne se plierait, selon cette vision, à l'apparence. La qualité et le professionnalisme des employés pour soutien. La sécurité du produit, l'approche par l’innovation, la responsabilité de la force de vente pour obtenir le retour sur investissement. La solution était là. L'Eden devaient suivre d'office.

Beaucoup d’équipes, de « Task Forces », ont été créées dans ce but pour resserrer les boulons et regagner les bénéfices par la réduction des superflus. "Smart". On parlait même, pour assurer le bienfondé de la théorie, de revenus immédiats. On le constaterait même en fin de programme. « Trop beau pour être vrai, ce « goal ». Restructurer, il en restera toujours quelque chose.

Pour appuyer et justifier l'idéologie projetée, une "recherche scientifique" venait même à la rescousse à la théorie. Un examen des raisons des réactions différentes des gens dans une foule vis-à-vis de la situation d'un vieux monsieur, sale, étendu sur le sol. Celui-ci, en fonction de l'analyse, n'aurait pas les mêmes chances d'être secouru qu'un autre homme, échoué sur le sol, moins âgé, mieux habillé avec une mallette à ses côtés.  Conclusions pour le moins assez cyniques qui justifieraient tout. Assistance des autres, sur mesure, en fonction de l'image seule que l'on s'en fait. La réduction du risque comme parapluie à son action. Le lien entre la rue et les affaires est évident. Tout est apparence et réputation.

Car, en même temps, le monde changeait et se transformait dans une économie volatile, bien moins prête à investir. Les beaux projets ne pouvaient survivre que s'ils montaient une claire et immédiate valeur ajoutée avec la méthode Coué en porte bagages. En se surpassant et en se dépassant par l’imagination de ses troupes, les clients devaient apporter de nouvelles opportunités et ainsi se réconcilier avec l’environnement des affaires, des besoins et des objectifs. Des relations basées sur la  seule confiance. En d’autres mots, faites semblant en espérant que rien ne se remarquerait et foncer. Vue optimiste et à très court terme au vu de ce qui s'est passé par la suite. Convaincre l’extérieur était, en définitive, plus facile qu’achever le même boulot par l’intérieur. De l’intérieur, avait-on une vue à 360°, à 180°, à 90°, ou moins, encore ?

Si, au paravent, il existait un certain paternalisme, période pendant laquelle, chacun s’adressait par son nom, ensuite, informatiquement, par son numéro de matricule dans les fichiers, il fallait aller, cette fois, encore plus loin. Un homme ne  devait plus correspondre plus à une entité, il représentait à lui seul, plusieurs qualifications, par ses « skills » qui devaient se créer et s'utiliser aussi vite après sa formation. Démultiplier les effectifs par un multiplicateur indéfini et extensible à souhait. Dans ce processus, la Recherche d’Opportunités dans les Ressources Humaines et les modèles de centralisation de compétences dépassaient au besoin les frontières. Prendre les ressources là où elles résidaient. Sous cet angle de la mondialisation, tout semblait beau dans le meilleur des mondes possibles. Le chapeau aux « skills » permettait de capter les compétences là où elles résidaient avec le maximum de brio. Personne ne connaissait à priori qui serait à bord, quel en serait les têtes, leur niveau, mais cela avait été programmé pour effectuer le service demandé et on chercherait le "qui" dans des bases de données centralisées.

Les pions du jeu d'échec n'arrivaient plus souvent à la case finale pour être changé en une pièce plus forte au choix.

« La richesse vient de la diversité », qui n'a pas encore entendu cela dans d’autres circonstances. Il était, tout de suite, accompagné de la mention « A condition que cela augmente l’efficacité, la profitabilité et la satisfaction du client ». Quoi de plus naturel dans un marché de globalisation de penser cela. Cela ne garantissait pas que les idéaux se devaient d'aller dans le même sens. Humaniser les services, devenir un partenaire de choix devenait le cauchemar d'une direction "responsable". L’eBusiness allait-il résoudre le problème de l'humanisation comme un outil pouvait le résoudre les problèmes humains ? La plupart des acteurs de l’époque ne sont plus à bord pour confirmer ou infirmer. N’était-ce pas une conclusion assez drastique et contradictoire ?

En 2004, s’atteler à l'étape naturelle suivante: la communication. Des spécialistes de la communication furent nommés. Les Conventions de début d'année se suivaient et se ressemblaient dans des discours qui ne changeaient aucun iota à la stratégie. On remarquait qu’au cours de ces événements, on apprenait, enfin, à connaître ses collègues en dehors du cercle où il aurait dû, normalement, se produire: le bureau. Bizarre, vous avez dit bizarre.

  • "Blueprint methodology to map the existing portential and resources to describe the workings and interdependencies of organizations processes". [2]

"Blueprint" va devoir régler toutes les affaires d'un client à tous les étages de son business. Avoir une vision stratégique en 3D de la vie d’une application dans toutes ses dépendances et ses processus. Divisé en quatre phases, en quatre couches :

  • étude de l’organisation

  • des processus du business

  • de l’applicatif

  • de l’infrastructure en ressources humaines

Phases qui devaient pouvoir régler toutes les situations et être reproduites à souhait chez tous les clients. Le rêve. Appel du pied vers la clientèle plutôt que vers les employés. Ce qui a été oublié, c’est que le business est très dépendant du type et de la confrontation du terrain. Mais, les forces étaient en présence, sous-jacentes. Du moins, le croyait-on. Si certaines expériences étaient mises à contribution, elles n'étaient pas pléthore. Se créer une expérience dans tous un domaine d'expertise demande quelques mois, voire quelques années. Connaître le business des autres était autre chose que de se servir de la technique d’un outil "miracle". Question coût, l’Outsourcing devenait le cheval de bataille. On faisait tout « clé sur porte » mais pour les autres et par les autres. Ce qui s’appelait dans le passé « body shop » devenait « outsourcing ». Celui-ci avait déjà fait tremblé d'émotions les employés américains avec des effets résultants qui allaient dans les deux sens. Faire les choses au meilleur prix en "bon père de famille" pour les actionnaires, était le message de base de la rentabilité.

Alors, voyons comment le plan s'est réalisé dans les faits. Aucun chiffre en provenance des entreprises "consommatrices" des travaux externalisés ne permettaient vraiment de tirer des conclusions dans le long terme. Il fallait y passer pour ne pas dénoter vis-à-vis de la concurrence et se voir pointé du doigt comme mauvais gestionnaire par les actionnaires. Tout n'était pourtant pas aussi rose. L'externalisation a créé un vent de panique et de mécontentement parmi les "chanceux" resté à bord dans la tempête après les purges. Pour le prix de dix anciens, on avait désormais cent nouveaux près à l'emploi. Le malheur, c'est que les nouveaux avaient dans ce milieu des "officiers" qui donnaient la répartition des tâches aux autres. Ces "grosses têtes", sollicitées de partout, comme point de contact, crevaient progressivement dans la tâche à la recherche de la 25ème heure du jour, dans un station toujours en porte à faux. Vieux système à castes qui oubliait au passage les initiatives. Et puis, chez les plus compétents, quand on s'épuisait après avoir pompé l'info, la tendance de les utiliser pour soi-même ne va pas tarder à se manifester. Bien formés pour la transition, certains se sont détournés des tâches pour s'envoler vers d'autres cieux plus personnels dès qu'ils considéraient en savoir assez. Retour à la case départ pour les résidents d'antan qui s'étaient épuiser à passer le flambeau. Faire et refaire, n'est-ce pas aussi travailler !

0.jpgMais, on apporte des exemples par les succès et on tient les échecs sous le manteau. Méthode Coué, encore une fois. On devait gagner d’ailleurs en fin d’année et minimiser les effets de la déception. C'était écrit sur facture. Chacun devait se fondre dans une hiérarchie tout aussi volatile pour survivre et cela à tous les étages. Plus pyramidale encastrée, que pyramidale réelle, cette hiérarchie avec des satellites qui empêchaient les passerelles d'une voie sur l'autre. Perdre une tête signifiait parfois de perdre « la tête », tout court. Qui prouverait, au manager, la récupération de la personne qu'il déléguait par la suite? Trouver, très vite, une nouvelle voie à gauche ou à droite pour ceux arrivaient en bout de contrat pour garder une estime de ses supérieurs.

Le gaufrier commençait diablement à chauffer, en calant sa plaque du dessous, celle de la cascade des chefs, resserrée sur celle d'en haut, celle des actionnaires avec des chefs qui ne savaient plus vraiment comment en sortir la véritable gaufre. La croûte dorée s'amincissait et disparaissait laissant s'écouler la bonne pâte et en gardant les parties les plus endurcies sous une couche de protection. L'étau se resserrait jusqu'aux vacances espérées avec un "ouf" de soulagement mais une motivation au plus bas.

Comment faire autrement quand tout va dans le même sens, tout azimut, en parallèle, avec des bonnes nouvelles qui n'arrivent que par pincées de sel. Les manipulateurs du gaufrier ont des raisons que la raison ignore ou n'est pas partagée comme un vice de forme.0.jpg

"Mais parlons d'autre chose", comme chantait Jacques Brel dans une de ses chanson.

Du cours de l'action par exemple.

"Quand la mer monte...", chantait-on dans une autre très vieille chanson.

 

 

[1] Pour augmenter les revenus, nous devons aider les clients dans leurs buts en dépits des conditions volatiles et géopolitiques. Anticiper par l'approche de l'innovation et le traduire rapidement dans des solutions flexibles dans le même temps, en diminuant la peur du changement des employés et augmentant les rentrées. Plus fort et efficient que la simple somme de ses parties. Les affaires d'abord avant la technologie et la technologie avant le bien des affaires.

[2] La méthodologie Blueprint pour fusionner avec les potentiels et ressources existants pour décrire les travaux et les dépendances entre les processus des organisations.

23/10/2008

La Grande Gaufre (10)

Tableau 10: Changez, fusionnez et vous serez considéré...

« L'effet de théâtre est de deux sortes : fusion des acteurs et fusion des spectateurs. La mise en scène peut opérer les deux. », Karl Kraus

0.jpgBeaucoup d'intermèdes heureux ou malheureux jalonnent l'histoire d'une société non familiale, internationalisée et multinationale. La compétition pousse à écarter la concurrence de ses propres objectifs.

« Business as usual ». Les affaires qui font réussir, la compétition motive un ensemble que l'on sait hétéroclite par essence. Placer ses pions aux meilleurs endroits avec le rapport prix performance comme régime minceur dans un jeu d'échec qui peut dériver vers le « casse pipe ».

Beaucoup de financiers à la barre. Peu de véritables informaticiens et techniciens dans l'âme pour donner des contrevérités.

Retournons un peu plus en arrière dans le temps pour retrouver des situations typiques.

Devant la puissance d'IBM et l'énorme "gap" entre le premier et le deuxième producteur d'informatique, la fusion de ces deux géants aux pieds d'argile que furent successivement « Univac », devenu « Sperry Corporation », d'un côté et Burroughs, de l'autre, pouvaient sembler intéressant et productifs de grands résultats et de convergences. De convergences, il y en a eu, des vraies et des fausses. Les vraies se retrouvaient dans les types de machines qui, par leur potentiel Mips, se concurrençaient et donnaient des effets pervers dans leur rapprochement. Les fausses notes résidaient dans les arcanes les plus secrètes de la technicité informatique.

Si les capots ressemblaient, à l'intérieur, le moteur et les langages, pour le faire obéir, étaient parfaitement incompatibles au départ. Séparé, la déstandardisation est le sel de la fidélisation de la clientèle mais s'avère très problématique après un temps de fusion. Les logiciels "stars" des deux bords après fusion pour construire Unisys ne parvenaient pas à se parler, trop dissemblables de philosophie. Le client, lui, ne pouvait manifestement virer de catégorie de machine ex-celui-ci vers le ex-celui-là. Les efforts se sont greffés sur des simulateurs ou des émulateurs. Entre temps, il fallait s'atteler avec les expériences de tous bords à faire des ponts entre les softwares. Les langages de 4ème génération fleurissaient dans les deux jardins en challengers dans l'arène des années précédentes. Mapper à gauche, Linc à droite. Quatrième génération prise dans la distance. Pour rester efficace, l'un d'entre eux devait être émulé ou disparaître définitivement. Les bases installées chez les clients de chacun empêchaient de choisir la dernière solution. Mais, à cœur vaillant, on y arrive. On maintient et on modernise même l'outil de l'union.

Du côté "personnel", aujourd'hui, une fusion, suivie d'une restructuration, se serait faite avec encore plus de "dégâts humains" pour éliminer les redondances.

Le rabotage a eu lieu mais n'a pas été un réel écrémage circonstancié comme le déclarait ceux qui étaient restés, à bord. "On ne fait d'omelettes sans casser d'œufs". Cela a, néanmoins, constitué un dégraissage qui, à partir de 70.000 travailleurs chez Sperry, 50.000 chez Burroughs, arrivaient, néanmoins, à fond de course, aux 37.000 d'Unisys d'aujourd'hui.

Tout aurait dû s'harmoniser en finale. Les machines, oui. Les hommes et les équipes, avec beaucoup plus de résistance. Unisys était dans beaucoup de subsidiaires devenu le géant à deux têtes en désynchronisation manifeste dans l'esprit et dans la localisation l'un par rapport à l'autre. Une certaine prépondérance restait en fonction du passé dans un rapport de force rémanent. L'un plus proche d'une intégration complète devait guidé l'autre vers des structures rationalisées et plus concentriques.

Le terrain avait été préparé. On s'activait déjà avant la fusion mais pas encore avec le bon outil de la décision concertée. L'huile pour graisser les rouages entre eux y était pourtant en définitive. The "Power of two" défendu comme enseigne de volonté de succès à la clientèle, se traduisait à l'étage inférieur interne par un "forcing" d'"One Unisys" de surface.

Vingt ans après, les discours des dirigeants lors des déclarations de stratégie de début d'année, ne semblent toujours pas être convaincu que la réalisation de leurs vœux d'unification et d'intégration faisait partie du passé. Le "Go to market" n'a fait qu'un tout et puis s'en vont. Un GM, manifestement le bon de la bande, arrivé en fin de carrière et avide de challenges, pensait qu'il avait encore de "beaux restes" utilisables pour redresser la barre d'une entreprise telle que Unisys.

Les moments difficiles étaient bien inscrits dans les cours de l'action qui s'était retrouvée au même niveau de bas prix que le papier qui le cautionnait (2$). Sa vision a été étrangement clairvoyante. Après sa "Joyeuse entrée", sa visite dans toutes les subsidiaires, il avait laissé une bonne impression et des traces très profitables. L'esprit manifestement nouveau qu'il voulait imprimer est passé en fil rouge. Transformer la société en société de services plus ou moins « clé sur porte ». Son trépied "magique", plein de bonnes volontés, à agrafer sur le revers, s'était retrouvé pendant un temps sur les vestons. S'acoquiner avec des grands en place comme Microsoft dans des alliances parfois contre nature, comme Oracle pour le traitement interne fut son chant de gloire dans un évolutionnisme verticale plutôt qu'horizontale. Mais, les coûts d'exploitation n'étaient pas sensibles à cette évolution et continuaient à grimper.

La pâte de la gaufre, très vite, est montée. Le vent nouveau ne semblait pas seulement du vent. Le charisme qu'il manifestait de manière interne et externe jouait à plein à Wall Street. L'action montait, montait pour atteindre un sommet inégalé de près de 50$ l'action. Beaucoup d'actionnaires avaient fixé, de manière arbitraire, ce seuil pour réaliser leurs bénéfices. Ce seuil n'a jamais été atteint pour des causes extérieures et diverses. Personne, à l'époque, n'avait vu le vent changer en se refroidissant.

Ce fut le changement complet de stratégie dans la hardiesse de la nouveauté qui prévalait. Comme les belles grosses machines à penser avaient perdu la cote des clients, il fallait décidément trouver autre chose. Changer de business et se lancer dans le service en véritable "marchand de solutions".

Le PC, toujours dans la liste des prix, partait, aussi, en dérapage non contrôlé. Une infrastructure trop lourde par rapport à une concurrence légère des monteurs de PC avec pièces détachées, fut le chant du cygne de cette merveille de la technologie du futur en pleine expansion auprès d'Unisys. Celle-ci a été rejointe par IBM qui revendait, un peu plus tard, cette exploitation à Lenovo. Les vitesses des processeurs de ces micro-minis avaient une trop grande tendance à l'obsolescence pour être maintenue dans les profits. Exit, le PC, donc.

Moins clair, le hardware des gros « mainframe » n’avait plus la cote, mais ces monstres restaient toujours rentables pour assurer les nouveaux projets futuristes. Ces grosses machines n'avaient plus l'odeur de sainteté et la politique les poussait vers une sortie moins glorieuse. La levure "miraculeuse" devait trouver désormais sa source ailleurs. Saper ou traire les "vaches à lait" sans seau pour récolter des effets négatifs, ce n'était plus s'assurer, malheureusement, un long terme du "long fleuve tranquille", chanté par les auteurs de romances et garder un cap avec graphique en ascension. Les contrats de maintenances et les licences softwares, le bon "lait crémeux", tournaient encore chez certains et pas chez d'autres même si les investissements dans ces domaines avaient été déviés. Oublier le passé, au plus vite, sans y avoir péché les meilleurs points de soutiens et d'ancrages avec la partie bien tangible du business risquait, cependant, à plus ou moins long terme de tarir les idées.

Alors, surprise sur prise: fin 1999, l'action a eu un premier coup de froid. Les 49 dollars s'effondraient. Choc psychologique et financier. Les anciennes sources de revenus, étant mises en veilleuse et les nouvelles, pas encore complètement sorties des fonds baptismaux, au grand désarrois du haut et du bas de l'échelle, explique une véritable douche écossaise qui s'en suivit. La barre supérieure de 50$ quittait, de manière définitive, les cimes à l'air raréfiée. La descente aux enfers a été tour à tour soutenue d'abord par la toujours montante conjoncture "pré-crash" de l'année 2000, mais sans suivre les "copains du business" du NASDAC dans leurs redressements intermédiaires. Désillusion dont on a recherché l'erreur dans la précipitation. La barre inférieure des 10$ a été très vite atteinte. Des soubresauts furent de la partie en véritable outil de spéculation. La volatilité rendait l'action intéressante pour le fin spéculateur, mais pas pour le bon père de famille. Les « ratings » boursiers indiquaient d'ailleurs cet état. Reculs pour mieux plonger de plus belle par après? Ce n'était pas encore le plancher pour la vache mais cela sentait diablement les pâquerettes.

Le moment de la limite d'âge de cet "artiste réparateur" avait approché, trop vite. Au moment de raccrocher ses desiderata au vestiaire, il quittait la société avec une action qui était retournée au point où elle était à son arrivée. Son poulain avait été formé. Bras droit d'une nouvelle transition ou réel volonté de maintenir le cap?

Histoire pour rien? Pas du tout. Dans l'ombre, la bonne parole était toujours là.

Toute entreprise humaine est jonchée de ce genre de trous, de nids de poule. Avait-il eu raison trop tôt de faire la transformation? Pas vraiment. Seulement, un manque d'assurance de ses arrières. Les pionniers ont pris le pli du risque. Il ne s'agissait peut-être plus d'une évolution, mais d'une réelle révolution qui mutait d'un marché du hardware vers celui du service. Le grand frère IBM avait également changé son fusil d'épaule mais avec un cashflow plus important. Réduire les effectifs en personnel, plutôt qu'augmenter les revenus. Des pans entiers, encore très rentables, mais qui faisaient partie de l'"old style", disparurent. Le personnel ne comprenait plus.

Les mémoires virtuelles sur une fenêtre de 40 ans d'informatique, décrites dans "La Grande Trappe", ont évidemment une suite avec une déviation en vitesse des ordinateurs, d'abord exponentielle et suivit d'une dégression arithmétique pour les bénéfices des sociétés qui les produisent. C'est aussi écrit dans toutes les activités humaines.

0.jpgUne parfaite connaissance de la finance a laissé souvent l'aspect fonctionnel et technique en arrière plan. Les hommes ne sont pas des machines et ceci explique peut-être cela.

Toujours pas de PPCM humain, comme cela a été réalisé avec l'"ordi", le PC que l'on connaît aujourd'hui. Lui est tombé dans les abîmes des prix et continue sur les chemins glissants. Mais, on engage toujours. Diplômés et jeunesses se retrouvent dans les préférés. Prix à discuter fermement.

Le cinquantenaire de la société Unisys fusionné n'a pas été fêté comme il se le devait en 2007. Mais, avait-on vraiment quelque chose à fêter?

2007 et 2008, voici la crise, la vraie. Avec la déprime générale, qu'en sera-t-il? On attend le printemps.

Une phrase célèbre me revient à l'esprit.

"Si l'automobile avait suivi la même évolution que l'informatique, on roulerait aujourd'hui à grande vitesse avec quelques gouttes de carburant", n'était pas seulement une expiration éhontée et vaniteuse de la firme Microsoft vis-à-vis des constructeurs de voitures. La réplique de bonne guerre, connue des constructeurs a évidemment renvoyé la réponse de la bergère en accusant leur accusateur d'introduire des erreurs de programmation dans leurs logiciels.

On en rie encore dans les chaumières.

22/10/2008

La Grande Gaufre (11)

Tableau 11: Passé, on ne t'oubliera jamais...

"Les raisons d'agir sont comme les rouages d'une machine. Plus il y en a, plus la machine est fragile.", Gotthold Ephraim Lessing

0.jpgExit ou à l'ombre, les monstres aux yeux qui clignotaient en arbres de Noël! Le PC se retrouve désormais sur tous les bureaux de la terre. En 2011, il fête ses trente ans, bien rempli de rebondissements et de stratégies en laissant des traces profondes en transformations diverses. Il se voit progressivement détronné par les tablettes. Le PC devient tabloïde.

En 1981, le premier PC IBM était, physiquement, bien grand, bien laid, avec un clavier étriqué et un écran tout rikiki. Pas d'ergonomie. Pas question de le déplacer sous le bras ou de le placer dans son salon pour son côté esthétique. En parallèle, le Mackintosh s'était taillé une place au soleil du design plus en accord avec un transport de place en place. Pas vraiment le modèle de poche, non plus, que nous connaissons aujourd'hui. Il était plus "top", plus en avance sur son temps, c'est vrai, mais la comparaison commence ailleurs. Des fanatiques naissaient parmi deux courants différents d'utilisateurs. Véritable schisme entre l'Apple, en général plus "fini" et le PC perdu dans des compatibles de tous bords. Apple se rapproche du PC en 2005, en adoptant le microprocesseur d'Intel et rentre dans les rangs. Ennemis au départ, lors d'une passage à vide de la société Apple, Microsoft a procédé à un échange d'actions avec elle pour garder une concurrence contrôlée à sa mesure.

Umberto Eco dans son livre "Comment voyager avec un saumon", parlait même d'une guerre de religion à l'époque. "Le Mac, catholique, contre réformateur jésuite, convivial, amical, conciliant... et le Dos, protestant ou calviniste avec libre interprétation des Écritures, requière des décisions tourmentées, impose une herméneutique subtile, garantit que le salut n'est pas à la portée de tous. Vision amusante avec le temps et les péripéties qui ont suivi dans l'histoire des deux.

Dans les sociétés, pendant ces années glorieuses en pleine ascension, les applications de gestion, "clé sur porte", avaient fleuri et les projets de développement prenaient quelques mois, voire quelques années. En finale, manque de pérennités des projets, des échecs se produisaient. Entre la définition des projets et l'implémentation, les besoins avaient souvent changé. Les programmes démontrés aux utilisateurs avec enthousiasme, laissaient un goût amer aux financiers qui allaient, parfois, devoir tenter d'utiliser des bébés mort-nés. Mais on voulait que cette époque fasse partie résolument du passé.

Les fonctionnalités qu'un département financier, comptable ne changeaient pas en gros. Une comptabilité reste une comptabilité. Vérité que l'on voulait tout de même remettre sur la table à de nombreuses reprises. Ce qui changeait c'était les langages, les outils de programmation, les "verres de contact" qui allaient permettre de sortir rapports et statistiques de gestion. Extrapoler le passé vers le futur, sans boule de cristal, voilà la préoccupation du moment quand les choses se ternissent.

Pas d'amateurisme du tout à déplorer, pourtant. Les informaticiens avaient une formation en informatique pure et dure et devaient suivre des cahiers des charges en perpétuels mouvements avec des outils qui, eux aussi, évoluaient de version en version. Toutes ces transformations successives se payaient cash avec du rêve en arrière goût.

Les choses n'allaient pas en rester là. L'informatique chère avait vécu dès le changement de siècle.

Les sociétés multinationales devaient s'accommoder des mêmes informations à l'étage du pays d'où provenaient les données comptables. Ensuite, et très vite, quand on sait que les résultats sont à donner par trimestre à Wall Street, il fallait les consolider.

Mais, après l'idée de consolider les données, celle de faire la même opération avec les programmes devenait la préoccupation d'équipes qui ont commencé à bourlinguer de pays en pays. Trouver le nec plus ultra, la crème de l'imagination parmi ces programmes aux fonctionnalités multiples ou complémentaires. Ces équipes étaient revenus avec leurs rapports sous le bras et puis, des décideurs avaient compris ce qu'ils pouvaient en comprendre pour opter pour une solution commune. Des équipes s'étaient mises en places pour implémenter les nouvelles règles. Le travail terminé, ce fut le retour aux expéditeurs ou faux quémandeurs et la désillusions, préludes à boucle sans fins.

Dans la même opération, faire oublier, aussi, aux professionnels du développement, l'invention qui mène à tout à partir de rien.

L'opération était probablement plus délicate que prévu. Chaque pays avait sa manière de traiter ses données au mieux. Les inventions locales avaient à passer de la machine à vapeur à la Ferrari parfaitement inconciliable car trop lourde à maintenir et à comprendre.

Le but final était pourtant louable et les budgets alloués dans l'opération illimités, justifiés.

Après l'étape "logiciel", l'étape plus reliée à la force du travail, elle-même, venait naturellement à l'idée des têtes pensantes pour diminuer les coûts des opérations internes par définitions non rentables ou plutôt considérées comme "mal nécessaire".

Le hardware se miniaturisait, le software se qualifiait, le personnel informaticien déchantait, les utilisateurs râlaient. Beaucoup de désillusion au retour de cette rationalisation. Voilà ce qui s'est passé dans les services internes informatiques. Les softwares se sont adaptés en permanence. Ils ont changé de producteurs, de rationalités et de buts finaux. Pourtant, certains n'ont pas disparu. Le Cobol, le 18 septembre 2009, fête son cinquantenaire. Considéré comme anachronique, comme relique, ce langage est loin d'être mort. Les versions ont permis de faire ressortir les "dynosaures" mis à la retraite prématurée. Le langage de Grace Hopper bugge toujours entre son "IDENTIFICATION DIVISION." et le "STOP RUN." quand le fameux "." n'est pas à la bonne place. Mais compilé, il garde une longueur d'avance sur les langages interprétés qui découvrent les erreurs à l'exécution éventuelle de toutes les instructions.

Les secteurs, public et privé, eux, s'embarquèrent tous deux dans les mêmes obligations d'utilisation de l'informatique pour rationaliser leurs potentiels humains, et, souvent, ils firent appel à des sociétés qui devaient apporter des solutions. L'approche de ces sociétés était différente. Les espoirs ont été très grands d'apporter une amélioration drastique dans la gestion des secteurs publiques qui étaient les moins biens outillées malgré l'importance de la tâche. Et puis ils se sont taris parfois en pleine course du développement par la politique elle-même. Des échecs retentissants crevèrent la bulle de l'espoir. L'informatique faisait toujours peur et n'était pas voulue fondamentalement par les membres des clients, perdus dans d'autres préoccupations plus personnels de la conservation de l'emploi et des habitudes. Des drames se sont succédés. Des désillusions du plus mauvais aloi qui oublient de garder les idées d'une informatique généreuse. La politique a ses raisons que la raison reconnaît un peu moins.

Était-ce le taylorisme appliqué à l'informatique?

Il n'y a jamais eu d'Ordre des Informaticiens comme pour les médecins, les avocats. L'éthique - imposée par les directions – oui, mais pas de Charte des Informaticiens pour protéger cette profession complexifiée à outrance. Les syndicats ne battaient pas la chamade. Peu de syndiqués dans le monde de l'informatique en dehors de période de "grands froids".

Les programmes de restructuration de personnel et de conversion des logiciels pour rationaliser l'ensemble des activités s'imposaient par esprit de "coopération" avec des concurrents plus zélés.

Les recherches des meilleurs outils de gestion internes parmi pléthore de solutions choisies dans le monde, n’ont pourtant pas été une mince affaire. Les heures associées à ce genre de consolidation allaient se placer dans les pertes de fins d'années et en profits espérés pour les années futures.

Certaines fonctionnalités comptables, comme les salaires, ont été externalisées en premier. Les règles de calcul de précompte étant centralisées dans des sociétés extérieures très spécialisées, cela semblait un bon départ. Les barèmes maintenus en centralisés devaient assurer la rentabilité avec une rétribution comptabilisée par personne.

Beaucoup de millions de "francs anciens" de l'époque pour le développement de programmes spécialisés pour les salaires avaient été dépensés en pure perte.  C'était volontairement fini. L'externalisation fut normale et salutaire. Moins de personnel en interne pour s'occuper de ces salaires trop fluctuants dans leurs calculs.

D'autres programmes de développements, de rationalisation, dans le domaine comptable ont subi des balbutiements, des tentatives avortées, des échecs retentissants. Était-ce mal juger l'importance de la tâche? Les opportunités étaient là, mais les esprits étaient déjà ailleurs.

Pour maquiller les pertes colossales qui entouraient ce genre de développement tout azimut, des noms de projets plus attrayants les uns que les autres, proposaient à la direction ces projets avec le plus d'emphases.

Cela sentait pourtant bon la "fleur bleue" ou l'exotisme pour ceux qui s'en rappellent encore. Des noms comme Oasis, Sabre et j'en passe, passaient à l'écran noir de nos nuits blanches. L'exaltation et l'enthousiasme étaient à leur comble, aussi bien au bas et en haut de l'escalier. On allait pouvoir en démontrer de choses sur ses marches. Je ne parle pas d'ascenseur, vu la vitesse de production, pour laquelle, il valait mieux oublier derrière des suites de tergiversations. Les « spaghettis » des instructions voulus par une exposition compliquée des desiderata étaient certainement en partie responsables de cet embrouillamini sans nom et des échecs qui suivirent.

Alors, quoi. Obstruction? Passage sans issue?

Non, bien sûr. Dans un moment de "folie" dépensière maligne, le patron, lui, avait signé des licences de toutes parts pour d'autres bijoux de la technologie fonctionnelle. Pas question, donc, de continuer à "râler" dans le coin des particularités. Il fallait y aller coûte que coûte et perdre son autonomie de choix. Des têtes sont tombées dans la bousculade. Mais la fuite en avant devait se poursuivre.

Des programmes du rayon "tout fait" naissaient comme de petits pains au chocolat. Des maisons de software avaient senti le besoin de rationaliser pour diminuer les coûts pharamineux que l'informatique demandait en développement de toute part. Oracle financial apporta "la" solution de la souplesse. Le concurrent SAP avait une réputation de trop de rigidité. La souplesse d'Oracle pour la "customisation" pouvait redonner espoir aux esprits chagrin du passé. Souple, mais pas léger. Enterprise Resource Planning (ERP) comme Progiciel intégré, associé à une infrastructure éprouvée de SQL permettant d'interroger et de maintenir des bases de données importantes. Rien que du bon, du raisonné.

Rien n'était dit, pourtant. Comme en tout, il a bien fallu que jeunesse se passe. Beaucoup d'erreurs de parcours ne vont pourtant pas manquer dans une mauvaise interprétation des finalités. Nous n'étions qu'au début d'une recherche de ce qui avait été "viable" intellectuellement et financièrement dans un inventaire de fonctions à plusieurs niveaux. Les erreurs de concepts vont se fourvoyer au travers de longs dialogues par écrit avec des services spécialisés d'Oracle et parfois retrouver la case de départ sans solutions immédiates. "Metalink Support" a joué les pilotes de ces conversations dans la durée et l'incompréhension du ping pong. Les interlocuteurs de l'autre bord avaient également pris l'air du large et s'étaient offshorisés.

Tout n'allait pas s'intégrer sans souci. On s'en apercevait progressivement. Les spécificités étaient bien là. Les programmes de ces sociétés providentielles standardisaient (streamline) au maximum, trop... One Unisys, One System, One Process, un rêve ou plutôt un cauchemar? Le problème de "culture" d'entreprise allait devoir être mis au placard au plus vite.

Des efforts du côté des fournisseurs de logiciel ont été consentis de bonnes ou de mauvaises grâces en fonction de l'expérience supplémentaire que pouvait être engrangée dans l'opération de nettoyage, installation-réinstallation dans l'attente de versions ultérieures.

Le plus difficile, peut-être, fut la standardisation de tous les documents et des manières de calcul pour tout ce qui devait être fourni aux différents États de manière officielle. Je veux évidemment parler de la comptabilité des sociétés comme les facturiers de sorties et d'entrées, et des grands livres qui avaient des règles très spécifiques de pays à pays.

Cela n'était pas gagné d'avance. L'abordage garde encore des traces, non converties, de certaines réminiscences de cette époque révolue. En cherchant bien, certaines roues tournent encore, aujourd'hui, avec des programmes non standardisés. Étendons le débat.

Il faut dire que certains pays ont de ces "stupidités" difficilement compréhensibles vu de ce côté de la frontière! L'Italie et le Brésil, par exemple, eurent leurs heures de gloire dans la cogitation numérique confrontée à l'analogique.

Mais, avec le temps, croyez-vous que les choses s'appaisent? Et bien non. Des erreurs monstrueuses se produisent encore. Des bugs qui n'existaient pas dans le release précédent et qui sortent dès le premier test ou plus grave lors de l'exploitation. L'informatique est un service, donc il n'est pas question de renvoyer la mauvaise machine au fournisseur. Il faut attendre qu'il puisse planifier la correction. Aucun syndicat des utilisateurs. Les autres clients ne seront même pas averti du problème. Il leur faudra pomper (pull) l'information d'une base de donnée en trouvant les bons mots clés. Des tares, pardon des TAR, étaient envoyés vers le support, après des recherches dans des bases d'erreur pour s'informer s'il n'y avait pas eu un précédent qui aurait fait "jurisprudence".

Si l'erreur n'existe pas, ce ne sera pas le fournisseur qui inventera le "workaround". Le workaround, le moyen de temporiser, même si parfois, il sera proposé, ne sera que de l'huile à placer dans les engrenages du moulin, jusqu'à un temps imprécis. Les prioritées resteront définies chez le fournisseur. Les vices cachés, cela n'existe que dans les rêves des clients. Les erreurs sont toujours possible. Cette fois, on cale, on ne peut même plus les corriger soi-même. "It's working as designed. Isn't it?".

Quand je parle de frontières, l'idiotie devient tout à fait "parlante" quand le drapeau est, lui, étoilé.

Là-bas, « Y a-t-il plus d'un pays sur Terre qui soit aussi beau, aussi productif et, de ce fait, aussi bien construit à tous niveaux que le nôtre? », pourrait-on comprendre en écho à toutes les discussions qui se sont déroulées dans les fracas ou le recueillement. Une seule langue, une seule monnaie, un seul fast food, une seule boisson, une seule comptabilité tellement plus pragmatique …

Par bonheur, cet esprit de mise en commun, de fusion s'est aussi produit ailleurs. Les États voulaient aussi se solidariser, unir leur destin et standardiser leur relation.

Les fondements de l'Europe étaient déjà depuis longtemps dans les esprits, mais n'avaient pas encore atteint un niveau de participation évolutive. Pour le début de ce siècle, il fallait pousser le bouchon et enfoncer les dernières idées reçues du séparatisme étatique. L'Europe, non seulement pouvait, mais devait "naître". C'était écrit. C'était obligatoire. Le social allait peut-être prendre un grand retard, mais cela n'avait pas l'importance nécessaire pour la "sainte" rationalisation.

0.jpgPour contrer tout cela, l'Euro a été « la » bénédiction pour unifier les pays. En janvier 2001, en grande pompe, on célébrait son avènement, avec un puissant ouf de soulagement. Tout allait être huilé en odeur de sainteté. Plus de conversions internes, les taux en avaient été fixés de commun accord en dernière minute. L'écu cédait la place. Trop vieille dénomination face à cette idée beaucoup trop réductrice de l'Euro et plus proche de l'idée européenne. Les avantages indéniables avaient été avancés: plus de pertes de change à la frontière et pendant les vacances. Mon dieu, que c'est beau de prendre des vacances tous les jours... Son 5ème anniversaire était cependant fêté de manière feutrée. Du côté de la langue commune à utiliser dans "notre grande maison à étages multiples", nous ne sommes toujours pas mieux fixés. Mais dans une société américaine, on ne se pose plus la question. On "cause" résolument "in american" et on compte la contre partie en silence.

Une génération sacrifiée sur l'autel de la finance, pourrait-on en déduire. Car, la conversion, avec computer intégré, sous le front, on continue à parler en dollars. On n'aime pas les centimes. Alors, on arrondit en milliers de dollars. On perd des points d'appuis avec la réalité avec des montants qui deviennent subitement un peu plus petits à comptabiliser, une fois arrondis de la sorte. Un euro égale un dollar? L'euro a été probablement calculé pour s'en rapprocher. Mais, la fluctuation a continué. L'euro n'a peut-être pas été la cause de la hausse des prix, mais il a été son porte drapeau. La propagande a seulement raté son coup pour faire digérer la pilule.

La Commission Européenne est irritée par un tel état d'esprit en avançant un faible niveau de l'inflation et des taux d'intérêts qui pourraient permettre des bienfaits dans les investissements des entreprises et dans la construction. Les appareils électroniques ont baissé singulièrement de prix. C'est un fait. Les pays d'extrême Orient ne sont pas étrangers à cette chute. Ce qui est dommage, c'est que l'on n'achète pas encore ces appareils de la technologie, tous les jours, pour la consommation courante. Ce n'est pas un leurre. Oui, on peut bientôt acheter un "ordi" au prix des sucettes. Les États européens, aussi, veulent participer à cet engouement "internet".

La comparaison des prix entre les pays passés au bleu, avant son apparition, apporte des surprises qui n'auraient pas dû se produire dans un planisme parfait de l'Europe. Dérapage fictif ou sentimental? Ce ne peut être que cela puisque de plus en plus de pays quittent le giron du dollar pour se réfugier dans l'euro comme monnaie de référence. Le yoyo n'est pourtant pas fini. Le yuan va entrer dans la dense des monnaies fortes de référence. La crise, aujourd'hui, est mondiale. Le pouvoir d'achat s'en retrouve, surprise sur le fait, laminé en interne et en externe. La planche à billet n'est plus ce qu'elle était: une planche de salut.

Les projets ne se planifient plus comme auparavant sur plusieurs mois ou années. La vitesse supérieure a été enclenchée. Tout devait y concourir. La clé sur porte n'était plus le bijou que l'on se mettait à la boutonnière. Rare, on ne pouvait plus se le payer. L'uniforme comme seul habit. On ne développe plus, on se contente de maintenir la flotte des programmes en dehors de l'eau de l'habitude. Car, rien n'a ralenti du côté des changements. Bien au contraire. Il s'est accentué, mais sans gloire ni trompettes.

Les sociétés se font une concurrence exacerbée pour gagner une apparente avance dans l'exploitation interne, revient à prendre des vues optimistes sur le futur. Alors, le prix du progrès ne se réalise plus nécessairement avec l'augmentation du coût du développement mais s'équilibre plutôt grâce aux dérapages des salaires. Des projets annuels sont choisis sur base de leur « Pay back ». Les bons points seront comptabilisés mais seront-ils productifs en retour dans les mêmes proportions? Rien n'est moins sûr. Heureusement, chaque année, il y a les « awards » en cristal, à la cérémonie des Césars ou des Oscars appelée pour la circonstance "Convention". Les financiers se sont mis à calculer les coûts en développement. Pourtant, on sait d'avance que ce ne sera pas gagné sans une certaine fibre moins "money minded" et plus "human rights". Un épisode que j'avais eu l'occasion d'étendre dans "De SP à DRH".

Les clients et les vendeurs de services sont devenus de terribles marchands avec la soustraction comme outil de gestion des contrats. Ceux-ci ont, souvent, été signés à la limite de l'acceptable. Une compétition, une sous-évaluation, au départ, trouveront leur salut, d'entrée de jeu, sur la base active à l'échelon suivant. Par après, celui-là devra assumer en accentuant sa force de frappe pour garder le cap. Les jeunes s'y sont habitués à cette nouvelle manière de « travailler ». « Une expérience raffraichissante » m'avait permis de m'en assurer.

D'ailleurs, n'est-ce pas voulu qu'un directeur d'informatique CIO ne fasse que rarement partie du conseil d'administration? Serait-ce pour éviter les fuites vers le personnel ?

Le mot "jeu" ne fait-il pas partie des mots figurés?

Non, passé, on ne t'oubliera pas. Le jeu est connu, cette fois. On connaît désormais les cartes à jouer.

 

21/10/2008

La Grande Gaufre (12)

Tableau 12: La rivière ne revient jamais à sa source

« Regardez bien au fond du flacon d'où est sortie la bulle Internet : vous verrez qu'il y reste encore beaucoup de savon ! », Jean-Pierre Raffarin

0.jpgDans l'organisation moderne, on veut des chefs. Des personnes qui vont pouvoir faire progresser les entreprises vers des sommets en écrasant la concurrence. Château de cartes ou tour de Babel, cette organisation ?

Dans l'article "La technicité n'est plus seule", j'essayais de faire comprendre que la technologie a été et restera l'outil de notre modernisme présent et futur. Mais, passer à l'étape suivante, passer au contrôle de cette technique est parfois important et surtout plus gratifiant globalement. Pour cela, il faut non seulement avoir des compétences techniques générales mais aussi pouvoir coacher des hommes avec leurs qualités et leurs défauts. La psychologie et le feeling sont trop souvent galvaudés ou mis en suspension pendant les études scolaires. Devenir manager se construit avec l'expérience, la pratique de l'humain et aussi la compréhension du fonctionnement de son "moi". Prendre de l'altitude n'est pas une mince affaire. Les diplômes ne sont pas la panacée pour se greffer dans le jeu de quilles de la vie et des entreprises. Ils peuvent se révéler à terme comme une peau d'âne. Un autre article "Plus de rameurs SVP" rappelait que se sentir à la bonne hauteur de ses capacités, de ses prérogatives est peut-être tout aussi important.

Il faut assumer ce progrès, nécessaire, à géométrie variable, pour le genre humain. Il faut donner de la construction et des directions à ce chemin prédéfini. Se rappeler d'un "avant" est absolument nécessaire. C'est la carte de base. Progresser sur les échelons est affaire de doigté et de connaissance. La compétence au niveau technique ne devrait être que la carte du milieu du paquet de cartes. La motivation, elle, est au sommet. Une motivation saine, dépourvue de pensées trop égocentriques. Le populisme vers le bas et la publicité vers le haut ne sont que les outils de propagande généralement utilisé pour éliminer tout adversaire.

Au sommet, pas de véritable "jeu de l'oie". Les flux inverses ne fonctionneraient pas à fond. La politique ne se retrouve d'ailleurs pas uniquement où elle doit se manifester à la suite des votes des électeurs. Le chef a ses raisons que la raison ne comprend pas toujours.

Le taylorisme (aussi appelé « SIX SIGMA LEAN » par les américains) est appliqué aux services des entreprises modernes.

Alors, on coupe, on dissèque un service en multiples tâches en ne conservant qu'une personne qui pourrait assurer la compétence technique facturable. L'équipe se résume à deux entités, l'une backup de l'autre. On ne dit pas pourquoi ni comment y arriver. C'est un test, répond-on au plus exigeant en réponses.

Il faut bien organisé et pour se faire on ne garde que les tâches qui font partie du « core business » et on facture les résultats au prix, le plus "juste" que l'on espère au top de leur forme malgré la réduction des coûts d'exécution.

Le reste, l’aspect social, les « nice to have », ont bien existé, mais on tâche de les maintenir contraint dans des limites de l'acceptables et pas trop dérangeantes.

Les prix "plancher", le consommateur y a pris goût. Il n'est pas loin de les espérer nuls. Hors, aucune tâche, aucun bien n’a jamais été gratuit, du moins si on l'espère encore de qualité.

Pourtant si les prix de ces produits ont été lissés ou amortis, les valeurs continuent leur descente en s'épaississant.

Le travail ne serait-il qu'une construction par des "apprentis sorciers", des "testeurs" aux horizons limités par la courte échéance des résultats trimestriels ou annuels ? La pérennité non assurée profite, mais à qui? Ceux qui s'impliquent dans ce tourbillon et ceux qui ramassent ne s'inquiète pas de savoir où se trouve la source de la rivière, ne semblent pas être les mêmes. Dans ce jeu, fournisseurs et clients, tous deux, se retrouvent en aval, cocus du système.

La continuité, la fidélité dans le service ne se partagent plus. Elles se contentent dans l'habitude et l'obligation de sombrer dans l'apathie.

Le même service, réalisé l’an passé, coûte aujourd’hui plus et est souvent de qualité moindre. Les clients n’ont aucune alternative. Ceux qui ont travaillé pour le bien commun, traditionnellement, ont fermé boutique et déposé le bilan.

Exemple concret et récent, mis au point par des jeunes consultants externes : le service postal. Les facteurs s’occupent d’opérations de tri et des livraisons. Les opérations de tri sont réalisées par ordinateurs, trieuses, rien de plus normal si les moyens automatiques le permettent. Les erreurs, car rien n'est parfait, subsistent. Plus personne pour corriger le tir. Même si une amende pour la perte de temps occasionnée, est prévue, cela n'arrange pas le client qui attend impatiemment.

Remonter le temps et les rivières, ce ne sont que les originaux qui y ont pensé.

Pour les rivières, c’est devenu un sport. En sera-t-il un jour de même pour la production de nos biens ? L’histoire est un éternel recommencement, dit-on. Retour aux cellules souches ? C’est dans l’air du temps, mais c'est de la science et rien d'autre.

Chaque accroissement de volatilité s'accompagne d'une intervention d'une économie improvisée. Ce n'est pas l'effondrement du système capitaliste, c'est seulement une temporisation. Reprendre ensuite, les régulations, réglementer de manière encore plus draconienne ce qui avait eu le malheur de déraper et qui avait échappé dans une phase antérieure. Dissociation momentanée de la valeur économique fondamentale de son actif, de sa valeur intrinsèque. Le krach qui suit la croissance se fait toujours ressentir sur l'humain et par ricochet sur la machine.

Naviguer à vue était, pourrait-on dire, les seules discussions qui planent dans les meetings du haut management. Réinventer la roue et applaudir devant l'idée géniale qui venait d'un esprit en mal de nouveauté? Des processus de fusion du développement entre fonctions logiques, programmation et skills s'harmonisaient tout à coup.

Pour remonter la pente, des initiatives drastiques ont été prises. Les têtes sont tombées en haut et surtout en bas. Les nouveaux sur le marché de l'Internet se croyaient à l'abri des coups du sort. Pourtant, c'était justement leurs connaissances de l'internet qui allaient être montrées du doigt comme cause des déficits et des échecs de la vente sur la toile.

Latent, l'outsourcing d'abord interne, dans la société même et puis externalisé. Des sociétés ont créé des divisions spéciales qui n'avaient pas tout à fait la même raison sociale. Elles restaient dépendantes mais étaient devenues bien reconnaissables, bien chiffrables dans des centres de coûts bien définit. Les dégâts, s'il y en avait, étaient ainsi identifiés.

L'économie apprend que la voie royale du bénéfice reste celle de l'accroissement des revenus, la voie de la force et pas de la diminution les coûts. Techniques qui se révèle coûteuses à cours terme à cause des ruptures de contrats, mais seule solution restante au vu de la perte de confiance des investisseurs qui avaient été échaudés et refroidis aussi sèchement.

Au départ, les programmes étaient développés pour une période de 10, 15 ans sur base de cahiers des charges et spécifications bien élaborées dans un environnement stable. De nos jours, la durée de vie d'un programme est, en moyenne, de 6 mois. Il arrive plus souvent qu'on ne puisse le croire, que la réécriture d'une application doive se faire avant que la version initiale n’ait jamais été installée. Normal, au fond, quand on voit les besoins évoluer à grande vitesse. Le dépit ne tarde pas à s'installer lui parmi les acteurs du "drame". Planifier devient un cauchemar quand la courte vue suit la progression des déclarations trimestrielles devant Wall Street. Vu la complexité à outrance, plus personne n'est capable d'avoir une vue à 360° des besoins et de la situation financière, productrice et consommatrice. Morceler les fonctionnalités a été la solution trouvée pour appréhender cette diversité complexe du monde du commerce international. C'est évidemment plus facile de se rendre compte des difficultés d'un projet à l'étage correspondant. Compartimenter est la règle enseignée dans toutes les écoles. Architecture horizontale prenant la place de la verticale. Procédures au niveau structurel global et redescendu au niveau parcellaire du programme à développer lui-même.

Trop de paramètres entrent en ligne de compte dont la précision ne repose sur rien. Les statistiques qui se dessinent ensuite ne pèseront que plus dans des actions-réactions mal appropriées. Les plannings sont devenus en quelques sortes, des moyens d'évaluer.... le retard.

Les jeunes tiges arrivent avec les idées nouvelles, bien préparés à affronter, en apparence du moins, bardés de diplômes avec mentions Bac +1, +2,... +5. Il faut avouer que les écoles sont généralement à jour avec les programmes mouvants de l'enseignement informatique. Ce serait un comble qu'ils ne suivent pas leur propre spécialité. Nous ne parlons plus de secteur de l'informatique, mais de vecteur virtuel. On y étudie seul, on y travaille de même. Une trop grande spécialisation dans des secteurs trop pointus fondent les espoirs et les désespoirs dans le futur. Pas question de s'accrocher trop longtemps à un compartiment trop exigu sous peine de se voir éjecté comme obsolète dans notre discipline. Cette spécialisation à outrance voulue écrite sur les CV à l'embauche n'est que ticket dans la courte échéance. On s'étonne ensuite la désertification des candidats à l'informatique. Le coût du hardware est devenu dérisoire, l'apprentissage et la synchronisation avec le progrès ne le sont pas.

Alors, pour garder un semblant de rester dans le coup, l'informaticien se voit dans l'obligation de retourner sur les bancs de l'école. C'est alors que les choses ne se goupillent pas comme elles devraient l'être. Ce ne sont en général pas des cours particuliers en groupe qui seraient donnés sur place. Ils s'agit de se greffer sur des cours ex cathedra qui devront trouver l'enseignement ad hoc pour garantir la continuité dans les plis du business et avec un calendrier qui sera pour la plupart du temps trop en avance avec le but à atteindre ou en retard par manque de prévoyance. Quand la connaissance sera suffisante grâce à l'investissement personnel, il s'agit de prier de n'être pas encore dépassé par les événements qui auront seulement un peu shiftés de ses objectifs. Que de cours reçus en pleines pertes et profits.

Garder une vision complète de l'ensemble des "morceaux" devient une gageure à la limite impossible. Qu'on ne vienne pas dire, ce que je n'ai pas dit: l'informatique n'est pas le seul moteur qui s'enraie. Elle est seulement le point central, le cœur du système qui, lors d'une panne arrête toute l'exploitation de l'usine ou de la société de service, la société unanimement reconnue comme moteur moderne d'un pays. La grande crise financière qui s'est développée hier et aujourd'hui, se retrouvera au sein de l'agent liant qu'est l'informatique.

Xième spirale en entonnoir? On planifie avec les moyens du bord (du "board", en anglais). On fixe des dates de plus en plus rapprochées comme si programmer était devenu moins technique que par le passé. La planification n'a aucun sponsor, elle. Le chemin critique se « logarithmise » entre des tâches (tasks) et des activités (activities) d'un côté de la balance, les ressources matérielles et humaines (HR qui a remplacé le service du/au personnel) sur l'autre plateau estimées de la même manière platoniquement "matérielle". Le rationnel, rien que de la logique rationnelle.

On parle dès lors, de logique du chaos et de la complexité pour expliquer les phénomènes. On apprendra que si elle est mesurable, elle ne permet pas, par contre, de prévoir l'avenir. La théorie des fractales permet en fractionnant nos trois dimensions de décrire mieux la nature, elle-même.

A long terme, tout reste à découvrir. Sera-ce l'éconologie?

The show must go on, isn't it?

18/10/2008

La Grande Gaufre (13)

Tableau 13 : "Cours, Forrest Gump, cours"

« Cookie : Anciennement petit gâteau sucré, qu'on acceptait avec plaisir. Aujourd'hui : petit fichier informatique drôlement salé, qu'il faut refuser avec véhémence. », Luc Fayard

1.jpgComme si la vie, même chez les concepteurs du futur, ne voulait plus se voir comme un long fleuve tranquille... Il fallait, en plus, courir pour exister.

Alvin Toffler dans son livre « Les nouveaux pouvoirs » (Powershift) décrivait, en 1990, le 21ème siècle comme celui de la violence, de la richesse, du savoir dans un monde en révolution. Le pouvoir n'est en lui-même ni bon, ni mauvais, ajoutait-il, tout en influençant sur nos comportements les plus intimes en faisant rêver sur nos futurs achats.

Avait-il imaginer l'arrivée à sa véritable importance d'autres acteurs, d'autres "gesticulateurs" de la partie sur Internet et ailleurs? La fin des empires qu'il se targuait de décrire au niveau des États, s'est transformé en empires de multinationales qui se jouent des États en transférant leurs pouvoirs en jonglant avec les frontières. Le nerf de la guerre, l'argent est transféré là où il rapporte le plus et cela sans en chercher les finalités là où elles devraient être, c'est-à-dire dans le progrès global de l'humanité. Guillaume Dasquié en donnait une nouvelle version.

"Soft", question de point de vue?: D'abord, il y a eu les "freewares", les gratuiciels, à télécharger, connus par le bouche à oreille, disponibles derrière des hyperliens suite à une recherche ou décrits sur les pages des magazines spécialisés. Étape suivante, voici les "grands des grands" qui, tout aussi gratuitement, produisent des versions parallèles, seulement un peu plus allégées des softwares payant. "On line", à la discrétion de tous et sans bourse déliée, les programmes des "Offices", près à l'emploi, ont renversé l'ordre établi. Le calcul et le stockage des données se déroulant sur le serveur lui-même, c'est-à-dire sans stockage sur son propre PC. La publicité des autres a déjà payé pour vous. La confidentialité n'est peut-être plus à bord, mais son effacement fait partie du prix. Par son ignorance volontaire du danger, le consommateur a seulement déplacé son problème d'accès à l'information. On va pouvoir écrire, calculer, visionner ses images et vidéos, converser et même voir le monde sous toute ses coutures. Des calculs en pagailles, voilà la machine à calculer d'un autre temps toute auréolée de fonctions du plus bel aloi qui se réfugie désormais à proximité du texte et du verbe. Toute l'infrastructure sous les doigts, pour s'élancer avec un maximum d'efficacité à en faire perdre les couleurs de ses caractères bien policés. Une pensée orientée et citoyenne dans le juke box? Les blogs et les sites, dits citoyens, sont là.

Affublé de la sorte, sous le monitoring des magazines d'informatique, le citoyen lambda se croit de plus en plus dans la peau d'un "informaticien". Conceptualiser une application au niveau fonctionnel semble à sa portée. C'est vite dit et cela s'appelle même "Basic". Le passage à la réalisation l'est pourtant beaucoup moins et nécessite bien plus de temps pour sa conception et sa réalisation.

C'est vrai, 80% des utilisateurs particuliers, n'en ont cure de tous les gadgets qui décorent les logiciels du commerce destiné à un large public. Pour être réaliste, 20% des fonctionnalités présentes sont, il est vrai, utilisées dans ce public. Les logiciels avec licences du commerce se sont vus complétés, dans la démesure, à l'usage d'une clientèle très ou trop spécialisée. Pour justifier les prix, les stabiliser, il fallait montrer qu'on restait inventif. Heureusement, la convivialité ne s'y perdait pas au change, en général, même si elle se perdait dans des remodelages incessants.

L'ordinateur, tout le monde devait en avoir un. On ne savait pas toujours ce qu'on allait en faire au départ mais il fallait en acheter pour rester "in". Tout concourait pour passer à l'acte. C'était aussi le message qui provient de toutes les sources autorisées. Les gouvernements s'étaient arrangé avec les fournisseurs pour permettre aux prix d'être plus compétitifs, les fournisseurs de services bancaires, postaux, les fournisseurs de hardware et de software, bien entendu, aussi.

Si les jeunes étaient mordus après avoir coudoyé cet outil scolaire essentiel aujourd'hui, il n'en est pas de même avec les seniors, les pensionnés, qui voulaient aussi entrer dans le jeu. Ce fut plus qu'une question de générations à sauter ou à modéliser.

Ces nouveaux utilisateurs d'un autre âge se sont vus proposer des cours très orientés informatiques. En faire des "hobby" était évidemment le but avoué pour assurer une retraite intellectuelle.

Mal leur en a pris très souvent, malheureusement. Les ordinateurs, une fois achetés, par des non professionnels bien innocents de l'approche de l'informatique se sont bien vite retrouvés non utilisés à cause d'une petite panne de hardware, de software ou de "perso-ware". Le fiston est bien venu une fois ou deux à la rescousse, puis les choses se sont tassées... au fond du grenier. Les experts se paient et sont souvent pris en d'autres lieux très décalés dans le temps et l'espace.

Pour le 3ème âge, pour la "nouvelle vie", des écoles, des cours donnés avec matériel et connections sur Internet, ont vu le jour dans la précipitation. Le succès a été aussi mitigé de ce côté. Les enseignants, bénévoles ou non, proviennent du "milieu", parfois eux-mêmes mis sur la touche par l'âge. C'est à dire qu'ils ont eu des outils performants totalement dirigés par le côté fonctionnel et vers les tâches administratives. Le degré de connaissance des élèves était le plus souvent bien plus primaire. Le raffinement d'un clavier d'ordinateur, sa souris ne sont également d'une utilisation naturelle que pour les habitués. Encore une fois, on aime bien que ce que l'on connaît bien. Vieux principe toujours d'actualité, surtout en informatique. Les très jeunes se sont très vite et si bien adapté à tous ces maniements que l'on voudrait adopter la même approche. Ce qu'on oublie c'est qu'un jeune ne commence pas son approche du PC avec un tableur ou un éditeur de texte. Le jeu est le sésame le plus adapté pour motiver au mieux n'importe quel utilisateur effarouché. On a moins peur quand ce n'est que du jeu. Alors, vivement, le "Tic Tac Toe" ou les briques qu'il faut détruire, et cela même pour l'arrière garde.

Pour 2008, on peut comptabiliser 4,5 millions de consultations d'internet par jour de seniors entre 60 et 64 ans. Ce qui fait une augmentation de 63% alors que tous âges confondus, l'augmentation se limitait à 18,4%. Les sites d'information et qui tournaient autour de la crise financière avaient la vedette. Le web fête ses 20 ans.

Des gags par l'intermédiaire de coups de téléphone au service "helpdesk" ont fait planer, dans l'incompréhension la plus totale, des interlocuteurs qui n'étaient manifestement pas sur la même longueur d'onde. La touche "Any" qu'il fallait presser s'est recherchée désespéreraient plus d'une fois. L'anglais restera pour longtemps, la langue de l'approximation pour les non-pratiquants. La prise électrique ou la connexion avec les réseaux ont-elles été bien fixées? Vieille question primaire à toutes explications.

Les magazines de vulgarisation en informatique se sont multipliés. Le fameux SVM de départ s'est vu concurrencé par une flopée de mensuels et d'hebdomadaires à la recherche du meilleur scoop pour ouvrir encore plus la fenêtre de l'informatique logicielle et matérielle et à encore plus de complexités, aussi.

En septembre 1951, était sorti le premier numéro de "Computer and Automation" sous la plume de Edmund Berkeley. Il ne traitait que de la manière de vendre des kits pour monter des "cerveaux électroniques". En juillet 1974, David Ahl lançait "Creative Computing" qui parlait de programmes écrits en Basic alors qu'il avait le premier livre sur l'informatique tous publics "Basic Computer Games". Pour le public, on restait avec l'idée qu'un ordinateur permettait de jouer.

Il faut bien le dire, les documentations annexées avec les biens achetés quand elles sont présentes, se montrent d'une exhaustivité étouffante et décourageante pour l'utilisateur qui ne veut qu'être utilisateur simple sans être simpliste. Rien de vraiment intuitif et bien loin du « Plug and Play » vendu à corps et à cris dans l'approche de l'informatique. L'apprentissage risquait même de se mordre la queue. Il était parfois dit, en effet, qu'il fallait aller chercher plus d'informations sur internet, alors, que l'opération de base était justement l'étape de l'installation sur la toile qui était en jeu.

Destinées aux « freewares », les documentations n'étaient pas légions ou plus toujours à jour avec les versions successives qui voyaient le jour depuis leur première écriture. Dans la plupart des cas, quand elles subsistaient, elles avaient été traduites et arrivaient dans la langue locale bien peu compréhensibles pour l'anglophile d'occasion. Les « drivers », les « firmwares » devaient être maintenus au gré et au top des versions, était-il dit dans la documentation. Les softwares évoluaient en parallèle mais pas à la même cadence. Tiendraient-ils la route, ensemble? Problèmes digne de la quadrature du cercle. Le plus souvent, les documentations étaient larguées, devenues obsolètes. Donc, pas d'excès de précisions dans la documentation qui ne serait pas "on-line". Trop chères. Donc, désolé, ce serait s'habituer à lire à l'écran sans trop rechigner avec nostalgie ou ce sera quitter le bateau.

"Hard", question de rendement: Au niveau management, les erreurs opposaient les reproches à cette fuite en avant toujours à la recherche d'un toujours "meilleur", d'un "plus" sans plus penser au "mieux". Rentabilité habituelle qui atterrissait dans le cours terme aux desiderata des investisseurs en Bourse. Chercher le meilleur prix performance était valable si sa chute n'entraînait pas la perte de vitesse de tous les acteurs dans son sillage. Pour arriver à ces fins, il y avait les incitants.

Les salaires de la vente, la gérance démesurés, les budgets de publicité, massifs, les dépenses de prestige pour garder la seule image de marque n'étaient que le côté face.

Pour ne plus trop effrayer les âmes sensibles, le stress pour rester en ligne, la presse qui suit l'évolution ou la précédait en divulguant les secrets, la surestimation des budgets suivie d'une sous-estimation, étaient les côtés piles. Pléthores de concurrents qui oubliaient le coût de la réalisation pour simplement casser le prix de vente et casser la chaîne de la motivation. Tout cela avait représenté les marches de la gloire et de la décadence.

Dans le domaine des salaires, la doctrine "Pay for performance" en arrivait à être contre productive. Source de tension, ce salaire payé en fonction du mérite devenait une pomme de discorde. L'évaluation, qui pouvait la faire et sous quel principe pour établir un indice valable de satisfaction ? Le progrès, était-ce plaire au chef direct, pour faire progresser celui-ci sur la même vague ou directement lié à l'objectif principal dans la bonne gestion de la société? Le chef direct, l'intermédiaire dans la chaîne de décision, voulait faire progresser son poulain et se voyait désavoué par celui-ci dans le cas où cela n'aboutissait pas ou quand l'augmentation était désynchronisée avec l'action elle-même. Cette évaluation arbitraire poussait à l'individualisme pour faire du "chiffre" au détriment de la qualité surtout limité à l'échelle personnelle en oubliant au passage l'esprit d'équipe. Injustice pour les non primés, démotivation généralisée pour le gros des troupes non primée.

Conscientiser, responsabiliser, motiver étaient les maîtres mots qui ne s'étaient pas encore concrétiser dans les faits mais qui se retrouvent déjà, en partie, dans un Système Toyota qui se voulait efficace. Par rapport à ce système, des différences devaient exister, pour garder de nouvelles règles proportionnelles au gain globale.

Du côté des bilans de l'industrie informatique, il fallait bien avouer qu'il y a eu quelques arnaques notoires.

  • le prix des encres pour les imprimantes qui dépassaient allègrement le prix de l'imprimante elle-même en oubliant le côté écologique.

  • le PC vendu avec l'Operating System entraînant les ventes forcées

  • les copies de ses propres achats de software pour raison de sauvetage et qui se voyaient ponctionnés une nouvelle fois, lors de l'achat des DVD vierges.

  • le prix des « upgrades » qui passaient vite à la totalité du prix d'une nouvelle version de software.

  • les prix de connexion ADSL en hausses continues alors que les vitesses stagnaient pour le particulier.

  • le non durable préconisé pour faire tourner la "machine" à produire.

  • le manque de standards et d'interfaces entre les différentes marques pour fidéliser à outrance.

  • une concurrence camouflée derrière des données de spécifications non comparables aisément entre elles lors d'un achat dans une bataille commerciale.

  • une fausse idée de gratuité sur le Web.

  • Des produits achetés, plastifiés qu'il fallait déceler pour tester sans possibilités de remboursement en cas de retour.

     

1.jpgLes pionniers: Bill Gates a quitté définitivement ses fonctions exécutives chez Microsoft, ce 27 juin 2008. Trente trois ans à la tête de son entreprise, il a pu faire la pluie et le beau temps du software. Serait-ce le cycle complet de 30 ans, la base de l'informatique et l'ouverture d'une autre ère, tout aussi risquée ? Qui se souvient de cette présentation Apple en 1983?

A la suite de son premier programme, un jeu de morpion, il se lançait dans la répartition la mieux adaptée des élèves dans les classes. Harvard ne serait qu'un saut de puce de deux ans. Une politique commerciale agressive faisait le reste pour qu'aujourd'hui 90% des PC tournent sous Windows. récemment, il n'avait plus la première place de la plus grande fortune personnelle dans le monde, mais 56 milliards estimés restait une place de choix. Philanthrope, il s'était lancé dans une Fondation totalement en dehors de l'informatique. La fin de Windows? Ou le début d'un OS style Google? Il est vrai que le nouveau challenger est Google.  Le Nouvel Obs titrait un article "Microsoft dans le piège d'Internet" après son flop dans le rachat de Yahoo. Par retour de manivelle, Google avait redoré son blason dans l'affaire. Microsoft et Yahoo s'associent en finale pour la contrer. Nouvelle alliance avec Nokia. Le 6 octobre 2009, lancement de mobiles Windows phones dans le même but.1.jpg

Dans le SVM de août 2010, Michel Volle pour Microsoft. Oranisation trop rigide. Blocage des innovations qui ne remontent plus la pente hiérarchique. Les projets de la base, vu l'ancienneté des structures en place. Google, dit-il, par contre aurait installé un système d'écoute des employés.

Google veut perfectionner son moteur de recherche et se dope de "Cafféine" en testant une architecture secrète avec Sitaram Iyer et Matt Cutts, en visant l'augmentation de taille, la vitesse et la précision des recherches sur le net.

Née en 1998, la firme Google n'a fait qu'investir dans les nouveautés. 2000: Adwords et moteur de recherche. 2002: Google News. 2004: Gmail. 2005:Internet mobile, Talk. 2006: Picassa, Youtube,Maps Reader. 2007: Street View, Androïd. 2008: Chrome. 2009: Chrome OS, Wave. 2010: Buzz...

Dire que Google ennuie et gène MicroSoft n'est pas une erreur.

1.jpgMars 2011, Microsoft vient de déposer, à la Communauté Européenne, une plainte contre Google pour abus de position dominante. Véritable retour de balancier quand on se rappelle que lors de l'évolution d'Internet Explorer. Brad Smith, vice président de MS, y voit une "ironie" de l'histoire.

Car, Internet avait remplacé l'informatique dans sa finalité. On parlait souvent de l'un en pensant à l'autre inconsciemment. Qui pensait encore à utiliser l'Informatique dans son salon avec le mini PC parfaitement intégré parmi les autres instruments du multimédia. Tout s'intégrait de force ou par raisons. Déjà en 2004, les fameux spams avaient leurs jours compté d'après lui dans les deux ans. Ils ne semblent pas avoir perdu en efficacité de gêneurs non patentés. Dans le même temps, Internet Explorer reste dans la ligne de mire européenne.

Microsoft, l'éditeur de logiciel par excellence, va-t-il, à son tour, glisser dans le parallèle du software avec IBM du hardware face aux nouveau challengers « Google », « Facebook » et autres ? Certains pioniers ont d'ailleurs rejoint ceux-ci. Sont-ils prêts à ronger le marché du réel par le marché du virtuel en appuyant, par la « gratuité d'accès », sur l'accélérateur de la publicité de ce qui était payant auparavant, tout en brisant, du même coup, la couche de la production réelle et rémunératrice? Le virtuel ne va pas sans le réel. Ce n'est pas "blue sky" même dans ce monde.

Le 03 juin 2009, Microsoft lance "Bing," le nouveau moteur de recherche pour contrer Google sur son terrain. La pub en ligne en 2011 devrait approcher les 10 milliards de dollars rien qu'en Europe. "Live Search", prédécesseur de Bing, n'obtenait que 8,2% du marché alors que Google s'élevait à 64%. Cette version sera dans un premier temps, une nouveauté uniquement aux États-Unis. Rien de transcendant. C'est toujours une "machine à trouver" et bien peu un "moteur de décision". GMail est réinventé par les soins de la firme: Google Wave. Cette nouvelle manière de communiquer par emails se base sur le principe de collaboration en ligne. Communiquer par et pour tout le monde pour faire gonfler l'information et le savoir avec elle.

Travailler pour Microsoft s'est se rendre disponible sur une longueur de temps sans partage, dur et gratifiant.

Le monopole de Microsoft n’existe plus qu’en partie. On peut s'en rendre compte par plusieurs voies. L'"Operating System" propriétaire a un peu de plomb dans l'aile. Vista ne décollait toujours pas vraiment. Manque de nouveautés essentielles. Fini de lancer le fameux « Hasta la Vista » des journalistes en mal de titre vite fait en visitant les versions beta. La version définitive a laissé sur sa faim. Nous sommes dans Windows et la « fenêtre » ne s’est pas mise à battre la chamade par le vent de l’incroyable. Il y a bien les portes drapeaux que sont l'interface virtuelle, l'intégration multimédia, une meilleure recherche des fichier, la sécurité d'internet améliorée.... mais à part cela...

La version suivante, « Windows Se7en », prévue pour 2010 est sortie comme un sauveur des utilisateurs et de son concepteur. Vu le manque d'enthousiasme de Vista, elle semble être avancée à fin 2009. C'est à dire que, crise oblige, le renouveau ne peut plus dépasser les 3 ans, assignée pour son évolution. Le stress va encore augmenter. La version Midori n'est qu'encore qu'un rêve planifié.

Ca y est, ce 22 octobre 2009, Windows Seven était là.. Hasta la vista, Vista... L'échec de cette version est consommé. Trop lourde, trop lente, trop peu compatible... XP est resté plus longtemps que prévu. Au niveau Operating System, XP a gardé 68% des utilisateurs, Vista 22, Linux 5 et Mac Os 5. Remplir les caisses est devenu l'objectif car le bénéfice net de Microsoft avait pour la première fois chuté de 18% en un an, tandis que Google affichait une insolence avec 27% de bénéfices. Cette nouvelle version a couté 32 milliards de dollars en 18 mois. Il s'agit donc de récupérer l'investissement. Dans les rentrées de Microsoft, l'Operating system Windows avec les serveurs représente 50%. Les outils de bureautique 32%, XBox 13,3%.

Tout "esseulé" dans sa tour d'ivoire de Sacramento, ce grand fournisseur de "moteurs ronronnant" s'était vu attaqué de toute part, non seulement, par les concurrents directs qui voulaient grappiller une petite place au soleil, mais aussi par la Commission Européenne qui voyait malice dans leur volonté de fournir le "tout intégré". Les compétiteurs, à juste titre, avançaient une concurrence déloyale pour soutenir l'action concertée. Les sommes énormes des amendes à payer pour contraindre l'ogre à de meilleurs sentiments en détricotant le software si patiemment construit à coups d'heures de travail dans l'urgence créée par des annonces de sortie prématurées et tonitruantes. Alors, on ergote, on s'arme de toute la panoplie d'hommes de loi. Ça casse ou ça passe. Quand on doit mettre la main à la poche, c'est vraiment en dernière extrémité en sachant que le montant n'aura aucun impact futur sur son propre destin. Les utilisateurs n'auront qu'à s'asseoir sur les cloches puisqu'ils ne recevront plus gratuitement certaines fonctionnalités offertes au départ. Alors, le futur, on le voit comme ça: futur selon MS. Ensuite, on s'adapte quitte à marcher sur les plates bandes des autres en lançant des Windows Phones à l'assaut de l'iPhone de Apple.

Le portail MSN, bien que poussé le plus souvent comme page d’accueil a du mal à tenir sa place de choix. L’encyclopédie Encarta est mise à mal par la version citoyenne Wikipedia et on ferme l'arrivée en ligne. Le web résonne des gazouillis de Twitter, des microblogs à l’influence grandissante d'un réseau à moitié chemin entre messagerie et blog. Il pourrait même être utilisé dans l'espace.

Softwares propriétaires attaqués par le monde ouvert qui transige le mieux qu’il peut avec la compatibilité des formats de données et du look tout en y ajoutant des fonctionnalités inédites. Les autoroutes de l’information sont devenus en grand ce que les neurones du cerveau font toujours mieux en plus petit.

Paul Allen  était resté directeur technique chez MS, mais n'est plus qu'actionnaire aujourd'hui. Il a créé Vulcan Ventures et Vulcan Productions (films). Il est en croisade contre Google, Facebook et Apple comme voleur des brevets de sa société Interval Licensing. Les systèmes d'alertes sont en effet, utilisés par chacun des concurrents.

1.jpgLe 17 avril 2011, il va publier sa bibliographie sous le titre "Idea Man. A memoir by the Cofondator of Microsoft". L'amitié avec Bill Gates n'a été que de façade le jour où Bill Gates a voulu diminuer sa part dans MS. "Ils étaient en train de déplorer mon récent manque de productivité et discutaient de la manière dont ils pouvaient diluer ma participation dans le capital en émettant des options pour eux-mêmes et pour d'autres actionnaires", écrit-il. Le "ils" était pour Bill Gates et Steve Balmer, en 1982, alors que Paul Allen venait d'apprendre qu'il était atteint de la maladie d'Hodgkin. En 1983, suite à une participation de Balmer jugée anormale, Allen quitte et essaye de vendre ses actions à 10$ alors que Bill Gates lui en offrir 5$. Refus. Grâce à ce refus, sa fortune est estimée, aujoud'hui, à 13 milliards de $, alors que celle de Bill Gates plafonne à 56 milliards de $.

Steve Balmer, the "Monkey boy", ne fait plus vraiment rire personne. Microsoft rame. Il disait haut et fort "Un téléphone à 500 $ et sans clavier, Apple, zéro", il y a 5 ans. L'iPhone se vend par dizaine de millions et distance Windows Phone. MS TV est aux calandes grecques (06/2000-06/2007). Soapbox (09/2006-07/2009). Le Kin, aux couleurs de la marque, a été un désastre financier (05/2010-06/2010). L'alliance avec Nokia a fait plongé ce dernier, de 14%, en Bourse. "Deux dindes ne font pas un aigle", lachait Google. Windows8 est prévu au mieux pour 2012, alors qu'il est destiné aux tablettes. Balmer n'y a vu qu'un feu de paille. WebOS et Androïd feront office en attendant. Le concurrent de iPhone, Zune (11/2006-03/2011), la tablette Courrier sont aux oubliettes (11/2002-01/2011). Roy Ozzie, l'architecte du Cloud Computing et qui été chargé de donné acces à tous les logiciels du groupe, n'est plus aux commandes. Robbie Bach, le père de XBox, n'aura pas de petts enfants chez MS. Jeff Raikes, l'architecte de la Suit Office a jeté l'aponge. L'alliance avec Yahoo pour contrer Google , c'est Kevin Johnson qui y a perdu son latin, pour faire remonter un peu Bing, mais à quel prix? 

Microsoft s'est transformée en nouvel IBM, une entreprise vieillissante et pas marrante.1.jpg

Pas facile de se réinventer quand on devient mammouth même avec un trésor de guerre de 56 milliards de dollars. Quant à Bill Gates, trop occupé à sa Fondation, il n'a pas l'envie, actuellement, de jouer les Samaritain ou Steve Job, pour remettre les pendules à l'heure. Microsoft rachète tout ce qu'il ne peut produire. En mai 2011, c'est au tour de Skype, qui n'est pas rentable. Au prix fort de 8,5 milliards de $, représentant dix fois le prix du marché. Microsoft aurait-il ainsi damé le pion à la concurrence avec ce coup de maître? Skype avait 170 millions d'utilisateurs dont 8 millions de payants. Le but de MS est de supporter sa XBox, Outlook et la KINECT avec Lync. En 2005, eBay avait acheté Skype et y avait perdu 1,2 milliards de $. C'est donc, en premier, le jackpot pour eBay et une bouteille de champagne pour Facebook. A qui perd, gagne?

Microsoft a réinvesti 100 millions de dollars dans Linux pour faire se rapprocher le monde propriétaire de celui de l'"Open Source" pour atteindre une meilleur interopérabilité. Google est devenu son concurrent majeur. Internet Explorer se voit même attaqué sur ses bases. "Google Chrome", le nouveau navigateur, va faire du bruit en jonglant avec les outils intégrés déjà en place et défiant Microsoft. Google aura son Operating System dès 2010. Il sera fait pour inciter à atout faire en ligne. Informatique nuageuse ou nébuleuse? Une machine avec un processeur de base pourrait être suffisante. Peu de vitesse nécessaire, plus de risque de perdre ses données puisque les backups seraient faites à distance. Une bande passante importante pour assurer la vitesse comme point névralgique. Le software? Google Apps, pour les professionnels. Google Dico comme dictionnaire, Gmail, Talk pour le tchat, Knol pour documentation. Picasa pour la photo. YouTube pour la vidéo. Blogger pour les blogs. Nous sommes en pleine stratégie du standard minimum qui ne voudrait plus que des utilisateurs connectés.

Les magazines commençaient déjà à comparer les faiblesses et les forces des anciens par rapport aux petits nouveaux. Sera ce la version Web 3.0? Ultime outil de la publicité, très certainement. Cibler les consommateurs avec les droits de filtrer, modifier et capter par et pour Google. La recherche d'informations tout azimut dans un nouveau monopole bien plus efficace que celui de son outsider Microsoft. Firefox, logiciel libre, avait déjà attaqué dans l'environnement du Web 2.0. Dix réalités au sujet de ce Web presque obsolète? Les versions libres ne sont pas exempte de problèmes et d'attaques. Firefox 3.5, annoncé comme une version importante, se retrouve avec un potentiel de piratage, comme l'était Internet Explorer. Vœux pieux de répondre le plus vite aux attaques de la concurrence? Pieux enfoncés dans les nerfs des utilisateurs.

Steve Balmer a repris complètement les rennes de Microsoft. Aura-t-il le même charisme, le même besoin de recherche d'innovations que son ami de toujours? Rien n'est moins sûr. "L'après Bill Gates" de Maria Jo Foleg explique en détail que l'avenir n'est pas aussi rose. La suite ici. Une vidéo entre les deux "Steve".

Balmer favorise plus le marketing, la vente que théorie et la technique. L'enthousiasme, avec des résultats financier même à la bonne hauteur, ne suffit pas. Sa danse de gorille avec son cri de guerre "I love this company" est un peu surfaite. Revitaliser la culture "MS" demande de l'invention et des idées qui font la différence pour la vision du futur. Les "Baby Bills" de 2003 ne sont plus vraiment dans le peloton de tête de la hiérarchie et se retrouvent parfois sur des voies de garage intéressantes mais loin du pouvoir central. Jim Allard, Chris Jones, Stephen Sinofsky, Craig Mundie sont des grands noms au côté des 80.000 Softies anonymes. Ceux-ci bloguent sur des forums et font part de leurs problèmes moraux. La concurrence du jeunisme est constante. 90.000 personnes dans la monde, cela ne se gère pas sans certaines abandon de cohésion.

La société vient de s'offrir un comparateur de prix, www.ciao.com, pour rattraper Google. Ce n'est plus 44 milliards de dollars comme pour le coup manqué de Yahoo. Cette fois, "Greenfield Online" s'est évalué à "seulement" 486 millions de dollars. Core business contre business de raison dans un marketing de la peur du lendemain et de l'abandon du client.

1.jpgUn challenger, pionnier, aussi, on l'oublie souvent, a été Steve Jobs et sa pomme "Apple". "Microsoft n'a aucun goût, aucune idée originale, sans produits et sans culture", osait dire Steve Jobs. En 1985, il était viré par John Sculley . "Vous comptez vendre de l'eau sucrée toute votre vie ou voulez-vous changer le monde avec moi", demandait-il. ll était rappelé d'urgence pour rajeunir la gamme avec son iMac, son iPod, son iPhone et redevenir le PDG en 2000. 1.jpg

Fin 2010, Apple dépassait la capitalisation de Microsoft. Ce qui ne veut pas dire que la guerre est gagnée. On attend le retour en ping-pong.

Octobre 2010, voici le Windows Phone 7.

Entre ces deux pionniers, un conflit de religion qui ferait plus une bible plus qu'une histoire.

Les "challengers": Les logiciels libres, gratuits et avec sources incorporées disponibles contiennent les mêmes pièces dans le moteur, seulement maquillées pour ne pas les copier. Les fonctionnalités sont parallèles et prennent en charge, sans difficultés apparentes, les données cousues mains en provenance des grands parrains propriétaires.

L'histoire de Ubuntu vaut bien une messe. Lancé en 2004, il avait à l'origine Linux qui était toujours considéré comme un Operating Software très loin du Plug and Play de Microsoft. Mark l'ingénieur Shuttleworth, devenu riche, sentait qu'il devait une dette grâce aux "autres" et vis-à-vis des clients qui l'avaient soutenu. Il vend sa société de sécurité pour 575 millions de dollars en 1999, et se lance dans le système ouvert Linux dont les sources sont disponibles à la modification. Le Linux pour n'importe qui, est son but. Il crée sa fondation en 2004. Lenovo (repreneur du PC d'IBM) l'adopte récemment. Il y a 12 millions d'utilisateurs dans le monde. Amazon, Wikipedia sont des clients. Google l'adopte sous le sobriquet Goobuntu. Depuis, souvent à partir de l'île de Mans, de New-York ou d'Afrique du Sud, il fait fructifier son affaire avec succès.

Google, toute puissante, une nouvelle histoire d'amour de l'information? Une obsession de faire autrement pour Larry Page et Serge Brin, ses fondateurs, "enfants" gâtés du succès, mais gardant toujours un esprit de jeune baroudeur. Leur moteur de recherche, bricolé également dans un garage et qui mène à une multinationale coté 135 milliards de dollars en Bourse. L’ancêtre du moteur de recherche date de 1990 avec Archie qui n'était alors qu'un localisateur de fichier. En 1994, c'est plus élaboré qu’apparaît Webcrawler. Racheté ensuite par AOL.

On annonce Kosmix, indien,comme moteur recherche. Sera-ce avec ou sans pousse-pousse? Stephen Wolfram annonce mieux encore: un moteur de recherche qui "calculerait" ses réponses ou "comprendrait" les requêtes plutôt que de remonter des résultats indexés.

Basculer de l'offline, trop personnel, à l'online, plus mesurable de l'extérieur, en permanence. Un téléphone mobile, avec un OS propre, le synapse, l'Android arrive avec la publicité comme vache à lait. Le portail s'est beau, mais trouver ce que l'on cherche, n'importe où, est encore mieux. Orienter les "trouvailles" vers des producteurs les plus généreux est seulement le point négatif. "Big Brother" en esprit ? Investisseur dans l'écologique et la génétique, aussi. Cela ne veut pas dire qu'il est impermébles aux erreurs ou aux bugs. Dernier né, Google Latitude qui va apporter la localisation des membres dans l'espace à l'aide du téléphone mobile.

Chercher son chemin dans ce labyrinthe d'options, n'est ce pas la clé du succès ou de l'insuccès pour le consommateur et le fournisseur de services? Des agents intelligents comme « meta-crawler » achèvent l'intégration logicielle en captant les informations sur les habitudes des consommateurs d'Internet, pour orienter les choix en supprimant, en plus, les redondances.

Cinq ans d'existence, on pointait Facebook, le successeur de Google avec 150 millions d'utilisateur dans le monde. En 2006, il refusait de se faire racheter par Yahoo pour un milliard de dollars. Microsoft avait investit 246 millions de dollars dans l'affaire dans la quelle plus de 100 millions de membres n'hésitaient pas à s'inscrire avec leurs données personnelles dédaignant le problème de la confidentialité. Google Earth continue sa chasse à l'espace.

Depuis la dégringolade du hardware, IBM était devenu aussi un grand marchand de "solutions" avec un backup financier constitué en trésors de guerre de l'histoire.

Aujourd'hui, pour les grandes multinationales, les mainframes sont devenus d'énormes serveurs centralisés sur un point unique dans le monde, reliant tous les subsidiaires satellites. Pour le business, le PC sur le bureau. Des sociétés éparpillés par centre d'intérêts dans le monde, en réseaux intégrés mondiaux, reliés par le web, avec d'énormes bases de données, par l'intermédiaire des objets en html pour assembler rassemblés dans des bibliothèques. Mais qu'est-ce encore au juste l'oublié « html »?

Jeu de Lego, cette programmation qui assemblent les morceaux d'intelligence en donnant un input et en recevant un output que l'on espère le plus prévisible possible.

Un cas particulier, pour la maintenance des grands projets dans le temps et l'espace, il existe des softwares, type « MS Project ». Toutes les tâches y sont répertoriées dans leur succession logique, assignées, planifiées, semaine par semaine, avec des "points d'ancrage de constat" jusqu'à une date finale qui ne reculait jamais quelques que soient les circonstances. Un merveilleux outil de travail, mais qui nécessite une mise à jour continue par des personnes souvent à temps plein. Rien n'est gratuit, encore une fois. Ce qui devait être un outil de gestion des ressources humaines devient le nouveau joug, la nouvelle corde pour pendre celui qui n'arrive pas dans l'agenda fixé. Terminer ses propres tâches de la semaine sans s'occuper des problèmes des autres et du projet dans son ensemble devient la préoccupation « number one ». La qualité du travail passe au second plan. Si d'aventure, une tâche se termine plus tôt que prévu, pourquoi chercher autre chose qu'une diminution de stress. Adieu le travail en équipe ! La direction ne voit plus des développeurs, des hommes, mais des tâches. Oubliées les initiatives, les réclamations,… Seuls comptent les clicks sur les tâches finies ! Un développeur manque à l'appel : on dérange l'ordre établi sans perdre de temps. C'est beau l'informatique !

L'Inde est actuellement l'usine de la maintenance avant de passer à celle de la conception. En octobre 2008, l'Écho titrait "La high-tech indienne craint pour ses contrats et ses emplois". Les répliques du séisme qui secoue Wall Street se font ressentir à Bangalore à 13.000 kms de sa source. Les externes, intérims et autres sont les premiers touchés dans une crise. Les fournisseurs de services informatiques ne font pas exception. Les secteurs financiers et assurances constituent jusqu'à 40% de leur chiffre d'affaires. Tata Consulting Services, Infosys, Wipro, etc occupés à hauteur de 200 millions de dollars de sous-traitance pour Lehman Brothers, les 1500 personnes sur place à Bombay se voient un avenir rétréci d'autant. La re-négociation à la baisse des contrats est prévisible. La compétition recommence entre ces sociétés du travail à bon marché.

"Internet reste net" écrivais-je, un jour. 2009 est l'année de son vingtième anniversaire. Il a transformé le commerce mondial. Beaucoup d'utilisateurs se sont rendus compte que certains produits étaient moins chers en se passant des intermédiaires et en commandant par l'intermédiaire d'internet tous les biens de consommation. Pas d'infrastructure lourde de vente, pour raison. Une page d'accueil suivie d'une série de prix pour concrétiser les rêves. Les achats en ligne n'ont fait qu'augmenter de concert, aux risques et péril des utilisateurs qui deviennent, eux mêmes, leurs propres arguments de vente. Réduction d'autant du personnel dans le commerce "ancienne vague". Est-ce une anarchie contrôlable ? Le "gratuit" fait oublier beaucoup de chose. La qualité de l'information et le prix sont souvent trop antagonistes. Oui, il y a des articles qui valent leur pesant d'or et qui viennent de "générateurs" d'information, mais il faut les déceler au travers d'un fouillis de fausses informations ou mal contrôlées parce que contrôler demande de l'investigation et du temps. La vidéo et l'image, air du temps, commencent à détrôner l'ère du texte. La majorité des blogs sortent souvent en copier-coller "entubés" dans une originalité douteuse ou frelatée. Les sites citoyens ne sont pas souvent mieux lotis. Même les interfaces de la modération ne peuvent assurer la véracité de ses dires. Tout est une question de prix et les connaisseurs sont bien loin d'assurer l'intérim dans la fonction. Les commentaires ne sont que des pis-aller dans lequel l'ego est plus marqué que la pureté de l'info. Si objectiver n'est pas possible ou fiable, il faut subjectiver le sujet dont n'est pas nécessairement ni au moulin, ni au fourneau, pour, seulement, garder l'audience. Les morceaux de vie sont donc stockés, entachés d'erreurs et de déviances. Aux moteurs de recherches d'assurer la captation de l'info dont on ignore le degré de vraisemblance. Vinton Cerf, un des fondateurs d'Internet par sa participation dans l'élaboration des protocoles TCP/IP, affirme qu'Internet n'est qu'à ses balbutiement. La norme IPV4 permettait de créer 4,3 milliards d'adresses et suffisait à l'époque expérimentale des débuts. Le système DNS traduisait celles-ci de l'alphabétique au numérique. La norme IPV6 approche.

Mais, qui contrôle Internet? Il est certains qu'un minimum de concertation et de standardisation est nécessaire pour ce conglomérat anarchique d'ordinateurs. La gouvernance est toujours d'actualité. Dans les années 60, la DARPA (Defense Advanced Research Project Agendy), les préoccupations étaient complètement militaires. Il s'agissait de pouvoir réagir à une attaque nucléaire par les communications. ARPANET va dévier le projet vers la recherche scientifique fondamentale. L'ouverture au monde va se produire ensuite en 1983 avec MILNET. La NTIA (National Relecomunication Administration) y verra aussi un intérêt commercial. Dès 1998, ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) décide de ces noms de domaines à l'aide du DNS (Domain Name System) et crée progressivement les 13 domaines dont l'extension permet d'orienter les messages vers les destinataires (.com, .org, .fr...). Il devient de fait le maître à bord avec son partenaire VeriSign. Le 30 septembre 2009, renouvellement du contrat avec le gouvernement américain. Rod Beckstrom au gouvernail.

Simplement traiter l'information: Une base de donnée construite par le citoyen pouvait faire concurrence au professionnalisme des encyclopédies papier de Britannica ou autre. Wikipedia contient plus de 2,5 milliards d'articles en anglais, 680.000 en français. Le site est le 5ème le plus visité au monde. 250 millions de visiteurs par mois. D'autres langues sont disponibles évidemment. Ce sont les internautes qui produisent l'information bénévolement. Quoi de plus magique que l'interactivité, la mise à jour en temps réel ? Du coup, Wikipedia se retrouve 25 fois plus étoffée que l'encyclopédie Britannica. Auto-régulée, aidée de vidéos et de liens vers toutes les autres activités dans le monde. Le rêve? Il n'en reste pas moins qu'il faille le prendre avec des réserves. En faisait l'essai d'une entrée d'informations que l'on sait erronées, la correction n'est pas immédiate. Le bilan après cinq ans crée parfois des déçus et aussi des surprises sur la gratuité qui n'existe plus toujours. Wikipedia, une autre fondation, qui a le mérite d'exister à condition que l'objectivité suive les intentions de départ. Les encyclopédistes doivent contre-attaquer en donnant des accès libres de 200.000 articles.

Depuis, le 20 novembre 2008, l'Europe donne également accès au patrimoine culturel européen, multilingue et multiculturel sur europeana.eu avec les œuvres des auteurs avec l'ambition d'explorer le rêve des idées. Comme souvent, pourtant, certains pays européens restent à la traîne. La participation de la Belgique est, paraît-il, décevante.

Le "Grid computing" (grille de calcul) joue à fond dans le virtuel des interconnexions et des clusters, tout azimut, et pourrait-être à la pointe en Europe tout en restant dé-localisé et hétérogène. Calcul à la demande autorisé par l'intermédiaire de middleware, des intergiciels, inter-applications, projet ancien, non abouti, de Bill Gates.

"J'avais une aphte, j'ai fait une recherche sur internet sur les sites médicaux. Une heure après, je faisais mon testament", disait Anne Roumanoff avec un certain humour.

Trop d'informations tue l'information, disait quelqu'un.

Le télégramme n'existe plus, c'est l'eMail qui le remplace et qui envahit. Le minitel avait déjà commencé le travail de sape. Depuis, on informe, on désinforme, sans bourse délier sur la toile dans laquelle l'araignée veille. Une boîte perso d'eMail est devenue la poubelle de la pub qui ne se résout que par l'abandon ou le changement d'adresse de la victime trop peu vigilante.

Le fax avait un numéro reconnu sur les cartes de visites annexé au numéro de téléphone et a été polluée avec des messages inutiles imprimés automatiquement au frais du récepteur. Ce qui était intéressant et gratuit, au départ, tourne à de l'invasion avec un coût non négligeable pour son éradication. On pouvait débrancher le fax. Pas possible pour les eMails. Il suffit de le constater, avec le contenu de sa boîte aux email, au retour d'une période de vacances.

Déplacer les problèmes ne les ont jamais résolus. On va le comprendre de plus en plus dans l'avenir.

Les restructurations à tour de bras, même pour baisser les redondances, ne diminuent jamais les coûts de la "Grande Trappe" même avec plus de goût qu'une "Grande Gaufre".

11/10/2008

La Grande Gaufre (14)

Tableau 14: Muter ou mutualiser pour vivre ou pour survivre ?

«  Le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire. », Friedrich Nietzsche

1.jpgLe citoyen consommateur d’informatique, tout comme l’entreprise et les sciences n'auront jamais de cesse, de demander toujours plus de puissance de l'informatique. La gourmandise frise l'indigestion, mais le marketing tente de garder la posologie adaptée.

La science continue de demander des super calculateurs. Les entreprises, des engins de calcul pour donner les résultats comptables dans les plus brefs délais, résultats qu'elles veulent présentés en longitude et en latitude. Le citoyen, avec son PC, n'a pas été oublié, non plus. Le multimédia, le traitement de l'image et de la vidéo, la CAO, la DAO n’ont, en effet, pas demandé moins de voracité en puissance. Pour agrémenter, il y a de plus en plus de convivialité visuelle et intuitive qui coûte énormément de force de calcul en temps réel. Qui penserait encore à faire marche arrière? L'utilisateur veut se rapprocher de ses envies, de ses rêves et veut s'y retrouver dans ces habitudes les plus intimes sans chercher trop longtemps. L'ordinateur n'est plus seulement un engin de calcul mais aussi une machine à tout faire. Le virtuel flirt avec le réel.

1.jpgAu niveau professionnel, le hardware en arrive à dépasser le software qui se retrouve à la traîne face à la compatibilité partielle de sa structure. Le risque est grand de mettre à jour son hardware, alors que le software n'est pas encore opérationnel.

Pour le citoyen, l’achat d’un PC pour remplacer le précédent, et passer à la génération suivante, demande cependant un facteur prix performance substantiel. Il va se fixer avec plus d’objectivité appuyée par les conseils des magazines d’informatique.

L’obsolescence du matériel et des programmes décroît depuis quelques temps. Les vieilles machines sont utilisées comme backup. Lassitude, saturation? La poule aux œufs d’or aurait-elle été étouffée dans l'œuf?

HP, après Acer, affichait une santé de fer pour son 3ème trimestre 2008 (14% de plus sur un an). Une croissance essentiellement soutenue par les marchés émergents, les fameux BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et non plus par l'intermédiaire des États-Unis. Pour les autres, le progrès est moins clair.

1.jpgQue manque-t-il encore pour faire le bonheur de l'homme, devenu "numérique" en théorie ou toujours "analogique" dans la pratique ?

Voyons ce qui se passe dans le réel du l'utilisation uniformisé de l'informatique? Aujourd'hui, vu les possibilités accrues apportées par cette nouvelle technologie, tout le monde croit qu'elles deviennent infinies. Faire "plus" avec "moins" de forces de travail en s'adaptant avec le "mieux", voilà le produit « miracle ». Le malheur, c'est que la complexité des processus n'a fait que croître. Mieux organisés et structurés, peut-être, ceux-ci restent encore loin des réflexes humains. Les menus déroulants n'auront jamais plus d'efficacité que celle de ses utilisateurs en se perdant souvent dans les méandres de la complexité. Descendre dans l'arbre d'un menu en espérant se rapprocher de la finalité et du besoin, demande logique, connaissance approfondie et photographique pour ne pas se voir obliger de remonter en catastrophe à son sommet. Seule, l'habitude peut espérer le moins de voyage du "singe" dans son arbre. Les standards des processus de recherches continuent à se chercher dans les arcanes de l'imagination. Is time still money? Il suffit de se rendre dans n'importe quel service clientèle pour s'apercevoir des déboires des fonctionnaires, pourvoyeurs de renseignements et de services.

Au niveau du "hardware", le clavier reste le seul moyen de communication. La reconnaissance analogique de la voix humaine, de sa langue propre, semble poser encore problème au niveau de l’interprétation et de la traduction. Le nombre de langues possibles et les risques physiologiques donnent d'énormes problèmes. La traduction simultanée piétine dans la foulée.

La carte à puce pour les humains, la puce d’identification pour les objets remplacent progressivement les barres codes. Identifier permet de mieux cerner l'utilisateur, le consommateur. Protéger la vie privée, l’éthique, ne font plus partie des préoccupations face au marketing. Celui-ci est devenu le pirate autorisé. Avec la crise, qui a vu une chute des ventes, il faut consommer. La publicité ne fait pas tout, il faut l'accompagner par des approches plus efficaces encore. Et on a des idées, la « Séduction n'est qu'un jeu ». Les réseaux d’un ensemble informatique se sont vus étendus sur la toile Internet au monde entier. Connaître les portes d’entrée d’un système permet de s'insérer et d’utiliser toutes ses pièces à distance. Le décor est planté.

Voyons les évolutions futures au niveau de chacun des éléments.

1.jpgLe PC, le Personnel Computer 5150, avait été lancé par IBM, en 1981. Il a aussi presque sonné le glas de son créateur. L'innovation "Big Blue" a fait naître une myriade de sociétés pionnières qui ont évincé l'original sous ses clones. Il devait centraliser le savoir par la puissance. Il a dépassé les espérances par sa décentralisation, par l'autonomie des efforts et par son potentiel immédiatement productif. Beaucoup d'efforts parfois vains qui ont engendré l'assistance de "gourous" spécialisés, car n'est pas PC maniaque qui veut. Que faire d'utile avec cette bécane à part au bureau? Internet a donné la réponse. Une fois interconnectés, le PC a ouvert les vannes de l'intérêt réel par les rapprochements entre les citoyens du monde. Le PC rendu social par l'explosion des contacts. Les heures devant l'écran explosèrent. Cette ouverture sur le monde fascinait aussi effrayante qu'intéressante, mais personne n'en avait cure. La peur viendrait au détour d'un click malencontreux avec un virus à la clé.

Depuis, tel que nous l'avons connu, le PC vit, peut-être, ses dernières années de gloire, victime d'autres médias encore plus puissants ou plus minis et confondus dans ces fonctionnalités. Le PC complet n'existe toujours pas vraiment et pourtant certains pensent qu'il est devenu trop basique. A notre époque, toujours en porte à faux, le durable n'existe que dans l'exceptionnel et le miraculeux. Les machines "intelligentes", prennent des formes inattendues en téléphonie. Caractériser en cloisonnant en fonction du but à atteindre comme on le faisait auparavant pour les grosses bécanes: maxi, mini ou micro. Le consommateur nomade et le sédentaire n'ont, en effet, pas les mêmes objectifs. Tout comme pour la vieille chaîne HiFi, le rendement de l’ensemble dépendra seulement du maillon le plus faible. Ne cherchez plus docteur, ce n'est plus dans la tête mais dans ses neurones qu'il faudra rechercher son futur: ceux qui se connectent entre eux et qui ne suivent plus la vitesse du processeur, c'est bien de son niveau de connexion qu'il faudra s'inquiéter. L'ultra portable séduit (l'Eee-Pc d'Asus). On ne sait plus s'il faut parler d'un ordinateur ou d'un téléphone portable plus évolué. Les prix sont d'ailleurs de plus en plus comparables. Après Apple, Google va sortir son concurrent à l'iPod. Léger et bon marché. Pourquoi pas? Un jouet pour de plus grands enfants que nous sommes. Aura-t-il vu le jour pour informatiser les pays émergents dans le projet "One laptop per child"? "Razzia sur les ordinateurs portables" titrait le Nouvel Obs. PC miniature et baisses de prix ont réveillé le marché de l'informatique français. Une augmentation de 45% sur un an et 1,25 million d'unités vendues en trois mois.

Le netbook à 250 euros comme prix de base. Le quart d'il y a 10 ans. Bientôt le PC de poche avec VOIP (Voice Over Internet protocol). Quand la "bête" rame, que faire? Réinstaller, mais attention pas de CD à disposition. Attention à l'historique des installations postérieures. Le "tout-fait", c'est pas du sur mesure. La "propreté" demande de la réflexion et du temps. Car le sommeil demande un certain étirement sur les "muscles". Rajouter de la RAM? Oui, mais laquelle, car là aussi, il faut se renseigner et savoir si ça vaut le coup et les petites économies ne sont pas nécessairement à la hauteur des buts avoués. L'Inde s'y est mise pour créer l'"ordinateur" à 10 dollars. Désenchantement, il bugge déjà. Le Netbook est parfait comme ordinateur d'appoint, comme second couteau. Il pourrait se dégraisser encore plus avec l'OS de Google et le "cloud computing". Plus de connexion hors-ligne et plus d'ordinateur en stand alone. Indépendance perdue. Plus de hors-piste en espérant que le robinet des données ne se rouvre pas après une longue période d'hésitation et grâce une bourse bien déliée.

L'Ecobook existe aussi. En bambou, la bête d'Assus, presque biodégradable avec une consommation adaptable selon l'usage. Est-ce pour confirmer la quadrature du cercle apportées par les déchets qui se retrouveront dans les décharges en Inde dans le futur ?

1.jpgAssus a surtout lancé la mode du Netbook. Du PC qui devrait servir pour se connecter à la Toile, exclusivement, mais qui en définitive, va beaucoup plus loin avec des objectifs de réductions de taille et allongement des possibilités baladeuses. Près de 10 heures d'autonomie sans rechargement des batteries. Qui dit mieux. Les ventes ont explosés. Si les concurrents s'affolent et sortent en vitesse des engins du même type, Assus reste en tête dans ce créneau. 1.jpgLes EeePC vont avoir avec le T91 leur premier Netbook à écran tactile. Une manière d'avoir la souris au doigt et à l’œil.

Les tablettes vont-elles effacer les PC après 30 ans? Le Science et Vie n°1127 se pose la question. 

Les défis restent. La puissance, la mobilité, la sécurité, l'autonomie ne sont toujours pas au top. Que ce soit pour les PC ou les tablettes.

 

Le processeur, lui, a eu une cure de jeunesse avec son "copain coopérant" en "dual core" (son cœur double). Voilà une autre manière de passer au RISC, le multiprocesseur. La "bande des quatre processeurs » est en marche. La progression binaire n'est déjà plus de la fiction. Intel lance le microprocesseur "le plus rapide sur Terre". Pourquoi faire et pour qui? Comme je le disais ailleurs, un ensemble se retrouvera à la traîne de son maillon le plus faible. Six cœurs, ce n'est plus un problème. Pourquoi en serait-il autrement? Pour les grands utilisateurs, là où le prix n'est plus réellement "public", on a dépassé depuis longtemps ces limites. Maîtriser l'énergie du Centrino2 reste la préoccupation.

AMD annonce la "bande des 8 et des 12" pour 2010. Rien n'arrête plus le travail en parallèle. Il paraîtrait que le 100 cœurs (non, je n'ai pas dit sans cœur) pourrait voir le jour dans les années 2020 à 2030. Les 32 bits sont dépassés. Détrônés par l'architecture des 64 bits. Oui, mais... plus vite dit que fait. Le software devra jouer, en dilemme, dans la gamme pour exister et rester, néanmoins, subsister chez les anciens clients possesseurs de 32 bits. Actuellement, il n'y a que Linux qui soit prêt. Rien n'est parfait, en ce bas monde. Les retardataires sont toujours la plaie de l'informatique. Le PC de bureau de 2010 travaille au niveau de 2 milliards d'opérations par seconde. L'ordinateur le plus puissant, le Jaguar de la firme Cray, multiprocesseur, a un potentiel théorique de 2,3 millions de milliards d'opérations par seconde. C'est à dire 2,3 petaflops. Le Tera-100 de CEQ et Bull de 1 petaflop a déjà un petit frère en préparation 100 fois plus puissant.

Nous venons de sortir des teraflops (milliards d'opérations) pour celui des petaflops. Bientôt les exaflops, les milliards de milliards d'opérations par seconde. Le cerveau, on l'estime au niveau d'une centaine de petaflops.

Mais lui au moins ne consomme pas autant d'énergie pour y arriver. 37°C. Une paille. Pour l'ordinateur, c'est la consommation électrique qui va exploser. Il faudra bientôt passer de l’électron au photon. On ne parlera plus d'ordinateur électronique mais d'ordinateur photonique. Mais, il y a encore des progrès à accomplir.

 

La console, l'écran. La fiabilité est devenue très grande et seule des pièces chères comme l’écran ou la carte mère empêchent de ne pas penser à une conversion du « matériel dur au souple » que l'on se mettrait dans une poche. Si ce n’est les entreprises qui demandent une fiabilité hors norme, en temps réel, tel tout ce qui touche à la sécurité des hommes (par ex. l’aviation), les autres sociétés se complaisent avec des règles de up-time qui dépasse les allègrement 99% sans jamais atteindre les 100%. La fiabilité totale va se satisfaire d’une redondance de machines qui vont s’observer l’une l’autre et prendre la charge de la plus défaillante. Le risque zéro n’existe toujours pas, mais on le fait exploser pour le contrôler. Il faut, désormais, une série de points noirs pour sortir des chemins battus et tomber dans le crash, tel qu'on entend pour les avions. Google a créé son propre "Operating System" destiné à de petites stations ou consoles et qu'il a nommé Androïd. Le eMail devient chez eux Google Wave. Des développeurs dans le monde ont pu aider à son développement "Androïd Developper Challenge". Dix millions de dollars sur la table en plus de l'aide "généreuse". Cet OS est indépendant de la plate-forme sur laquelle elle sera installée. Ergonomie avec le téléphone au poignet dans les projets. Toujours l'idée de rapprocher l'homme et la machine avec des interfaces de plus en plus adaptés à la tâche humaine. Le système OLED pour les petits écrans semble être la solution du futur dans la petite dimension, le LCD, dans le moyen de gamme, le plasma, pour les grands formats. Côté "prix", le consommateur est parfois pris en otage à l'achat d'un objet de haute technologie, appâtés par des prix attractifs et se voir imposer en surplus des éléments supplémentaires, hors de prix mais obligatoires. Une télé plasma, par exemple. HDMI, évidemment. Le câble à lui seul coûte une fortune. Câble réseau RJ45, internet ready, of course. Le Blue-Ray ne fait pas exception. Sony a par contre la désagréable habitude de ne pas aimer les écrans géants. Les câbles sont aussi propriétaires. Le format de l'écran est espéré à sa meilleure résolution, malheureusement, les télés de dernières générations sont toujours incapables d'identifier le signal HDMI. le Blue-Ray est en panne d'idée. (460p alors que la télé est en 1880p). La qualité, c'est pour demain ou avec bidouille. Le Wii est aussi en RJ45 et demande un détecteur de mouvements.

 

La mémoire: La morte6 ROM n'existe plus vraiment que pour lancer le BIOS. La mémoire vive RAM verrait même ses dernières années, remplacées par des circuits de mémoire Memristor avec "plus d'intelligence" en se remémorant par l'"expérience" dans une "logique floue", celle de l'intelligence artificielle. Les grandes capacités seraient assurées par des mémoires flash pour pouvoir relancer la machine sans temps mort. La mémoire flash SDD (Solid State drive) consomme résolument très peu avec ses 4 à 20 GBytes.

 

Le stockage: Pour l’utilisateur particulier, les disquettes, les rubans magnétiques ont disparu. Le disque dur a remplacé progressivement la bande magnétique qui ne jouit que d’un accès séquentiel. L’accès direct n’est plus un problème vu que le volume n’en est plus un. Tout dépend de ce qui est à stocker. Le CD et le DVD sont les remplaçant temporaires pour le transfert des données à stocker. Ils sont concurrencer par les sauvetages, backup, offert gracieusement ou à des prix concurrentiels toujours disponibles sur la toile et ses serveurs gigantesques. Les gigas bytes ou octets ont fait place aux teras et autres unités encore plus faramineuses. Autre combat entre la mémoire flash et le disque dur. Le disque dur, le plus ancien, jouit d'une capacité de plus en plus étendue pour la même surface. Il est, par contre, sensible aux chocs et aux vibrations et consomme aussi une énergie incompatible avec la longévité électrique du nomadisme vu que les cellules solaires ne semblent pas donner l'énergie suffisante. Le challenger au disque dur, la carte SD a l'avantage de la miniaturisation, de la non-fragilité, de la faible consommation et est plus en relation avec le nomadisme, mais reste encore de capacité relativement réduite. La compression par programme des données, la miniaturisation restent les points forts du stockage. Les Moteurs de recherche devront aller plus loin et suggérer les questions plutôt qu'y répondre. Le Web 3.0 va créé cette connaissance en en créant d'autres dans un Web sémantique. Actuellement, il est reconnu que 45% des 6 à 11 ans passent la moitié de leur temps derrière un écran. On ne peut plus se contenter d'espérer que ces jeunes ne soient aidés que par eux-mêmes. La machine va leur faire apprendre ce qu'ils n'osaient pas par eux-mêmes. L'IA, l'Intelligence Artificielle prendra probablement une place de plus en plus grande. Toujours plus intuitifs, anticiper les désirs avec le projet « Morph ». Le livre électronique devra être interactif aussi comme on le retrouve sur la toile. Lisible grâce à la lumière du jour, elle-même, plus reposant à la vue et moins consommatrice d'énergie propre.

 

Les communications: L'ADSL malgré ses dix ans d'âge n'a pas subit de révolution à la hauteur de ses ambitions. Fiable, mais trop cher. Les fibres optiques vont-elles faire le grand saut? En Belgique, Belgacom annonçait quelques 1.314.965 clients sur la large bande du haut débit. De 1999 à 2008, la vitesse de ce « haut débit » est devenu 60 fois moins cher. Amusant rapprochement entre deux données qui ne se prêtent pas au partage vu que le prix est monté de 3è,18 euros à 41,75 dans la même période. Voudraient-ils annoncer la fin de l'ADSL? Véritable poule aux œufs d'or? Non, l'ADSL change seulement de nom « Belgacom Internet » sans ajouter un iota de vitesse en supplément. Pourtant, quand on attend, cela n'a jamais le punch suffisant sur la Toile. Connecté veut dire précautions et antivirus. Comment protéger sans ralentir l'ensemble des machines. Impossible? Connecter, on oublie qu'on l'est et qu'on doive protéger sa vie privée et ses données précieuses. Le réseau Internet est devenu presque gratuit à l’utilisation un fois la location de la ligne assurée. Le minitel fait office d’ancêtre. Internet vers l’extérieur, Intranet vers l’intérieur des sociétés, accessibles derrière des pare feux efficaces avec mot de passe comme sésame. La connectique se modernisera bientôt avec l'USB 3.0 qui ira dix fois plus vite dans les transmissions que la version USB 2.0 avec 5 GBPS. Pourra-t-on communiquer avec plus de justesse? Question sans réponse.

 

Impression: La grosse imprimante avec papier zigzag a disparu. De petites et moyennes imprimantes laser ou à jet d’encre suffisent largement atteignant des vitesses et une qualité jamais atteinte précédemment. La photocopie, le scanner, le fax et l’impression ne font plus qu’un intégré en input - output. Le software fait le reste.

 

L'image: là, on frise l'inespéré. Elle n'est plus photographique. Le numérique l'a rendue artificielle. L'arnaque est tellement présente qu'elle ne vient même plus à l'appui de la justice. Le Multimedia, multifonctionnel avec téléphone, photo étend l'image en dehors de toutes les limites de l'imagination. Les appareils photos numériques en arrivent au ridicule. Suite à une surenchère du marketing, on vient de créer le Samsung L310W qui se targe d'apporter un "plus" avec une résolution maximale de 13,6 mégapixels. Quand on sait que cela ne sert qu'aux grands formats papier. Ce ne serait rien si en plus ce n'était pas un handicap. 6MB par images, un temps accru d'autant en latence et une perte de qualité par l'effet de bruit qui dégrade l'image.

Je lisais dans un article d'informatique un titre prometteur "Prothèse informatique". Sur les appareil "moderne" destinés au grand public, on remplace la notion de vitesse et d'ouverture de l'obturateur. Le test de profondeur de champs, alors? L'automatisme va dans le sens de la photo gadgétisée "portrait", "paysage", "sport"... Comme si on ne devait jamais mélangé. Connaître comment cela va de manière plus précise est diablement plus intéressant. Encore une boîte noire qui pourrait s'ouvrir avec profit.

 

Le logiciel. La bataille entre le propriétaire et le libre continue. Linux, GNU, lui donne son moteur avec toutes latitudes pour le transformer à loisir par l'utilisateur lui-même. L'équivalent de douze mois d'abonnement à internet auquel, il a un accès immédiat 3G. "C'est la première fois, qu'on a une "régression" technique, tout en ayant des qualités que l'on n'a pas avec un ordinateur plus performant." était-il constaté dans un article. L'« Operating system », propriétaire ou libre, vieille querelle, presque d'arrière garde vu les liens en capital qui les lient. Linux a de l'avance à l'allumage avec son Symetric Multi Processor (SMP). Il a les avantages de ses inconvénients. Les algorithmes, les sources sont disponibles pour n'importe quel plate forme. Il a donc la souplesse de l'imagination, de l'invention de millions d'internautes potentiels dans le monde, mais doit être recentré par des sociétés tel que Mozilla ou Ubuntu (et bien d'autres), pour garder une "forme générale", éviter une avalanche de redondances et être validé pour garder la fiabilité. Les « patches » pour raison de sécurité ne manquent pas du côté Windows, non plus. Encore en deuxième ligne, son "explosion" intéresse moins les hackers plus sensibles ou énervés en fonction des intérêts en jeu, mais qui oblige l'utilisateur à garder sa porte ouverte pour la remise à niveau quotidienne pour suivre les nouveaux périphériques hardware. Comme c'est automatique, pourquoi s'en priver? Download et Upload se partagent donc, en gros, la bande passante et pourrait dépasser ceux de la musique d'Internet par sa fréquence. Le traitement de texte est loin d'avoir trouver son correcteur orthographique à la mesure de ses ambitions et cela dans toutes les langues. Pas minimaliste, du tout, le futur! "En April, ne te découvre pas d'un file". On y adhère et on se plie aux nouveaux noms et on adopte aux nouvelles manières de penser. On peut même se payer le luxe de mener de front les deux Évangiles. La crise va peut-être inversé les pouvoirs de manière inattendue. La cyber-guerre n'est pas de la science fiction. Ca, c'est sûr.

"Vista", "hasta la vista", comme disait ses détracteurs impatients de le voir sortir, son interface est loin d'être aussi intuitif qu'espéré. Changer une résolution d'écran n'est pas aussi simple. Défragmenter à chaque sortie, c'est se risquer une minute dans la vue. Ne le faire que globalisé, c'est se ramasser quelques heures. L'étendue du disque a de ses contraintes. Installer les patches des pilotes, vaut mieux avoir internet qui fonctionne pour charger les dernières mises à jour en espérant que tout y est en place sans pages disparues. Mais il y a des compensations; cela s'ouvre plus vite, surfer est plus cool, la sécurité est plus ferme, le Firewall du proprio est moins consommateur. Tout n'est pas simple même dans le meilleur des mondes. Alors, Vista eu le coup de bluz et dès 2010, ce sera Windows7 qui arrive avec ses nouvelles fonctionnalités. Le côté "user friendlyness" devra garder la barre. Le "nice to have" peut très vite devenir le "shit to use" si la complexité prend le pas pour combler les arguments du marketing.

1.jpgLe magazine PC Expert avait un article qui disait que le "PC parfait est virtuel". La virtualisation donne le potentiel sans le problème de maintenance tout en influant sur le réel lui-même. Créer des partitions logiques de son PC Matériel semble être une solution adaptée à la force de calcul de plus en plus importante. La percée récente de Linux a accentué la tendance. Cacher le fonctionnement interne avec une représentation simplifiée et stable est préconisé. Simplification de la réplication de l'utilisation optimale des disques avec sécurité en parapluie déléguée au virtuel. Un hyperviseur dans le moteur selon le principe Xen travaillant en émulation de tous les softwares existant avec une perte de moins de 5%. Si au niveau "serveurs", l'augmentation du taux d'utilisation et de la rentabilité des machines est importante, au niveau machine personnelle, c'est moins clair. Les serveurs étaient employés souvent à moins de 8% de leur capacité. La bande passante des réseaux reste le maillon faible. Le Mac et le PC ont fusionné leurs potentiels depuis le processeur Intel retrouvé dans les deux machines. "Fusion" est un approche mais les performance chutent et le PC natif reste forcément meilleur. WinDev était représenté comme le software du développeur.

 

1.jpgLes dangers: Les particuliers livrés à eux-mêmes, sont souvent seuls responsables de leur manque de précautions perdus dans l’euphorie et l’excitation de la découverte et de la volonté de partager. Les hackers auront une avance sur leurs correcteurs et les dégâts occasionnés ne seront jamais assumés par les pourvoyeurs de logiciels. Rester en dehors du coup, en dehors des connexions, plus personne ne le pourrait. Ce serait s'exclure de fait des mises à jour correctrices des éditeurs. Le risque majeur restera les virus indétectables.

"Doit-on avoir peur de la planète Facebook?", lisais-je. Phénomène du Web. Réseau social. "Cherche ami d'urgence" serait le sous-titre. La génération d'avant "glandait" dans les rues. Celle-ci "glande" devant l'écran noir de leurs nuits blanches. Depuis 2004, succès commercial incontestable pour ce teenager milliardaire de la nouvelle vague, Mark Zuckenberg. Il ne s'agit plus d'afficher des photos familiales. La curiosité, le besoin d'appartenance à des communautés ont fait le reste. Plus de 110 millions de "Faces" inscrits dans le monde dans ce "book" planétaire. Socialiser avec l'assentiment de ses utilisateurs, n'est-ce pas le meilleur marketing? Être membre et exister, pourrait-on dire.

Le calcul pourrait encore s'accélérer avec l'ordinateur quantique. Le bit numérique "0" et "1" pourrait s'assouplir par les qubits et répondre à des équations linéaires plus rapidement même si la précision y perdrait. La durée de calcul se ferait en valeur proportionnelle aux logartithmes plutôt que purement numériques. Face à la rapidité nécessaire, l'approximation suffit dans beaucoup d'applications comme la météorologie, le traitement de l'image, par exemple.  

Le futur de l'imagination: L'énergie, la génétique, la médecine, la cellule, le cerveau sont devenus les nouveaux challenges du 21ème siècle. La complexité ne fait plus peur avec les forces de calcul en expansion.

Toutes les évolutions qui n’ont pas assumé le temps de retard de l’homme vis-à-vis de la machine tournent pourtant un jour à vide. Le rythme d’absorption de la connaissance n’est pas aussi rapide que la machine. La performance accrue patinera (c'est peut-être déjà le cas) tôt ou tard.

Les avantages de l’évolution ne sont plus aussi flagrants. Le progrès utile s’effrite dans les gadgets.

Chacun se cherche au niveau de la production. Réduire les coûts n’a pas quitté l’esprit des décideurs souvent financiers pour réaliser les bénéfices idéalisés par Wall Street. Cercle vicieux du bénéfice à court terme. Reflex automatique puisque le revenu échappe au contrôle. Le consommateur lui-même n’est pas blanc bleu dans le processus d’entonnoir en maintenant ce seul esprit de « tout et tout de suite ».

Le problème n’est plus de savoir si on peut faire les choses, mais pourquoi les faire et surtout pour combien de temps.

Le coup de poker pour le rachat de Yahoo par Microsoft a échoué. Les logiciels de gestion existent depuis un certain temps dans leur simplicité demandée par les utilisateurs de bas de gamme qui font tout de même la plus grande partie quantitativement. "Le logiciel n'est pas mort" est-il dit tout de même ailleurs. Apple semble aller à contre courant. Le "cloud-computing" d'un  autre côté et la "old school" qui télécharge des applications pour l'iPhone. Peut-être. Mais, c'est oublier que la confidentialité, la "customomisation" d'antan, c'est fini.

Le livre devient électronique. Visions antagonistes? Pas tellement. Plutôt complémentaires. Lire différemment? Encore faut-il en avoir le temps quand on remarque qu'il y a, souvent, plus d'écrivains que de lecteurs dans notre monde qui veut aler toujours plus vite? "L'environnement devient cliquable dans une virtualité bien réelle" annonçait Joël de Rosnay au sujet du CamPhone.

Tous les chemins mènent à Rome dans le monde virtuel ou réel, à condition d'y arriver.

Le journal l'Écho (19/8/2008) se posait la question de savoir "Comment l'informatique va se sortir de la crise économique?". Comme toutes les crises, celle-ci sera cyclique. Une autre bulle qui reviendra au point de départ avec de nouveaux concepts légèrement adaptés pour relancer le schmilblick. Tout dépend du charisme des décideurs et surtout des inventeurs qui seront écoutés ou non.

Une autre fois, on parlait des supers calculateurs qui seraient toujours destinés aux applications scientifiques, aux universités, aux industriels et aux militaires. La simulation est un processus souvent utilisé et très complexe. La climatologie espère pour 2012 atteindre une précision dans la résolution  de l'ordre du kilomètre. Les réseaux en grilles de l'EGEE avec 80.000 ordinateurs sur 300 sites n'ont pas près d'éteindre leur capacité. Toujours en 2012, les informations augmenteront de 4 PicaOctets par an, ce qui équivaudrait à 10 kilomètres de CD empilés en hauteur.

Reculer pour mieux sauter dans le style d'une nouvelle gestion? La crise oblige à se retourner sur les erreurs, à analyser le cœur du métier. Une gestion des risques financiers et de la compréhension de ce que veut réellement les clients en les "customerisant", c'est-à-dire en les ajustant au mieux aux besoins spécifiques sans brûler les étapes. Une entreprise n'est pas une autre, au travers de sa gestion, même dans le même type d'activité. Cela demandera peut-être plus d'éclatements dans la spécialisation mais aussi des services plus généralistes qui pourront aiguiller le client vers des choix rationnels dans leur ensemble sur le long terme.

Le durable au niveau informatique, ce serait vraiment nouveau. Ce qui nécessitera certainement un retour aux sources loin de l'outsourcing dont on n'a pas encore les chiffres du véritablement rendement sur le long terme. Seule la sous-traitance de bas niveau, loin du "core business", peut s'envisager sans gros risques pour l'entreprise, mais en ajoute pour ses acteurs humains. Pour la société d'informatique, ce n'est pas en cédant son exploitation interne vers l'extérieur qu'il pourra prouver son expertise pour ses propres clients.

Les tâches d'installations et de la mise en service par des sociétés qui en ont l'expérience du procédé peuvent entrer dans la lignée des "externalisables". Dans ce cas, les plans sont toujours les mêmes, calibrés, budgétisés au plus juste. Le contrôle global, lui, ne peut se concrétiser sans un personnel interne suffisant, compétant et de confiance. Peu importe le prix si c'est pour garder le "bateau à flot" et garder l'ivresse. Après le boom du 20ème siècle, nous sommes plutôt dans une phase de consolidation informaticienne. Pas de régression, plus de révolutions, rien que des évolutions successives. Tout passe, tout lasse à un moment donné. Le numérique ne fait pas exception.

L'iPad va-til détrôner le PC, comme disait Steve Jobs? Un laptop, un netbook encore trop encombrant sur les genoux? Il chauffe trop les cuisses? iPod et Smartphone sur les rangs pour le remplacer comme engin de communication? Oui, en promenade, les mettre en poche, peut-être. Mais il faudra avoir des doigts de fée et un œil aiguisé. La vitesse n'est pas un problème. On peut presque tout faire de part et d'autre. Le clavier n'est plus présent, mais virtuel, tactile. Oui, mais c'est un clavier. L'homme est l'intermédiaire qui n'y trouvera pas son moyen naturel pour entrer du texte par par la parole et non pas par les doigts. Pour ce faire, il faudra analyser la voix, connaitre les langues, pour en faire du texte. Le clavier virtuel n'est qu'un moyen de salir l'écran de ses doigts graisseux. 

La morale de l'histoire: "pas de concurrents, mais seulement du complémentaire". Le hardware n'est plus la tête de pic et de pointe. C'est le software qui lu a volé la vedette. Le "cloud computing" pour centraliser les données? A condition que celles-ci ne soient pas trop sensibles et que l'on puisse toucher rapidement les responsables de la connexion Internet, quand la coupure survient. Le partage des fichier avec iPV6 pourrait donner une entité propre à chaque information en fonction de sa localisation. Les adresses ne seraient plus un problème (vous vous souvenez des A:,/ B:,/C:...et ainsi de suite). 

Les hybrides en tablettes dans 95% des cas. L'OS universellement standardisé, c'est pas demain la veille. Quels seront les interfaces pour passer d'un système à l'autre? L'androHic?

Le futur, ce n'est plus le matériel qui importe, mais ce qu'on y installe. Tisque de monopole? Possible. Quand on lit que l'événément le plus marquant de l'histoire d'Internet est le lancement de Google en 1998 suite à un sondage. Tout est possible.

Personnellement, je dirais que ce sont les hyperliens. Question de goût...

1.jpgIBM n'est plus un véritable marchant de "machines". Il l'est devenu de "solutions" intégrées, concurrent d'Unisys et de bien d'autres.

En Belgique, "Real Software" et "Dolmen" se sont associés pour devenir "Real Dolmen" dans le même champ de batailles. Microsoft deviendra-t-il le futur marchand de publicités avec un nouveau Windows dans la lucarne avec ses anciens chevaux de batailles en porte clé virtuelle? Seul le coût de la réalisation et de la maintenance y seront des freins.

Réformer, c'est parfois, aussi, avoir la nostalgie du passé sous forme de portail.

Le magazine "Sciences et Vie" de décembre 2008 écrivait qu'Internet était au bord de l'explosion. Le net n'a pas été prévu pour une telle extension exponentielle de son architecture. L'année 2008 a été traumatisante à cause des failles qui ont dû trouver des parades dans la panique tant la cybercriminalité avait atteint des sommets. Le net, c'est un interface entre 30.000 réseaux et qui dessert 1,4 milliards d'utilisateurs dans le monde. Le TCP/IP protocole adopté en 1983 par Arpanet ne sait plus suivre la montée en puissance demandée. Le DNS (Domain Name System) et le BGP (Border Gateway Protocol) font leur possible avec des IP adresses au travers du Web avec le fameux "http://" ou le "ftp://" pour le transfert des fichiers ou encore le « smtp:// » pur l'eMail. Aucun système d'authentification suffisant n'a encore été imaginé. Chaque jours 120 milliards de Spams (pourriels) sont transmis avec des coûts qui ne dépassent pas les 30 dollars par million d'envois. Changer tout cela devient le casse tête de demain parce qu'il faudra réaliser la transformation en un temps très court après des tests qui ne sont pas moins risqués.

1.jpgAvec un peu plus de 4 milliards d'adresses IP maximum, il était prévu que le bug des IPv4 Adresses allait se passer à la fin 2012. Pour éviter la pagaille, l'Icann avait pensé organiser, pendant l'été 2010, une coupure d'Internet pour passer au protocol IPv6 et cela pendant 3 à 5 semaines. Le groupe LACNIC se rassemblera en janvier 2011. Si l'implosion, la saturation se produisait, les FAI devraient rembourser les forfaits à leurs clients. Pire, que le bug de l'an 2000. Fin 2010, il restaient  80 millions d'adresses restantes à distribuer. Septembre 2011, est le nouveau point de non-retour. Plus personne ne pourra se connecter sans en éliminer une autre.  La solution intermédiaire, c'est de partager la même adresse. La qualité et la sécurité ne serait plus à bord. Le transfert devra se faire d'un coup. Depuis 20 ans, les créateurs du web connaissaient le problème et étudiaient le IPv6. La Chine y pensait dès 2006. L'Europe intimerait une loi incitative. Mais, c'est toujours loin d'être garanti.1.jpg

Fini les pièges, les "hackers", cette fois, kidnappent la puissance de calcul des utilisateurs. "Storm Botnet" a dérouté 15 à 50 millions de machines, hameçonnées ou asphyxiées chez les particuliers ou les sociétés. Alors, on "patch" dans le temporaire avec rustine sur rustine qui contiennent parfois bien plus d'instructions que pour le protocole lui-même. Pour s'en convaincre, il suffit de voir le temps nécessaire pour lancer une machine avant d'être opérationnelle. Le WiFi et Bluetooth n'ont fait que déboussoler un peu plus avec le TCP et ses connexions mobiles mais ralenties ou même intermittentes par relais.

L'Australie annonce sans grands fracas qu'elle va filtrer Internet ce 2 janvier 2009. Est-ce le retour à la case départ et l'éradication de la liberté d'expression chère à la toile? Les raisons invoquées sont louables "protéger les enfants", "bloquer l'accès des contenus illégaux". Un budget de 62 millions d'euros pour protéger les enfants en temps de crise?

Le durable sera une autre manière de réinventer le futur, avec ou sans pare-feux (firewall).

Des transistors de 22nM ne pourront plus indéfiniment être réduits. La polyvalence a mené à des monstres en instructions des logiciels. La puissance des machines devra augmenter de concert avec les Operating Systems. La taille des écrans est cherchée dans le meilleur compromis. L'autonomie sera toujours un relais des potentiels des batteries. La sauvegarde des informations restent le point névralgique de la sécurité. Les connexions et leur vulnérabilité, la question principale. Pirates à bord.   

La vie privée, c'est foutu. Pourrait-on conclure. Le ver était déjà dans le fruit depuis longtemps, mais, c'est bien au changement de siècle que les choses se sont accélérées.

La Toile est tendue. On parle même que pour 2012, toute la France serait dans ses fils.

 

 

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30 janvier 2013C’est aujourd’hui que Research In Motion dévoile au monde sa nouvelle gamme de smartphones BlackBerry 10. Dernière chance de convaincre, mais aussi de rentrer sur le marché des terminaux tactiles avec un système d’exploitation moderne et innovant pour le géant canadien, qui devra convaincre que BlackBerry n’est plus une marque s’adressant exclusivement aux professionnels…

Commentaire: Pour téléphoner, pour surfer, pour jouer il suffit de le caresser. Une caresse et il vous donne tout ce que vous lui demandez. Il anticipe, il apprend, il donne tout ! Tout de suite.

Fini de tapez une fois deux fois 3 fois… Plus besoin de fermer et sortir afin de revenir sur le bureau pour ouvrir. Une caresse pour passer d'une appli à une autre. C'est le seul au monde
La maîtrise de la vitesse des mouvements fluides grâce à la technologie « peek ».
L'incroyable "time shift". Un vrai portable 4G HDMI est un 4".2
Un vrai smartphone est le Black Berry Z10. Un vrai confort
 
Tout est dit. Plus rien à ajouter...

08/10/2008

La Grande Gaufre (15)

Tableau 15: Sous les pavés des claviers... la plage ?

Epilogue

« L'idéal absolu de l'acteur doit être de devenir un clavier, un instrument merveilleusement accordé dont l'auteur jouera à son gré. », André Antoine

1.jpgPour l'homme moderne, le traitement de l'information et sa mise en pratique par les machines sont et resteront de merveilleux outils qui se rapprocheront en taille et en esprit à ce qu'était la mini calculette.

C'est, pourtant, la meilleure ou la pire des alternatives en fonction de l'usage qu'il en fait. Tout va plus vite pour réaliser les boulots les plus complexes. C'est récupérer le temps précieux perdu dans les travaux répétitifs pour permettre de réattribuer le temps gagné sur d'autres tâches plus enrichissantes. C'est aussi se tourner vers les excès de l'exploitation de masse et de gains de productivité qui n'ont pas toujours retrouvé dans ses changements, l'amélioration globale de la société.

"Travailler plus" reste encore le bouton pressoir sur lequel se base trop d'espoirs pour sortir de la moindre crise. Solution qui serait oublier le bénéfice. Tout est à disposition pourtant dans des bases de données pour appuyer les efforts et en extraire plus, s'il est besoin sans pour cela devoir passer à la vitesse toujours supérieure pour se perdre dans les "nice to have".

La productivité serait-elle l'arnaque de notre temps et le signe de la dégradation de la gestion type "américaine" comme le déclarait Henry Mintzberg, professeur de gestion à l'Université de Montréal? La grande crise, nous y sommes. Retour à la case départ pour en trouver les corrections, avant de réexporter ce modèle de gestion. Les problèmes sont nés aux États-Unis. Beaucoup d'économistes pensent trouver ces corrections en les renvoyant à leur géniteurs. Ce serait pourtant le moment du réveil pour toutes parties du monde pour changer les structures en les bousculant plus fondamentalement.

Dans l'entreprise post-moderne, l'informatique donne un potentiel énorme par les voies du virtuel. Les relations humaines dans le réel s'en sont vues bouleversées avec beaucoup de victimes et de désillusions à la clé. De la relation en vertical par échelons successifs, on est passé à celle de l'horizontalité, de l'égalité fonctionnelle. Dans la verticalité, rien n'a, pourtant, vraiment changé. Les parapluies des décisions de haut en bas subsistent bel et bien. Le « middle management », l'« intermédiaire », avec son rôle clé, n'est plus qu'un presse purée, relais des messages de la haute direction sans véritable évaluation dans le dialogue solidaire. L'horizontalité est souvent plus aplatie que prévu. Quant à la voie oblique, personne n'y penserait de conseiller les voies parallèles. Pas le temps ni les moyens. Les services dans l'entreprise ne communiquent souvent que comme concurrents immédiats.0.jpg Avec l'externe, le client, l'étape du travail en collaboration avec le fournisseur est encore rare. Il faut apporter le travail fini prévu par contrat. Point.

Cela peut se traduire par de l'espionnage qui se retrouve non seulement en externe mais aussi en interne. Pendant des temps glorieux, les meetings, les sessions de séminaires pour informer de la stratégie étaient courants. Parfois trop mais jamais assez sur les clés de l'entreprise. La vieille maxime "Time is money" se retrouve toujours à l'ombre de l'autosuggestion. Dans ce jeu, les initiateurs de projets, les initiés et les suiveurs se sentent dans le brouillard et très mal dans leur peau par manque de reconnaissance, de solidarité.

0.jpgLa crise actuelle va peut-être changer la donne, à la croisée des chemins. Certains clament déjà haut et fort "Vive la crise" en voulant donner une administration plus démocratique à la gestion des entreprises. Dans une révolution, par un "Anticapitalisme démocratique", Olivier Hubert préconise de replacer les décisions du business à la base, aux travailleurs et non plus aux seuls actionnaires trop éloignés de la source créatrice. Au besoin ralentir la croissance au juste prix et en relation aux besoins réels et non plus espérés. Retourner au "core business" quand les entreprises ont pris des dimensions incontrôlables vu leur taille. Rendre la stratégie opérationnelle dans les faits, augmenter l'esprit d'équipe, développer les personnes, voilà les principes toujours à rééquilibrer dans les résultats pratiques. Véritable révolution qui demanderait d'office un réajustement des salaires vers le haut et non plus vers le bas. Une pénurie d'informaticiens est déjà sur les rails. Comme on sait que les salaires suivent toujours l'offre et la demande...0.jpg

La création de la richesse se faisait souvent par de petites découvertes, de nouveaux procédés pour "huiler" le mieux possible les rouages des décisions en s'appuyant sur un maximum d'idées préconçues et de documentations, très vite obsolètes, dans un cycle à répétitions. La société configurée en poupées russes, avait de ce fait des tendances de se perdre en efficacité. La virtualisation y a ajouté l'absence de sources et souvent de résultats.

Pour restructurer tout cela, dernièrement, on pense même à monter dans les nuages. Le fameux "cloud computing" serait-il la prochaine révolution? Nous y sommes déjà et on compte déjà les dégâts potentiels.

0.jpgLes TIC vont de mieux mieux en cette fin d'année 2009, lendemain de crise aigüe. Windows Seven pourrait contribuer au redressement économique, dit une étude de IDC. Sa publicité dit "Seven rapproche Microsoft de l'humain". Espérons que ce chiffre "sept" sera magique. 58 millions de nouveaux emplois et 177 millions de copies sont attendues (50 rien qu'en Europe).Le livre électronique Kindle d'Amazone a contribué à une hausse des résultats de 68% en quelques mois. Intel, IBM, Apple (47%) , Google (27%) , Yahoo (3 fois le bénéfice net en un an) affichent aussi une santé qui fait oublié les moments de doute. Il n'y a que les télécomunications tel Nokia qui est berne. Mais, Nokia réinvestit et présente son Notebook.  Pour les Netbook, Google annonce son Chrome OS. L'essentiel dans la boîte, peu d'exigences à espérer sinon une vitesse d'accès comme à la télé mais tout est disponible dans les "nuages du calcul" en exclusivité.  1.jpg

Le combat des Titans a commencé. Les fondateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page, n'avaient peut-être pas pensé qu'ils auraient reçu autant de critiques de toutes parts. Contestation d'hégémonie, d'opacité des contrats publicitaires, de positions dominantes.  Cela ressemble à la bonne vieille époque de MS. Alors Google organise la riposte. En attendant en 2009, cela fait tout de même 23,6 milliards de dollars de recettes.         

Facebook et Google Apps, par leur capacité, dépassent toutes les limites du stockage et du calcul trop cloisonnés anciennement dans les "datacenters" de la "grande époque". Machines, soi-disant, trop mal utilisées et ajustées avec efficacité dans des temps trop écourtés des fuseaux horaires. Désormais, par cette voie c'est plutôt "Le monde est à nous et servez-vous, nous avons de quoi vous satisfaire et cela 24h sur 24, 7 jours sur 7". Publicité pour la publicité puisque c'est avec cette dernière que l'on paye l'opération. Utilisation optimale des serveurs et des services, intermédiaires de tout ce qui se traite au niveau informationnel au niveau mondial presque sans bourse délié. Le matériel n'existe plus pour l'utilisateur mais pour le monde entier. Seule la fonction subsiste et c'est elle seule qui paye. 1.jpg

Facebook, véritable phénomène de société, devient la pierre angulaire, le transit obligatoire à la renommée de l'ego et de la société toute entière. Le rêve? C'est à voir.

On parle de 100 milliards de dollars de capitalisation. La bulle "techno 2.0" serait plus un mythe qu'une réalité. Mieux armée fiancièrement que lors de la bulle de 2000.

Twitter devient une boussole pour trader en Bourse. Avec 140 caractères maximum par message, c'est bien suffisant pour exprimer une idée, même si elle risque d'être incohérente et non vérifiée. Mais ce réseau social, créé en 2006, est parfois plus efficace que 10.000 armes à feu dans une révolution à cause de sa brièveté de transfert du donneur aux récepteurs. Twitter matérialise la part psychologique des évolutions d'une société. Sur un échantillon des 200 millions de tweets postés chaque jour à travers le monde, une analyse partielle permet de donner une prédiction des mouvements boursiers pertinents à 88%. "Twitter mood predicts the stock market". Les humeurs des twitteurs vont successivement de calme, confiant, alerté, critique, tranquile à heureux et traduisent les émissions générales des marchés.En faire l'algorythme peut devenir plus qu'une martingale. (Tweettrader.net). De là à manipuler les cours, il n'y a pas tellement de différence.

Le 7 août 2008, le journal l'Écho se posait la question "A quand une réelle mémoire virtuelle?". On y parlait de MyLifeBits, une base de données au modèle de portails internet actuels qui servirait de palliatif aux oublis de notre mémoire. Gordon Bell, pionnier de l'informatique de chez Microsoft, y enregistrait et numérisait tous les détails de sa vie par tous les moyens existants. 160 GigaBytes actuellement de "lifelogging". Démentiel, peut-être. Mais, une "vie en boîte" pourrait aussi servir de point de départ à une autre pour éviter les mêmes erreurs. Cette manière de se "sauver" serait d'après lui, dans 20 ans, monnaie courante. Qu'adviendrait-il, si on intégrait toutes ces bases de données d'individus par des liens en commun? Un nouveau monde plus structuré, peut-être, mais moins libre aussi. 1.jpgLes informations que l'on trouve sur internet, constituent une source inépuisable toujours en évolution, toujours à la recherche de la valeur ajoutée. Il est cependant à rappeler qu'il est aussi tentant de se perdre dans des copier-coller très difficiles à détecter. Plus grave encore, cette information peut être falsifiée ou tendancieuse. Mi décembre 2008, Yahoo annonçait la réduction de la durée de stockage de nos petits secrets (90 jours). Serions-nous au sommet de l'iceberg du stockage de l'information?

Être modérateur devient une profession à part entière avec des qualifications généralistes de premier ordre qui redescendent dans tous les domaines du savoir en véritable chef d'orchestre objectif. Les sites citoyens ont essayé de rassembler les blogueurs esseulés et subissent souvent un trollage difficilement contrôlable pour être éradiqué. Aucune technique d'élimination n'a encore été suffisamment efficace pour laisser la parole aux internautes sans être considérée comme une censure. Mai 68 a été la recherche de la liberté, 2008, la recherche d'ordre. On se demande, cette fois, à quoi la liberté peut servir quand l'information va dans tous les sens en se réfugiant derrière la confidentialité des pseudos. Malgré certaines tentatives, Internet n'est pas encore contrôlé par une instance mondiale. Nous sommes encore dans le domaine du gratuit donc du "non contrôlé". Il n'a pas encore conquis totalement la liberté dans tous les autres pays mais elle explose tout de même. La communication n'est, heureusement, plus un mot vague. Virtualisée et internationalisée. Efficace? Cela reste aussi à voir.

Expliquer la déroute des constructions au temps de "La Grande Trappe", celles des sociétés informatiques en forme de montagnes russes, ne pouvait se faire qu'en prenant les décisions du haut management avec une volonté de prestige mais aussi grâce à leurs "parallèles", les clients. Les États, eux-mêmes, avaient décider de ne pas intervenir si ce n'est que pour leur propre destin de rentabilité. Réagir dans le cours terme par l'obligation, faisait dépendre trop de l'environnement et des sautes d'humeur et des risques de l'histoire. La crise du pouvoir d'achat, de la finance, de l'écologique devait bien faire craquer l'ensemble un jour. Revirement: étatiser semble la voie choisie très récemment par certains pays.

Entre-temps, il n'y a pas photo, un fossé s'est creusé entre le sommet de la hiérarchie et des gens de terrain. La confiance n'est pas qu'une question d'argent, mais aussi de motivation. Ce ne sont pas uniquement les clients qui font les lois, contrairement au message toujours envoyés avec emphase par le haut management. C'est, un peu, l'histoire de l'œuf et de la poule, du "qui génère qui"? Les travailleurs qui se cachent derrière la production, ont plus d'importance qu'on le croit. Travailleurs qui eux, aussi, dans ce cas, sont consommateurs et feront l'avenir de l'ordinateur, comme du reste, par leurs propres desiderata de consommation. Motiver est un besoin fondamental sinon c'est l'absentéisme et le désintérêt qui apparaissent. Le choix de société et de la raison peut espérer être très politique et faire tendre le marché vers des horizons qui n'étaient plus uniquement portés vers le seul progrès mais vers l'avantage de ses créateurs. Le "principe de Peter" est bien appliqué dans tous ses développements. Les externalisations dans les pays lointains, font encore des dégâts.

Il fut un temps où l'esprit d'appartenance, de fidélisation à une marque se créait. Au Japon, il fut un temps où on entrait dans une société, pour n'en sortir qu'à la retraite. Image qui n'était qu'un reflet partiel de la réalité qui oubliait les petites sociétés de deuxième zone aux travail en sous main pour les grandes étiquettes du marché. Fidélisation, aussi, par les on-dit. Publicité naturelle. "On-dit" qui se retourne contre leurs propres initiateurs dans la morosité, aujourd'hui. Une saturation des marchés a été aussi à la base des lancements ratés, des fusions sans bénéfices ni lendemain pour tous ses acteurs en dehors de ceux des actionnaires. Assumer les changements à leur juste valeur prend souvent plus de temps que celui qui est planifié par le sommet et ses commanditaires. Sous-évaluation de l'importance des changements, mal compris dans leur finalité, se répercutant au niveau de la vente, elle-même, et donc, finalement, des clients.

Les investissements ne se font pas uniquement à coup de stratégies mais avec la collaboration des besoins réels de tous les acteurs. Hors, c'est souvent faire plus avec moins en augmentant le stress à tous les niveaux. Quand les coûts de salaires ne suivent d'ailleurs plus les courbes du passé, il y a péril en la demeure. Faux ou vrais périls? Question de relativité. Des quotas s'échafaudent sur l'année suivante avec la seule référence de l'année précédente sans prendre en considération les conjonctures ni les augmentations de travail et de mise au courant des transformations.

Le Bureau du Plan qui s'intéresse au futur, n'a, apparemment pas, apporté la boule de cristal magique pour orienter la jeunesse vers des emplois de leur avenir réel, c'est-à-dire 20 ans dans la vue. La crise que nous connaissons aujourd'hui, n'est que le résultat d'appréciations trop mal cernées, au départ, et mal contrôlées, ensuite. Les graphiques et les statistiques ont essayé de modéliser les réalités du futur avec le seul passé. Enregistrées dans des données, utilisées par des programmes avec des assomptions non vérifiées dans la durée, ni ajustés avec les paramètres les plus adéquats.

L'informatique est une "machine" à restructurations. Dire le contraire ne serait pas exact. Elle a créé de nouveaux métiers. Métiers qui ont à leur tour disparu au jeu de la roulette russe. Les restructurations ne font pas partie de la technique entre "carotte" et "bâton". Elles n'en ont cure. Elles sont purement financières dans la recherche de la rentabilité maximales au bénéfice dune élite.

En Europe, HP/EDS supprimait, le 25/9/2008, 9330 emplois dans le secteur des services informatiques chez EDS qu'il venait d'acquérir.

Août 2011, HP renonce, cette fois, à son WebOs, et donc aux tablettes, aux smartphones et envisage de terminer sa branche PC en s'oriente vers les services en rachetant l'éditeur de logiciels, Autonomy.0.jpg

Internet a mis à dispositions des moyens de communications entre les hommes, des moyens qui se détournent de ses objectifs d'harmonie aussi.

Exemples parmi d'autres, les « Call Centers », les « Helpdesks ». Ils sont devenus des "machines à informations virtuelles et à ventes à distance", orientées par les engins de prospections cités plus haut. Contrôlés par la méthode espionite et soumis à des pressions maximales, ses travailleurs sont devenus des victimes qui tombent en dépression. La sous-traitance, l'intérim y ajoutent la touche du cynisme dans la brièveté des contrats. Combien de fois n'entend-on, avant tous contacts, les paroles "votre communication sera contrôlée pour raison de sécurité". Quelle sécurité? Limitation dans le temps, oui. Un rythme de 2 ventes par heure, pour les premiers, une réponse rapide et plus ou moins satisfaisante, pour les seconds. Satisfaire dans un minimum de temps est devenu la base de toutes relations humaines. Véritable phénomène de "burn-out" avec l'écran et les oreillettes comme transmetteur de stratégie et de culture d'entreprise dans un culte de la seule "rentabilité". L'expertise est dépassée par la productivité à la baïonnette. De l'autre côté des téléphones, le citoyen, qui reçoit des appels non demandés, se sent harcelé, mal conseillé et cherche à porter plainte. Difficile de concilier vie privée et marketing quand on se voit au milieu de la vague dans l'explication ou la vente de l'information, tout azimut mais sans vision des réels besoins. Les vrais problèmes qui n'ont pas de réponses vraies trouvent leur solution avec des placebos.

0.jpgIl est vrai que le sur-mesure n'était pas le plus rentable du côté investissements pour le producteur. Cette fois, le tout-fait n'arrange plus personne sinon par l'usure du temps. Remplir jusqu'au bord par toutes les fonctions disponibles, n'est pas supportable non plus au sujet des coûts pour l'acheteur. Complexifier n'apporte que mauvaises compréhensions en finale.

Pour corriger le manque de personnalisation, établir des "firmwares", des blocs de logiques que l'on appelle à souhait à partir de mémoires plus ou moins mortes ne peut se concevoir que si on se rappelle de ce qu'ils contiennent pour pouvoir les amender à souhait dans un futur plus ou moins proche. La correction n'est pas encore automatique. Les erreurs de programmes ont de plus en plus d'outils de diagnostique. Outils qui vu la complexité croissante et rapide, ne pourront que limiter les erreurs sans les éliminer à posteriori.

Tout est question de prix performance dans une économie qui se voit en proie à des limitations de potentiels.

Que se serait-il passé si l'informatique avait été publique, créée par les États, eux-mêmes, gérées par le public plutôt que par l'intermédiaire du sociétés privées et commerciales ? La réponse est aléatoire et peut-être illusoire. Les banques, récemment rachetées, étatisées après leur chute et leur faillite pourrait apporter des réponses dans le futur. Conserver de l'emploi effectif pour en obtenir le retour par les taxes, aurait peut-être ralenti les processus de rationalisation et du progrès. Le régulation est maintenant sur toutes les lèvres pour retourner vers un meilleur départ. Mais, les entreprises humaines ne sont pas à leurs premiers échecs de part et d'autres, public et privé. Des règles de protections plus sociales, plus démocratiques dans l'un des plateau du public en balance avec la recherche du profit à coups d'investissements à long terme feront-ils avancer les découvertes plus rapidement? Véritable défit de demain.

Le consommateur restera à cheval sur ces deux optiques comme acteur, en tant que gagnant ou perdant mais toujours payant la note en finale. Le gratuit se cache derrière d'autres financements comme la pub. Embauche massive, récession, débauche, chômage, les SSCI ont toutes, connu cela en précurseurs dans mouvements rapides. La crise actuelle touchera inévitablement beaucoup de secteurs et entraînera un drainage des forces vives. Alors, ralentissement de l'informatisation? Pas sûr.

 

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Il faudra toujours se rappeler que si l'informaticien est une ressource humaine, il ne sera jamais, à part entière, une ressource matérielle avec son esprit très particulier du côté analyse logique et structurée. L'habitude, dès le début, a été de mesurer le matériel, l'ordinateur à son nombre de Mips par seconde. L'informaticien, lui, est de plus en plus évalué en nombres de « skills » par an et, progressivement, moins en qualités humaines comme technicien dans sa coupole. Il est bien plus sur le terrain à la recherche de l'efficacité par la pratique. La formation continue oblige la redondance des tâches dans des équipes soudées. Les heures supplémentaires pour les cadres moyens, sans réels portefeuilles, pour assumer les tâches sans staff suffisant doivent trouver d'autres alternatives. Ce n'est plus élever la sécurité de l'ensemble mais la déplacer en sautillant sur la corde raide. J'ai eu l'occasion pendant une courte période de jauger la manière "jeune" de travailler en informatique ("Une expérience raffraichissante").

Les informaticiens de premières générations ont fait partie à part entière de l'informatique souvent sans compter les heures supplémentaires mais avec un retour substantiel. Les générations jeunes ont pris d'autres plis plus arithmétique, plus éclectique et rationnel du donnant -donnant avant de sombrer parfois dans les excès du travailler de plus en plus pour survivre.

La prestation ne sera peut-être plus à l'ordre du jour dans les contrats d'emploi de demain. Il n'y a pas longtemps, pousser ses employés à prendre ses congés pour "recharger les batteries" en dehors des périodes de vacances et retrouver son énergie était là pour améliorer les revenus d'un trimestre en libérant les responsabilités des livres comptables. Une sorte de chômage technique, qui ne dit pas son nom. Mais, le travail subsistera. Les idées et les méthodes ont seulement changées. On ne parle plus du trépied qui devait tenir l'ensemble et qui préconisait, pour rappel "Client, Employés, Réputation". Aux dernières nouvelles, c'est devenu "Employee motivation, Customer satisfaction, Shareholder satisfaction". Bizarre, la satisfaction de la force de travail a été seulement oubliée.

L'ancien "body shop" se présente plus, désormais, comme un "representative shop" dans un premier temps, pour continuer dans le "pressing shop". "Representative" car il est devenu l'étiquette, la vitrine de l'entreprise qui l'envoie. "Pressing" parce qu'il doit rattraper les retards des précédents acteurs dans la chaîne des contrats. Est-il, désormais, le "technicien de surface", comme on surnomme une autre profession moins valorisante? Le métier à changé. Ce n'est plus seulement "construire" des programmes mais aussi les "maintenir". Répondre par l’intérim, parfois, à des besoins ponctuels et urgents que l'entreprise n'a pas eu l'envie d'assumer dans la durée, elle-même. Perte, de ce fait, dans l'investissement de son propre personnel plus sédentaire. Toujours, rapidité et qualité sont comprises dans le prix du contrat, comme si elles n'étaient pas antinomiques.

Prendre une société particulière en référence dans cette histoire ne serait pas fait play. Plutôt en témoignage. 

La compétition entre ces sociétés informatiques n'a jamais été tendre. Le challenge se réduit au cynisme de l'écrasement du concurrent pour rester le dernier en lice. On gagne un contrat par la persuasion ou par la persécution de certains maillons. Cela n'a pas été très différent entre ses employés quand les places devenaient de plus en plus chères. Éliminer un collègue est toujours garder une chance d'aller plus loin soi-même. On n'aime pas trop partager. Pour faire des économies d'échelle, les fusions ont canalisé les futurs en résultantes forcées tout en oubliant l'autre possibilité, l'échange d'actions mettant à l'abri tous les interlocuteurs d'une transaction. La fusion des idées entre elles a été plus rare dans le succès, trop obnubilées à répondre au NASDAC dans l'exclusivité. Être innovant se justifie seulement si les bénéficiaires sont dans des horizons communs. Dans l'informatique, il y a eu des surprises, des ruptures de contrats mais elles sont relativement rares, trop coûteuses pour toutes les parties dans la marche arrière, bien souvent peu prévue dans leurs conséquences.

Le château de cartes est bien là. Il se construit et quand c'est la tempête, cela fait très mal. Fausses cartes après cartes erronées, pour réduire l'épaisseur des cartes, mais en accentuant la fragilité de l'ensemble. Le fait d'être une multinationale n'efface aucunement les dangers, en augmentant les forces internationales en présence, vu la mise en conformité avec les cas trop précis et non standards.

Les ressources naturelles ou humaines disponibles ne sont d'ailleurs pas extensibles, non plus. Encore moins dans l'immédiat. Les écoles attirèrent des élèves dans le secteur comme si les débouchés pouvaient encore stimulés suffisamment. Une pénurie couvait jusqu'à il y a peu car les tarifs n'étaient plus les mêmes. La poule aux oeufs d'or était morte. Maîtriser l'acquis avant de passer à l'étape suivante, donc. Assurer avant de ré-assurer peut éviter le cercle vicieux de la consommation même sans stagner. La pénurie n'augmente pas avec la diminution des ressources mais quand celles-ci deviennent vraiment inaccessibles. Des scandales de prix, des salaires, du pouvoir, s'ils ont été bien réels, ne redonneront que de moins en moins de confiance et de loyauté vis-à-vis d'un système non équitable. Alors, il y a pénurie et pénurie.

Cette fois, Internet a réveillé la vie de citoyen par son mondialisme dans la virtualité. Il y a trouvé ses avantages sans en découvrir les vices cachés. Tout le monde peut se parler, discuter à travers le monde. Des idées, parfois très subjectives, y transitent, désormais, en même temps que les biens consommables tout en se rétrécissant ensuite leur proche job et fonctions dans le monde du réel.

Paradoxe? Retour au passé et aux valeurs que les peuples en voies de développement essayent de quitter en revenant à ce qui est local et en fermant les frontières. Troublant, je vous dis.

L'informatique, malgré les prétentions initiales, n'est jamais devenue la première industrie du monde. Elle prend, aujourd'hui, encore plus ses distances avec les télécommunications basées sur l'information pour se raccrocher à la publicité comme support. Fin du 20ème siècle, le matériel disposait de 42% des coûts, les logiciels de 18%, la maintenance de 15% et les services de 25%. Actuellement, les proportions se répartissent plutôt de manière dégressive entre les services, les logiciels, le matériel et enfin la maintenance.

Telle une vieille dame d'à peine plus d'un demi siècle, qui dans d'autres secteurs représenteraient 3 à 4 fois plus, l'informatique a souvent dérapé, brisé des jobs comme de vulgaires kleenex pour en créer d'autres très qualifiés, parfois trop spécialisés et pas fournisseuses de jobs massifs. Les niches ne restent jamais longtemps statiques. Des généralistes qui connaissent un peu de tout, on en cherche pour relier tout cette spécialisation à l'extrême.

Leçons pour le futur? Il y aura toujours certains qui tireront leur épingle du jeu et d'autres qui resteront sur le carreau. c'est écrit. Être brillant n'est aussi qu'une question d'appréciation et d'époque dans une continuelle remise à niveau. Une vue particulière de l'"affaire" en Inde.

Alors, parfois, on se met à rêver. On voit le monde d'en haut. Google Earth, bijou virtuel avec vue sur la terre sous tous ses angles en zoom intégré, à la pointure du click, permettra de voyager en imagination sans se déplacer de son siège. La précision n'a pas de limite et permettra, un jour, de se voir sur écran dans les positions les plus "exotiques". Lille se retrouve dans les 4 villes pilotes pour être visionnée à 360° en "street view" après les USA. La vie privée, c'est fini. Elle s'étale au grand jour avec en plus, l'agrément de ses utilisateurs trop contents de pouvoir exister.

Les projets de Google vont plus loin dans la recherche pour la recherche. La recherche de texte va se poursuivre par celle de l'image et du multimédias avec Goggles (lunettes) à destination du mobile avec l'aide d'Androïd de Facebook, de Twitter. D'abord ce sera la photo que vous avez faites qui permettra d'entrer en comparaison automatiquement avec les monuments mémorisés dans une base de données. Les photos de personnages, on y pense déjà.  

La reconnaissance vocale, elle, est en marche dans le monde anglophone. En France, ce sera en 2010.0.jpg

La vie privée n'est plus à l'ordre du jour dans le monde centralisé de Google.  

"WorldWide Telescope" de Microsoft. Naviguer dans les étoiles et les constellations avec la version "Automnal Equinox Beta", après un téléchargement de 29 Mb (excusez du peu) fait voyager, partager les plus grands télescopes spatiaux (Hubble, Chandra et Spitzer). Mais, il faudra un minimum de Windows XP SP2 et la grosse artillerie pour avoir une chance de s'y perdre ne fut-ce qu'en rêve. Prix à payer pour avoir la tête dans les étoiles. Tout a un prix, disais-je, plus tôt.

0.jpgEst-ce que, utilisatrice de l'informatique, l'humanité y a-t-elle gagné au change? Qui oserait répondre à cette question. Chacun a sur le dos, une partie du destin des travailleurs de demain. Le futur n'est pas, contrairement à l'informatique, un outil qui parle en binaire, perdu derrière des paramètres. L'e-Commerce a-t-il été oublié dans la bagarre?

L'informatique n'est pas une science exacte. Elle reste humaine en utilisant des séquences numériques derrière des organigrammes qui ne tiendront que le temps d'en trouver d'autres. Elle obéit en fonction de la motivation et de la perfection de ses acteurs humains ou matériels. Ceux-ci seront de différents ordres qui pourront aller à la seule paramétrisation de logiciels clés sur porte du marché à la pointure du théoricien concepteur, généraliste et conseilleur en solutions toujours réactif à toutes nouvelles technologies qui le remettront en alternance sur les bancs de l'école.

Mi-novembre 2008, le journal l'Écho avait déjà un article dont on pouvait tout espérer: « Le secteur IT en Belgique se porte mieux qu'on le croit ». Cela en pleine morosité due à la crise. A court et moyen terme, l'informatique offrirait toujours de bonnes perspectives. Plusieurs périodes de turbulence mais une croissance constante. Augmentation de 3000 emplois par depuis 2005 et le double d'entreprises (24698) ayant un lien direct avec l'informatique en dix ans. Le « Green IT », l'Open Source a le vent en poupe, quand les budgets diminuent et que les chances augmentent pour ceux qui se retrouvent gestionnaire des risques des crises. Mais, comme le propriétaire, le "libre" se voit attaqué aussi sur de nouvelles bases, celles du "cloud computing" qui a été initié par Google, une nouvelle manière de travailler avec tout à distance: données et programmes. Plus rien à installer, plus rien à sauver. Un autre rêve ou un autre cauchemar?

Ces deux là ne peuvent pas toujours naître dans l'exclusivité.

Conseiller un jeune d'aujourd'hui de se lancer dans la voie « informatique » pour seule corde à son arc, ne se justifierait plus en tant que garantie de succès à moins d'être engagé dans les rangs des grands pourvoyeurs de codes de base. D'autres qualifications seront, tôt ou tard, nécessaire pour épauler l'outil. Et il faudra y ajouter beaucoup d'eau dans son vin comme l'écrivait Toni Browers dans la langue de Shakespeare "Five things your manager could be doing better". Un version française est toujours disponible dans la vision "La technicité n'est plus seule". Beaucoup d'idées qui font rêver, mais bien vite oubliées.

Pour être objectif, il faut ajouter qu'au sommet, on ne se sent pas beaucoup mieux dans un cycle infernal. Angoisse de la solitude qui est soignée par des psys ou des « coachs » pour supporter le rythme du travail, des avions à prendre dans un stress croissant vis-à-vis de la fin du trimestre. Les patrons sont-ils devenus des névrosés aux extrémités, comme se posait la question le Nouvel Obs de décembre. Où peut subsister le temps pour réfléchir dans la sérénité? Le coaching est préféré plutôt que la psychothérapie classique. On sait se le payer, c'est déjà ça mais même une mécanique bien rodée reste fragile quand le sommeil n'occupe plus qu'une partie infime de la journée de 24 heures.

Faut-il garder un certain mystère autour de cette profession comme cela l'a été très longtemps? Non, l'informatique n'est pas un mythe, malgré son jeu dans le virtuel. Pourtant, il n'existe pas beaucoup de professions qui jouent autant l'intermédiaire de pas mal d'autres, peu de professions qui nécessitent autant une remise à niveau en continu et en perpétuel investissement de soi-même. Les "amoureux" de l'informatique qui aimaient bidouiller avec les bits ont partiellement disparu. Trouver la consommation minimale en temps et en place en mémoire pour un programme, personne n'y pense encore vu le prix dérisoire des mémoires. Le développement de base ne se fait plus que chez les "marchants de software du tout fait", du moins en surface. Il reste encore, heureusement, des mordus, des développeurs de l'ombre qui se retrouvent dans les forums de l'Open Source avec des langages de l'exotisme "C" et "C++". Ailleurs, la quantité a remplacé la qualité. On ne développe plus, on s'adapte. Le tout pour rien risque de se transformer en rien pour tout.

Nous faisons notre "cinéma" comme celui-ci l'a fait pour lui-même. L'analogie n'est pas anodine. Les remakes du cinéma côtoient les réécritures des programmes du passé. Les acteurs sont, pour le parallèle, les chefs de projets responsables mais qui n'ont plus les moyens de la politique obnubilée par le rendement. On ne se mouille plus en suivant les échéances à court terme. L'externalisation du travail (l'« outsoucing ») quand il s'est en en plus tourné vers des horizons lointains de l'« offshore » n'a fait qu'accentuer le problème en éliminant le capital des ressources humaines. Les clients de ses productions mal ficelées abandonnent le petit et le grand écran. Qui oserait dans les hautes sphères avouer s'être trompé de solution? Le "know how", lui, disparaît. Les objectifs et les responsabilités d'une société extérieur ne sont pas les mêmes. S'assurer de la pérénité de l'entreprise n'est certainement pas l'objectif number "one" des sociétés de l'aide temporaire.

Peut-on objectivement réduire ces ressources humaines à un un coût? Personne n'oserait annoncer l'échec de cette solution dans sa durabilité de peur de se faire sauter avec cette confidence. Alors, on se tait et on s'incruste dans l'erreur. Le chiffrage pour l'évaluer, on n'y pense plus. La responsabilisation dans les entreprises, s'était perdue dans la hiérarchie de ses membres. L'échange de responsabilités avec l'extérieur ne pouvait qu'être pire. Le "know how" a quitté les clients avides de résultats dans l'immédiat. Il a aussi quitté ses fournisseurs de services à bon marché. Marchés de dupe de la démesure des tâches fonctionnelles. Les Césars en cristal se retrouvent sur les cheminées pour les souvenirs. L'art s'est retrouvé dans des "boîtes noires" que l'on appelle en référence sans plus savoir ce qu'elles contiennent. Alors, on se prend la tête quand cela va mal. "Le péché capital, c'est l'ennui" comme disait quelqu'un. Militer quand cela reste possible ou mourir au côté du Soldat Inconnu. Il faut faire du remplissage, sinon l'utilisateur zappe. Le marketing fait le reste par la promotion. L'industrie de la consommation courante a simplement oublié l'art. On teste et on choisit sans parfois comprendre son choix par une seule intuition limitée dans le temps.

Définir les clés pour réussir une informatisation dans l'entreprise serait une collaboration de tous les étages dans le dialogue qui dégrossit les problèmes spécifiques avant tout développement. Rien de vraiment changé malgré le progrès de l'outil. Nous avons eu des pirates, les « hackers », j'en avais même fait un eBook que j'avais appelé "Le Grand Maître virtuel". Ce qui y était dit, est probablement dépassé par les événements. Le virus indécelable reste la hantise. Tout un programme de correction en perspective.

Le camouflage des virus prend des formes multiples. Il passe par l'auto-modification, l'auto-reproduction, le chiffrement (cryptage), la conscience (réagir en se rendant gentil quand il se sent découvert), le partiel (le déchargement par morceau successif), l'obfuscation (se perd dans des programmes inutiles), le botnet (en réseaux structurés)

"Les pirates informatiques peuvent-ils vaincre les armées". La cyber-science, de la science fiction? Non, l'armée de l'ombre des services secrets recruterait des informaticiens « hackers », ces pirates sont devenus les corsaires modernes. Oui, soyons concret avec le discret.

Déjà, en 1990, le futurologue Alvin Toffler (Powershift) prédisait une guerre totale de l'information. Nous y sommes. Espionnage, « hacking » des communications, tout y est. Seul la synthèse vocale a pris du retard. Dernièrement, il écrivait "La richesse révolutionnaire" en décrivant toute la complexité d'une nouvelle guerre de la société post-industrielle qui se chercherait entre les pôles de l'argent et de la connaissance. Quel en sera le gagnant? Suite au prochain numéro. Je n'ose plus dire "à l'écran".

Les menaces qui pèsent sur l'utilisation de l'informatique trouvent encore leur contrepoison dans la technologie de la défense, mais c'est souvent dans la panique. Les mots de passe, les codes à "n" chiffres et lettres, en minuscules ou majuscules, ne suffisent plus. Il en faut toujours plus. Les cartes à puces, à peine sorties, sont presque au musée. La carte d'identité "à puce" qui contiendrait plus d'informations que la loi n'autorise, fait peur. L'iris de l'œil, les empreintes digitales et bien d'autres moyens encore plus intimes, ne vont pas tarder pour s'assurer de l'identité et autoriser l'accès au "Système". Une manière de revenir à l'analogique de l'homme. Serait-ce le pari de remettre à l'heure la nouvelle pendule numérique avec la vieille pendule analogique ? Le numérique n'est pas altéré par le temps, ni lors de son transfert, ni dans sa copie. Un plus pour l'analogique? Force incontestable, mais qui manque toujours de « feeling » de l'humain.

L' "IA", l'intelligence artificielle suit sa propre filière dans l'ombre et elle aura aussi son mot à dire et pas des moindres, à la suite de projets, plus ou moins, secrets.

J'ai été assez critique à la révision de cette histoire. On pourrait me répliquer des questions telles que celles-ci.

- L'informatique a brisé beaucoup de carrières. Elle a volé la profession de beaucoup d'hommes et de femmes. Tu t'en es pourtant bien porté et tu en as tiré profit, toi, l'informaticien.

Ma réponse viendrait automatiquement.

- C'est exact. Je ne répondrais pas avec la réponse habituelle qui dirait qu'on ne va pas contre le progrès et que si ce n'était pas moi, ce serait d'autres qui auraient fait le travail. Il faut avoir une certaine envie de fainéantise pour faire un tel métier. Je dirais que l'homme n'est pas fait pour le travail idiot. Le travail tel qu'on le voyait dans le film "Les Temps modernes", devait un jour trouver remède. Il est vrai, que les espoirs ont été dépassés par les désespérances. A l'heure actuelle, beaucoup de développements sont programmés pour supprimer de l'emploi et réduire ainsi les coûts. Le "travailler mieux" semble être la solution finale avec l'automatisme des tâches ingrates pour les hommes. Ne plus travailler "bêtement", donc, aussi. Avec des neurones en plus dans la tête, on ne le peut tout simplement. 

 

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La "Grande Gaufre des infos" s'est élaborée dans le stress et l'excitation. Par cet eBook, je l'ai survolé, alvéole par alvéole, facette par facette. Je lui a fait son chemin avec l'histoire, jour après jour, en fil rouge. Très vaste, cette "Grande Gaufre". Beaucoup d'autres sujets, ont été oubliés très certainement.

Ma tentative se voulait une suite de visions par le bas de l'échelle, celles des informaticiens, avec le sel et le poivre pour ingrédients.

Les puissants sont devenus plus puissants que jamais et changent de nom en alternance dans la publication "Fortune". Il fallait que je change de registre en sortant de l'histoire des seules machines mais celle des hommes qui elle se trouve à plusieurs endroits sur la Toile.

Beaucoup de choses restent à réaliser dont on ignore peut-être encore le champ d'activité. Beaucoup à inventer autour de l'informatique et des automatismes. Le clavier n'a pas encore pu être remplacé malgré les efforts. Temps perdu perdu entre le cerveau et les doigts de l'opérateur?

Je tiens à remercier mon prédécesseur, l'auteur de "La Grande Trappe" pour sa première approche. A la fin de son livre, il espérait que quelqu'un écrive, 20 ans après, un livre qui aurait pour un titre, comme "Mémoires Réelle. Fenêtre sur quarante ans de micro-informatique". Bien plus de virtuel en finale. Même pas un livre papier, un eBook, plus interactif, plus informatif encore par ses liens internes. Il disait que l'histoire n'était qu'un éternel recommencement. Oui, peut-être, tout dépend du point de vue où l'on se place dans cette histoire palpitante, remise en boucles concentriques avec respiration alternée.

La crise actuelle parle même de revenir à l'économie du réel. Ce qui ferait un bond tout à fait inattendu dans le futur. Non, la profession n'est plus ce qu'elle était: un métier de découvreur, de développeur. Ce sera peut-être pour la plupart que du travail de maintenance, de recherche à l'impossible étoile derrière Google ou d'autres moteurs de recherches.

0.jpgEn mai 2011, selon Millwoord Brown, les Top 5 des sociétés les plus puissantes s'établissaient dans l'ordre:

En milliards de dollars, Apple en avait 153.285, Google 111.285, IBM 100?849, Mac Donald 81.016, Microsoft 78.243.

En pourcentage de croissance, dans l'ordre:

Facebook 246%, Baidu 141%, Well Fargo 97%, Burberry 86%, Apple 84%.

0.jpgLe 15 août 2011, Google se propose d'acheter "Motorola Mobility" pour 12,5 milliards de dollars.
Il expose ainsi un tiers de sa réserve financière en fixant à 40$ en place de 24,47$ le prix de l'action Motorola. Le but, sortir un peu de la virtualité des nuages en s'achetant du réel, du matériel. Google s'achetait, dans le même panier, 17.000 brevets. Google TV n'était pas au top. Une occasion pour le relancer. Androïd s'installe comme concurrent de l'OS de Apple. Google, l'empire sans fin. Un pied qui sort du virtuel et des nuages vers le hardware. La géo-location n'a pas encore dit son dernier mot.

Informaticiens, utilisateurs, à vos « starting blocs », donc, ou plus simplement, à vos blogs, il en restera toujours bien assez. Un départ pour une nouvelle guerre de l'information menée sur Internet? Au niveau mondial, 30% de la recherche se tourne vers les sciences de l'information. L'Europe n'a atteint qu'un pourcentage de 18% et devra, tôt ou tard, résorber son retard.

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Vive la gaufre dorée qui croustille sous la dent, aux cases analogiques ou numériques.

Je ne lancerai pas le mot "FIN" comme de coutume. Je ne ferai que compter et observer les dix années qui suivent.

La robotique, la domotique sont les utilisateurs privilégiés de l'informatique.

Se rappeler des trois lois d'Ysaac Asimov à se rappeler

0.jpg1. Un robot ne peut pas porter atteinte à un être humain, ni en restant passif, permettre qu'un humain soit exposé au danger.

2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.

3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec les deux premières lois.

La robo-éthique reste à inventer car la première loi à un peu oublier l'éthique.

A bientôt.

@+ comme on dit chez nous

"Un bon informaticien est bien trop précieux pour qu'on le gaspille à gérer une équipe ; c'est pour cela qu'il est bien mieux payé que son manager qui est lui remplaçable à tout instant.", Anonyme

Des idées futuristes sur 5 ans

Autre musée de l'informatique, autre lieu Des images en sus

Quant à l'IT les "10 bigest moments" selon TechRepublic

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30 janvier 2013: Allen White de "Sigma Conso" sortait quelques épisodes de cette histoire. Histoire qui remonte à la grande époque du 19ème siècle et qui voit les groupements de sociétés en conglomérats, des "holdings", des "groupes de groupes" dans lesquels on mélange tous les types d'activités en véritables pieuvres et qu'il faut consolider dans la maison mère à partir des filiales, des subsidiaires dans le monde. Etape qui ne voit le jour qu'en 1904. 

 

19 juillet 2013: 

L’écosystème Windows en plein déclin

 

Si Microsoft rattrape petit à petit la concurrence sur le segment mobile, le quasi-monopole qu’avait la firme de Redmond jadis semble s’être définitivement effondré au profit d’un marché hautement compétitif et qui fait la part belle à la concurrence entre les différents acteurs du marché.

Certes, le marché reste dominé par trois systèmes d’exploitations principaux : Windows, Android et l’inévitable duo OSX/iOS, mais les petits acteurs ont grâce à cet intérêt croissant des acheteurs pour la nouveauté une carte à jouer dans ce business.
Une récente étude d’Asymco publiée par Business Insider nous révèle l’impact gigantesque de la montée en puissance du mobile sur les parts de marché de Microsoft. En quelques années seulement, Microsoft est passé d’une forte croissance à un recul important. Sans surprise, l’effondrement des ventes coïncide avec l’arrivée du premier iPad sur le marché, qui a définitivement bouleversé les habitudes des consommateurs (voir graphique 1).

On le sait, Microsoft a tardé à entrer dans la danse. Il aura fallu plus de trois générations de systèmes mobiles avant que le géant américain passe le cap des 5% de parts de marché, et Microsoft commence tout juste à imposer Windows 8 comme un système compétitif sur le segment des tablettes numériques. En réalité, Redmond a longtemps cru que le tactile ne vampiriserait pas les ventes d’ordinateurs portables. Comme on peut le voir sur le second graphique, les volumes de ventes de smartphones ont rapidement dépassé les volumes de ventes d’ordinateurs personnels, et les tablettes semblent en voie de dépasser, d’ici quelques années, les PC traditionnels. Pour autant, si le secteur souffre de cette concurrence, presque déloyale, avec les appareils tactiles, les volumes restent très corrects. Certes, on note une baisse des ventes, et un désintérêt croissant du consommateur, ou plutôt un cycle de renouvellement plus lent que pour les appareils tactiles, mais le PC occupe toujours une part importante de notre vie, et aussi bien les étudiants que les professionnels ne sont pas prêts de les remplacer de si tôt par une tablette ou un smartphone.

En revanche, Windows a du soucis à se faire. D’une part parce que les ex-partenaires de Microsoft sont de plus en plus nombreux à tâter le terrain pour trouver des alternatives (Chrome OS), et d’autre part, parce qu’Apple a parfaitement réussi son retour sur le marché des ordinateurs portables, devenant un symbole de professionnalisme et de performances. Contrairement à Apple, Microsoft n’est pas encore parvenu à imposer son écosystème comme une entité unique. Par conséquent, les acheteurs de Windows Phone ne ressentent pas forcément le besoin d’acheter une tablette Windows 8 ou un PC. A l’inverse, les possesseurs d’iPhone sont souvent tentés de se procurer un iPad ou un Mac en complément de leur smartphone. Comme on peut le voir sur le troisième graphique, Windows a tout à y perdre, et risque vite de passer du rang de leader à celui de challenger, voire même de système d’exploitation secondaire.

La réactivité de Redmond décidera très probablement de l’avenir de l’ogre vert, qui possédait il y a quatre années encore près de 70% de parts de marché, et qui se retrouve aujourd’hui avec moins de 25% de parts de marché. Une situation inconfortable qui donne un clair avantage à Google et son système d’exploitation mobile, qui lorgne aujourd’hui sur une utilisation professionnelle…

 

0.jpg24 janvier 2014: Le Mac d'Apple est trentenaire 

15 janvier 2015: Pénurie d'informaticiens mais dans deux directions
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