Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/01/2005

Mon histoire informtico-drastique

Mon histoire informatico-drastique.

J'ai aussi presque tout connu de l'histoire de l'informatique.
Opportuniste, je suis passé de la chimie qui avait déjà quelques décennies derrière elle, vers l'informatique où tout était à faire. 
Tout a commencé quand je suis entré à la Société de Mécanisation Comptable et Statistique (qui n'existe plus aujourd'hui). 
Cette société était un service bureau qui n'avait que des tabulatrices et de la programmation sur tableau à enficher.
Un des premiers Univac 9200 était en commande et il fallait préparer et travailler sur des ordinateurs déjà installés ailleurs. 
Tout d'abord, ce fut en tant que stagiaire, non payé.    
Puis, quelqu'un d'Univac est venu me demander si je ne voulais pas être engagé dans cette société.
L'époque était à des années lumières de ce qu'on connait aujourd'hui dans le domaine.
Tout le monde se connaissait en informatique. Epoque paternaliste par excellence. J'ai connu des informaticiens qui ont doublé leur salaire du jour au lendemain, à la suite de chantage.
Epoque pendant laquelle tu faisais quelque chose dans les temps et avec succès et tu étais marqué comme "bon pour l'emploi" pour longtemps.
Je n'y ai travaillé que très peu de temps, moins d'un an.
Puis ce fut Soprofa, une autre société qui faisait un peu de tout et qui n'existe plus: conseils, développement et temps machine au menu.
Encore une période courte. 
Puis ce fut Data Management. Petite société, quelques personnes, mais qui avait des constructeurs comme Univac, Siemens comme clients et "sponsors".
Siemens ce fut pour développer un programme de flowcharting automatique et une sorte de SQL, avant l'heure, par cartes perforées pour interroger les data-bases avec l'aide d'un langage JCL en cartes perforées.
A cette époque, je faisais deux journées par jour. Aucune obligation, choisie ainsi. 
Envoyé pendant la journée chez Univac et le soir dans le développement d'une toute petite machine que l'on ne nommait pas encore PC de la Cogar Corporation.
Une machine avec très peu de potentiel (capacité disques et mémoire) Des instructions qui ne travaillaient qu'au niveau du byte. Tous les MOVE, COMPARE se faisaient par boucles.
C'est dire qu'il fallait être très économe en place et en temps d'exécution des instructions.
Sur cette machine crin-crin, simuler l'assembler d'un IBM 360, puis avec lui, un RPG et un COBOL.
Un IBM 360 a même été acheté et placer dans une cave de la société, une petite maison.
Chez Univac, je m'occupais du service bureau interne très localisé.
En 1977, a commencé les problèmes de fonds, de cash-flow dans la société. J'ai été envoyé chez Univac, pour à peine 50.000 FB de l'époque. Je m'y occupais du développement de l'informatisation de Remidex, débutée d'un côté et repris par l'autre.
En vacances pour 3 semaines, j'ai été rappelé après une semaine. Le patron voulait que je devienne freelance et administrateur. Là, j'ai réfléchi et je me suis fait débaucher par Univac. Une petite société travaille en dents de scies. Tantôt de gros contrats pendant lesquels, il fallait travailler double si pas triple et tantôt une pénurie.
Univac a payé pour le passage à Data Management, pour cela. Je précise.
Puis, je suis resté dans le travail de développement et de maintenance de l'IT interne. 
C'est moi qui connaissait le "bazar" et pas celui qui était sensé de le faire.
J'avais la totale confiance de la direction financière, un Hollandais.
Il y eu le développement externe pour créer un package de salaire qui a coûté la peau des fesses (6 millions de FB minimum) mais développement, resté sous ma supervision. Sous des noms différents...Sperry Corporation, Sperry, Univac... 
Comme toujours en informatique, j'ai contribué à mettre beaucoup de postes de travail au chômage. C'est évident. J'en suis parfaitement conscient.
L'IT Interne a été fusionné avec celui de la Hollande. 
Période pendant laquelle j'ai toujours été bien reçu alors que j'allais parfois 3 fois par semaine jusqu'à Amsterdam.
Puis, en 1986, est arrivé la fusion avec Burroughs. Là, bouleversement.
En Belgique, Sperry était moins fort. Je me souviens quand ex-Burroughs arrivaient en terrain conquis, pour impressionner lors des meetings.
Le management de l'IT de l'autre bord, est arrivé, bien gentil. Il a essayer de concilier l'inconciliable rapprochement alors qu'un peu plus tôt, nous étions des concurrents.
Je n'ai pas fait obstruction, mais cela aurait pu, comme ce fut le cas, dans d'autres pays.
Il y a eu la période courte à Seneffe. Déjà je sentais la tension exister dans l'équipe.
Tensions que j'ai connue mais qui ont été ignorées à la "centrale" trop loin de tout cela.
Une bagarre avortée avec le  chef de bureau, qui venait installer des machines bruyantes sur nos bureau.
Lui avait d'autres problèmes avec le gestionnaire des machines qui aimait jouer aux chantages. 
Une période de doute pour moi. La légèreté de l'informatique que je connaissais face à ce nouveau mammouth de comptabilité qui nécessitait des heures de suspense en fin de mois, sous le contrôle d'une checklist de plusieurs pages de blabla tellement il fallait faire attention. Les étapes suivantes pour le remplacer, Sabre & Co, avant de passer chez Oracle qui acceptait la souplesse des adaptations tellement il y avait de spécificités dans le monde pour gérer ce monstre qu'était devenu Unisys. 
Puis, en 90, ma nomination avec une autre collègue pour diviser en deux équipes.
Une foule de jeunes ont suivi, tous flamands.
Peut-être aimais-je les difficultés. Et il y en a eu. D'ordres différents. Un des jeunes, un "pilote d'un avion à réaction" mais qui n'avait pas de siège éjectable, qui voulait savoir ce qu'il allait faire dans deux ans, alors que je ne savais pas ce que demain serait. Un fantaisiste original,  qui venait de loin et qui arrivait après 10:00. Le dernier le "plus vieux" qui attendait avec impatience sa retraite. Un seul a été le meilleur de la séquence, chez lequel une fois expliqué se débrouillait tout seul.
Une seule est restée toute la période. J'ai fait allusion avec cela dans un article souvenir, nostalgique.
J'ai eu des cours de management. Des cours qui apprennent parfois à mieux se connaître, ce qui engendre la surprise quand on départage les élèves en catégories ou groupes en fonction d'un questionnaire et se retrouver tout seule dans l'un d'eux. Bizarre, cela, Cela donne quelques frissons. 
Des épisodes avec des chefs différents.
Le service qui a pété et une nouvelle période de dépression. Dilemme : Stop ou encore.
Passer à l'international ou passer à la pré-vente comme je l'avais fait bien longtemps avant chez Cote d'Or ou Crown Baele ou démissionner     
Décision très difficile. Comment garder la dernière cartouche dans le barillet. Ce fut l'international sous celui qui était déjà en place.
En 2005, Un ponte américain arrivait pour nous faire comprendre la "bonne parole" qui définissait notre futur.
C'est exactement le moment que j'ai commencé à écrire mon blog.
Challenge pour moi, moi qui n'avait jamais eu le temps d'écrire une ligne mais qui a eu assez d'expérience pour comprendre ce qui allait et ce qui n'allait pas.. 
Lors d'une réunion avec lui; j'ai été le seul à crier le danger de céder le know how à des Indiens.
Il m'a même confondu avec le nouveau superviseur. Un quiproquo amusant... 
Si la cabine téléphonique près de la réception pouvait parler, elle en apprendrait encore plus sur l'histoire.
Un collègue instable qui dans une même journée pouvait passer de la dépression au nirvanas en fonction d'un événement, d'un voyage annoncé.  
Oui, j'ai certains talents de modérateur, même s'il y a eu des éclats de voix.
Mais, tout compte fait, j'ai fait le bon choix.
Je n'ai pas utilisé ma dernière cartouche.

Les commentaires sont fermés.